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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 11:36

J'ai déjà déménagé cette année, parce que bon, passer de trois à cinq, dans un deux pièces, ça le fait bof. Bof bof. 

On pourrait croire que j'en ai ras le bol des cartons... C'est vrai. Mais cette fois-ci, c'est un déménagement sans se casser le dos, la tête oui, par contre, quand on est une (petite) buse en informatique. M'enfin, c'est fait, je m'en vais.

Et je vais là: http://luplume.wordpress.com

Vous venez avec moi? 

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 10:56

* * *

Ooooohéééé, il y a quelqu'un?

Oui, moi!

Comment ça, "oui moi"? Ah nan mais on m'avait dit que c'était mort ici! J'ai ramené tout le matos, masse, bulldozer, on va vous raser tout ça, ma p'tite dame, circulez!

Beeeeeen... non, vous pouvez pas. J'suis là, j'vous dis. De retour, oui. Les hormones, tout ça. 

Puis maintenant, on l'occupe en force, la place, alors z'allez pas pouvoir fermer, hein. 

Allez, fichez-moi le camp, et laissez-moi reprendre mes marques.

Non non, je ne vous parlais pas, chers lecteurs hypothétiques. Vous, restez, revenez, j'ai encore deux-trois petits trucs à vous raconter. Roooh, y'a du croustillant. Y'a du banal, aussi. Y'a de la morve, oui oui, et des larmes, mais aussi, y'a d'la joie bonjour bonjour les hirondelles. Y'a du chaos, du drôle, du fatigué.

En bref, j'ai pas chômé, c'est moi qui vous l'dis.


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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 13:08

Tetine-Back.jpg

Non, mais alors ça c'est trop fort!

Depuis la naissance de Bichette, je lutte contre la solution (dite "de facilité") de la tétine. En effet, même si je n'ai rien de fondamentalement contre, je n'ai pas envie que ma fille soit accro à un bout de plastique. Et puis, j'aimais tellement mon pouce, petite... Bref, j'aurais aimé qu'elle prenne le pouce (et que ce soit, comme pour moi, un réconfort complet) ou rien (en même temps, c'est plus simple!).Et jusque là, c'était plutôt réussi.

 

Jusqu'à la semaine dernière. Cette tétine insidieuse s'est incrustée dans mon foyer. Elle a trouvé la bouche de ma Bichette et l'a rendue instantanément accro. Et tout ce que je voulais éviter se produit: elle dort avec, elle mange avec la tétine dans les mains, elle joue avec, elle parle avec. Du no tetine's land on est passé à la foire à la tétine. Et vas-y que je la réclame à corps et à cris quand elle m'est refusée; et vas-y que je la fourre dans mon bec dès que je peux.

 

Très sincèrement, je ne comprends toujours pas comment c'est arrivé. Mes seules pistes sont le papa et la crèche. Je sais que le papa a craqué une fois qu'elle pleurait, mais suffit-il d'une seule fois pour la rendre dépendante? Quant à la crèche, à partir du moment où les gamins ont une tétine en réserve, elle est dispo quand ils le désirent.

 

J'enrage quand même un peu: j'ai pas mal lutté contre l'envie de lui donner la tétine quand elle pleurait beaucoup, petite, quand elle cherchait le sommeil, quand j'étais épuisée, au bord du craquage. Et j'ai toujours résisté, en pensant que c'était beaucoup mieux pour elle, qu'elle n'aurait pas ce frein à la communication, qu'elle pourrait ainsi exprimer toutes ses pensées, ses colères, ses envies, sans être artificiellement rassurée ou empêchée de parler.

Et bam. Tétine. Sans l'avoir voulu, sans l'avoir décidé.

 

Bref, méfiez-vous des tétines, elles ont tendance à s'incruster sans vous demander votre avis. Et au passage, comment on désintoxique son enfant, sans passer pour une méchante maman? Et, est-ce qu'à la maternelle les tétines sont autorisées (dites moi que non, pas le choix!!!)??

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 09:50

Le jeu auquel joue ma fille en ce moment est légèrement agaçant. Vous savez, ce jeu du "ni oui ni non"? Elle a créé une variante: le "et oui et non". Le principe est simple: tout refuser en bloc, et tout vouloir en bloc. Le but avoué est de faire craquer les parents le plus rapidement possible, et si c'est dès le réveil, c'est encore mieux.

 

Comment ça se joue? C'est bien simple: il suffit de dire "NOOOOOOOOOON" de manière appuyée, avec de la colère et des larmes, si possible (mais qui se calment instantanément dès satisfaction); une fois que le "non" a été bien asséné, en rajouter une couche en demandant mille choses à la fois.

En pratique: "NOOOOOOOOOOOOOOOON pas le body, je ne veux PAS le body, mais NON, mais NOOOOOOON, nononononon!!!". Puis: "Je veux le doudou, je veux le bonhomme, je veux du pain, je veux un gâteau, je veux jouer, je veuxjeveuxjeveux." Puis: "NOOOOOOOOOOOOOOOOOON je veux PAS manger, non."

 

Le résultat n'est pas long à obtenir: les parents s'arrachent les cheveux et ils laissent filer du bout des lèvres, pas trop forte "mais qu'elle est ch....; mais quel petit démon; raaaaaaaaaaaaaaaah; j'en ai maaaaaaaaaaaaarre".

 

Bref, je vous le donne en mille: ma bichette est dans une jolie phase d'opposition. C'est un peu rude, parce qu'on ne sait pas bien comment réagir. Déjà, je n'ai pas acheté de bouquin, là-dessus (je veux dire, pas de solution miracle, mais pour bien comprendre ce qui se passe). Rester calme et doux (oui, je me doute plutôt que s'énerver et crier)? La punir? La forcer?

Pour l'instant, on lui laisse le champ un peu libre: si elle refuse le bain, on ne la force pas sauf si c'était le cas la veille. Voire l'avant-veille.

Pour les repas, pareil, si elle ne veut pas, on ne la force pas, a priori. Par contre, on ne lui propose pas forcément autre chose, enfin ça dépend. Mais de toute façon, elle s'est généralement gavée de pain à un moment, et elle ne refuse jamais le lait. Le pain, les gâteau, ça a bien diminué depuis qu'elle est en crèche, et c'est tant mieux: autant de mauvaises habitudes de grignotage à éviter. Mais quand elle rentre, elle veut du pain, et on craque parfois. Surtout, ça peut aider à manger la purée (on met des petits bouts de pain dedans). Je ne sais pas si c'est bien d'user de subterfuges pour la faire dîner.

Pour s'habiller, elle reste souvent en tenue d'Eve pendant un bon moment, mais il commence à faire froid, alors on essaie de l'habiller le plus vite possible. C'est une véritable lutte de lui mettre body, pantalon, haut...

Pour le change, on n'a pas trop le choix, et puis, le pipi sur le tapis, je préfère éviter, si possible. Elle commence à aller sur le pot, mais c'est pas du tout encore ça.

Quant à la sieste et au coucher... Il y a une certaine évolution, hein: elle est capable de s'endormir seule, et surtout, on ne lui donne plus le biberon dans nos bras, pour ne pas qu'elle s'endorme en le buvant. On veut qu'elle s'endorme dans son lit. Du coup, elle commence à prendre des habitudes qu'elle n'avait pas avant: elle réclame une tétine, alors que jamais jamais elle ne s'en servait avant. Ceci étant dit, à la crèche, elle n'en a pas besoin. Mais ça me saoule, j'aurais tellement préféré qu'elle suce son pouce (comme moi! (j'ai arrêté, hein (mais c'est ma madeleine))). Et ça ne l'empêche de pas de nous réclamer: on doit rester avec elle soit jusqu'à ce qu'elle s'endorme, soit jusqu'à ce que l'on en ai marre et qu'on finisse par quitter la chambre malgré ses appels (elle s'endort quand même deux minutes plus tard, et on se dit qu'on aurait dû quitter la chambre depuis longtemps).

 

De manière générale, elle est différente à la crèche: très docile, elle commence même à manger seule et de plus en plus de choses. Elle commence aussi à s'affirmer, pour notre plus grand plaisir, et à dire NOOOOOON aux enfants qui l'embêtent. Je vous rassure, elle ne tape personne (c'est drôle parce qu'après tout ce que j'ai dit dans mon précédent message, je me rends compte que ce n'est pas du tout son genre de taper; et je crois que ça n'arrivera pas (à part ses parents, mais ça, je crois que c'est une autre histoire)). Elle reste douce. A la crèche.

 

Parfois, je me demande si ma bichette d'avant ne me manque pas un peu; elle était plus calme et moins pénible. Mais je sais qu'elle n'est pas loin, et surtout, je suis tellement heureuse qu'elle s'affirme, qu'elle trouve sa place dans le monde!

Je sais qu'elle se construit, et ça me fait extrêmement plaisir.

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 09:45

Je n'écris plus trop ici. Il y a un sacré paquet de raisons pour ça. Pourtant, je ne peux pas me résoudre à fermer ce blog, parce qu'il a suivi mes interrogations concernant ma fille, parce qu'il représente une petite parcelle de ma vie, et que j'ai toujours eu du mal à laisser en arrière les souvenirs.

Mais, à la vérité, j'ai changé, et mes préoccupations aussi. A celles concernant ma fille se sont ajoutées celles du boulot. Je ne parle pas de celles de mon couple, qu'il faudrait sérieusement que je pense à mieux soigner sinon ça va se retourner contre moi.

 

Depuis le début du mois, ma bichette est entrée à la crèche. Je vous passe les frayeurs et les interrogations: va-t-elle se faire dévorer par ses camarades? Faisons-nous le bon choix? Et puis, finalement, on a décidé que oui, même si c'est dur, il faut qu'elle se confronte au monde et qu'elle apprenne à se positionner. Il faut qu'elle sache se défendre, on nous l'a assez dit, l'entrée en maternelle, c'est la folie.

Donc, nous la laissons là-bas, non sans remords et inquiétudes.

 

Le problème, c'est que depuis qu'elle y est entrée (ça coïncide exactement, je crois), elle est entrée dans la phase d'opposition aka la phase relou. Ma bichette si douce et si câline s'est métamorphosée en biquette qui rue et donne des coups de cornes. C'est un NON catégorique, assorti éventuellement de hurlements/larmes/tapes quand: on veut lui mettre le body, lui enlever le body, la baigner, la sortir du bain, la coucher, la lever ah non, ça elle veut bien, l'emmener à la crèche, lui donner de la purée ou de la compote ou n'importe quoi qu'elle n'aurait pas désigné avant, bref, c'est bien rudos.

 

Pour les tapes qu'elle fait mine de donner, c'est pas évident: moi je lui clairement NON on ne tape pas maman ou papa... Mais en fait, avec son papa, on essaie en même temps qu'elle se défende, quitte à taper. C'est horrible, non? Je crois que nous sommes d'horribles parents. Nous sommes pourtant tous les deux hyper doux, contre la violence, et même plutôt effacés... Mais c'est justement ce que nous avions transmis à notre fille. Et maintenant, nous aimerions qu'elle sache se défendre, sous-entendu pas comme nous. Et comme à la crèche, il n'y a que des brutos, il faut apprendre à parler leur langage.

 

Non, j'exagère. Mais en gros, c'est ça. Evidemment, on passe d'abord par la parole (elle parle couramment, je vous l'ai déjà dit?). Donc, elle doit dire "NON c'est à moi. Non, tu me le rends." Pas de s'il te plaît, on n'en est plus là. Elle sait déjà le dire (eh ouais) et ça ne provoque AUCUNE réaction en face. Et pour l'instant, on essaie de lui apprendre la notion de propriété, tels de gros capitalistes. Parce que quand on lui prend un jouet, soit elle ne réagit pas car elle est estomaquée que quelqu'un puisse faire ça, soit ça la fait rire, soit ça la fait pleurer. Mais jamais elle n'essaie de reprendre. Et c'est embêtant.

Mais alors, si l'enfant la pousse ou la tape... Eh bien, oui, j'avoue, on ne lui dit pas "tends l'autre joue", mais "fais la même chose". Je sais que c'est naze, au fond. Mais si je ne suis pas là pour la défendre, je veux qu'elle sache le faire toute seule. En fait, le message c'est "ne te laisse pas faire". Mais aucunement "la violence résout tout".

 

Je vous jure, je crois totalement à la parole et c'est bien la première chose que nous lui apprenons. Elle s'exprime, elle raconte, elle réclame. Mais que faire quand, en face, la parole n'est pas prise en compte? Devrions-nous lui dire de faire profil bas? C'est ce que nous faisons, nous-mêmes. Mais je ne suis pas persuadée que ce soit la meilleure solution.

 

Quant à moi... Je redécouvre mon métier. J'ai changé de métier, tout en faisant le même. J'enseigne deux matières, maintenant, mais l'une d'elle est artistique. Et ça change tout, des élèves aux enjeux. Et puis, je suis au lycée, et ça aussi, ça change pas mal la donne.

 

J'y reviendrai... plus tard, quand vous aurez digéré le fait que nous sommes des parents très imparfaits.

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 22:13

Je passe en coup de vent. C'est dingue comme les choses peuvent changer en quelques semaines - quelques mois!

Ma bichette, bien sûr, qui parle presque couramment. La plus extraordinaire avancée. Mais aussi, un nouveau poste à partir de septembre, avec tout ce que je veux dedans sauf que c'est hyper loin de chez moi. Et, une place en crèche.

 

Aujourd'hui, c'est de la place en crèche que je veux parler. Non, pour être précise, c'est que je suis turlupinée par l'annonce à la nounou. On a attendu, là, elle a accouché il y a une semaine, et il va falloir lui dire. J'angoisse. J'ai envie d'être lâche et de laisser le sale boulot à mon amoureux. Un petit coup de fil rapide, lui ça ne lui pose aucun cas de conscience. On ne lui doit rien, dit-il. Pourquoi pas, hein? Mais bon, je sais bien que c'est pas très sympa. En même temps, aller la voir alors qu'on ne s'est pas vues depuis son arrêt fin février, sauf deux fois juste pour des papiers administratifs, et lui dire: "Bonjour, ooh félicitations qu'elle est mignonne! Au fait, tu m'as vue, tu m'vois plus". Je le sens bof.

 

Mais ma - notre - décision est prise, malgré les quelques assmats aigries sur certains forums, sur lesquels je cherchais à savoir quand j'aurai le droit de licencier ma nounou, qui ont essayé de me faire changer d'avis à base de "la crèche, c'est le mal". Donc, c'est déjà ça. J'ai douté, mais je sais que la crèche sera une bonne transition pour l'école maternelle. Même si ma toute petite bichette me semble fragile, même si j'ai peur qu'elle se fasse bousculer, frapper, etc... à la crèche. J'ai peur mais je dois arrêter d'avoir peur. Comme tous les parents, en somme.

 

Bref, comment l'annoncer à mon assmat? des idées, des conseils? Qu'est-ce que je peux haïr cette situation! Qu'est-ce que ça peut me saouler d'être dans ce rôle de l'employeur, et méchant employeur de surcroit!

 

Rodin-Penseur.jpg

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 08:00

Non, parce que là, ma rentrée, elle est pas drôle drôle. J'ai complètement lâché, j'essaie de me reprendre, mais entre les élèves chiants, la préparation de cours qui me gave, le théâtre qui prend beaucoup de place, la nounou qui est partie - jusqu'à septembre, c'est sûr cette fois-ci - et le chéri qui se retrouve au chômage, faudrait voir à pas tirer trop sur la corde. Je ne trouve plus le temps pour profiter de ma petite Bichette, et ça, ça me gonfle. Parce que quand je suis là, je suis préoccupée, et c'est à nouveau mon amoureux qui fait tout, et je sais que ça ne peut pas durer, il va craquer. Et moi aussi. Bon, alors merde. C'est dit, pardon, j'avais juste besoin d'un petit moment défouloir.

 

Sinon, ça va chez vous?

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 09:00

A partir de lundi, nous rentrons dans une période que je qualifierais de "toute pourrite".


D'abord, parce que je reprends le boulot. Et ça, ça n'est jamais une bonne nouvelle, parce que ça engendre du stress, ça m'enlève du temps pour faire tout ce que j'ai envie de faire, comme de lire, de dormir, de regarder la télé, d'aller au ciné (mais ça, j'ai plus jamais le temps, de toutes les manières). Comme d'hab, je n'ai pas mis mes vacances à profit pour travailler, et quand, d'abord? La journée, à 100% avec ma bichette, qui, je dois vous le dire, a arrêté la sieste. Non, elle n'aime pas, apparemment. Par contre, elle se zombiefit le soir, et devient une véritable pile électrique. Donc, pas la journée. Et le soir, j'avoue, j'avoue, pas envie de bosser. Non, plutôt envie de profiter que ce sont les vacances et que demain, je n'ai pas cours pour faire tout ce que je n'ai pas le temps de faire dans la journée, c'est-à-dire lire, regarder la télé, dormir, aller au ciné (toujours pas). Donc, en cette veille de retour de vacances, la motivation est à son comble.

 

Ensuite, et surtout, parce qu'en ce moment, on joue de malchance.

 

Dis donc, t'étais où, toi?

 

Il y a quelques semaines, mon amoureux a appris que ça y était, il allait être au chômage (on savait que ça viendrait tôt ou tard, sa boite coule). On ne sait pas exactement quand ça va arriver, mais au mois de mai, ce sera fait. Moi, j'ai plutôt mal réagi, j'ai fondu en larmes (je sais comment soutenir mon mec). Et j'ai été hagarde pendant quelques jours. Ca va mieux. Par contre, je ne sais pas comment les prochains mois vont être.

 

Et mardi, on a appris que notre ass-mat partait en congé maladie pour un mois. J'ai oublié de vous dire: mon ass-mat est enceinte. Moins de deux mois après l'entrée de notre fille, elle nous l'a annoncé. Les boules. Le seul truc qui ne doit pas arriver. J'avais un pressentiment, je l'avais dit à mon amoureux. Et donc, j'avais raison. Alors, on a joué les autruches pendant quelques mois, mais l'échéance se rapprochait, puisque son accouchement devait avoir lieu fin juin, son congé débutant au mois de mai. Et puis, depuis quelques semaines, elle était vraiment fatiguée; l'échographie a révélé un bébé trop petit. Et voilà, congé maladie. Je suis partagée, comme toujours. Je suis triste pour elle, car nous nous sommes attachés à elle, malgré quelques griefs que nous av(i)ons, et nous aimerions qu'elle et son enfant aillent bien. Mais je suis en colère, pas contre elle en fait, mais contre ... qui? Je ne sais pas qui gère ça. Disons, contre ceux qui nous ont propulsés "employeurs", "patrons", alors que nous n'en avons ni l'étoffe, ni le désir. Nous, nous voulons une crèche. Depuis toujours. Multiples appels, lettres, mails, rien. Et voilà, finalement, on doit gérer une nounou enceinte, avec une remplaçante à trouver, nous qui étions si angoissés à l'idée de laisser notre fille à une assistante maternelle (je me rends compte que je suis en train de partir à la dérive, peut-être que je reviendrai un jour sur les multiples raisons qui me font préférer un milliard de fois la crèche à tout autre mode de garde). A devoir gérer les congés maladies (comment on fait) les congés mater (comment on fait?), les congés payés (comment on fait?). Et donc à devoir trouver quelqu'un vite, mais pour pas longtemps, mais peut-être que si. Et l'homme bientôt au chômedu.

 

Donc, lundi, je reprends le travail, on n'a plus de nounou jusqu'à fin mars, et chéri n'est pas encore au chômage mais ça ne va pas tarder (mais pour l'instant, il doit encore aller bosser). Alors, qui va garder la Bichette? Les quatre grands-parents travaillent. Les amis travaillent. Tout le monde travaille. Alors. On fait quoi?

 

♥ Et sinon, aujourd'hui ma Bichette a 16 mois. ♥

 

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 23:00

J'ai toujours pensé que j'aurais plusieurs enfants. Je n'aime pas le terme de famille nombreuse ça m'évoque immédiatement les reportages d'M6 sur les familles de vingt-cinq enfants qui cherchent à partir en vacances pour pas trop cher mais dans l'idéal, je souhaitais avoir trois ou quatre enfants. Deux filles et deux garçons, pour bien faire. J'ai moi-même un frère, et je trouve qu'il y a un fossé entre les familles de deux et de trois enfants. Deux, c'est classique, trois, c'est plus joyeux, c'est une petite colonie, c'est tout plein de vie. C'est peut-être parce qu'on ne s'entendait pas avec mon frère mais maintenant, tout va bien.

 

Et puis, on le sait, il y a avant le bébé et après le bébé. Vous savez, l'adage (le dicton, le truc machin chouette) qu'on entend souvent: "Avant j'avais des principes, maintenant j'ai des enfants." Voilà, avant, je voulais plein d'enfants, maintenant...

 

Mais ce serait trop facile si je poursuivais en disant "maintenant, je n'en veux qu'un." Parce qu'en fait, je ne veux pas que ma fille soit fille unique. Mais je crois que je crève de trouille à l'idée de recommencer. Et ça me bloque et je repousse la décision, la grande décision de recommencer. Parce que je trouve que, si c'est possible, c'est une décision encore plus difficile à prendre que pour le premier enfant.

 

Dans l'ombre, la femme enceinte

 

Petit florilège de questions:

 

1. Suis-je capable de supporter l'angoisse d'une nouvelle grossesse et d'un nourrisson?

Voilà, c'est dit, mon premier stress c'est ça. J'ai eu tellement peur tout le temps de perdre ma bichette (et j'ai encore peur de temps à autre) que je ne sais pas si je suis capable de recommencer, je n'ai pas envie d'avoir encore cette peur qui me faisait faire des choses folles...

Je ne l'ai dit à personne, même pas à chéri d'amour, mais j'avais des manies de superstitieuse, quand ma fille est née, et qu'elle dormait à côté de nous, limite des TOC. Je touchais du bois, silencieusement, et je devais toucher à tout le bois auquel je pensais dès que j'avais peur qu'elle meure. Mais il fallait aussi que je touche ma tête, et sa tête. Donc ça donnait que je touchais ma tête, le bord de mon lit, les lattes de mon lit, la tête de mon lit, le sol (parquet), les barreaux de son lit, la planche sous son matelas, la tête de son lit et sa tête. En murmurant "je touche du bois". Oui, c'est dingue. Et parfois, dans la journée, ça me prenait aussi, et je touchais mon bureau, mes étagères, la table à langer, etc, etc.

Je savais me contrôler, au fond, et je ne le fais plus (mais ça me démange!), mais voilà, ça me rappelle cette angoisse.
Et toutes les fois où j'entrais dans la chambre, la respiration coupée, craignant de la trouver morte. Et cette fois - ou peut-être ces fois - où, à cause des ombres de la journée, j'ai cru qu'elle était bleue, morte.

Encore maintenant, si elle dort trop longtemps - extrêmement rare - je ne peux m'empêcher de m'inquiéter. Sans parler de toutes les autres inquiétudes qui me poursuivent toujours - c'est ça, être mère.

 

2. Suis-je / sommes-nous capables de supporter encore une année (voire plus) à ne pas dormir?

Avec ma bichette, ça a quand même été très dur, les premiers jours. Nous sommes chanceux, elle a fini par faire ses nuits vers 9-10 mois. Je sais qu'il y a des enfants qui ne dorment pas jusqu'à trois ans. N'empêche. Je voyais tous les bébés faire leurs nuits, les uns après les autres. Et nous, non, elle ne dormait pas plus de trois heures. C'était horriblement difficile. D’autant plus qu’elle ne dormait pas non plus en journée.

« Quand votre bébé dort, profitez-en pour dormir aussi ». Oui, mais si elle ne dort jamais ? On fait comment ? Malgré tout l’amour que nous nous portons, tous les trois, nous avons vécu des moments difficiles, de découragement. Pouvons-nous revivre ces moments, sans compter que maintenant, nous aurons deux enfants à gérer à la fois ?

 

3. Pourrons-nous aimer le deuxième autant que nous aimons la première ?

Je sais bien, oh oui, je le sais que c’est une question que toutes les mamans, ou presque, se posent à l’idée d’un deuxième. Et bien évidemment, je connais la réponse qui indique que l’amour ne se divise pas mais au contraire se multiplie. J’y crois, mais j’ai peur. Cela me semble impossible d’aimer autant un autre enfant, quand j’aime à la folie ma toute petite fille, ma délicieuse petite chérie. Nous n’aurions pu espérer une petite bichette aussi parfaite. Comment imaginer que nous pourrions aimer autant un autre enfant autant que nous l’aimons, elle ?


4. Comment ma toute petite pourrait-elle devenir l’aînée ? Et comment le prendra-t-elle ?

Quand je pense qu’elle sera l’aînée, ça me rend toute chose – oui, presque triste, mais je crois que ça s’appelle plutôt de la mélancolie. Va-t-elle comprendre qu’il y a un être plus petit, plus fragile ? Va-t-elle comprendre qu’elle est l’aînée ? Et puis, est-ce que je pourrais toujours l’appeler ma toute petite, ma tendre bichette, si c’est une nouvelle bichette qui vient ? Si c’est un petit chat, ce sera peut-être plus simple, mais qu’en pensera-t-elle ? Je ne veux pas qu’elle se sente délaissée, moins aimée ; je ne veux pas ne plus avoir de temps pour elle.

 

Et tout ceci tourne et retourne dans ma tête. D’autres questions, matérielles celles-ci, se posent également, mais elles sont mineures, pour moi.

Et pourtant, je ne veux pas qu’elle soit seule ; j’ai toujours entendu dire que c’était difficile, d’être enfant unique. Et puis, je crois qu’elle s’amuserait bien avec un petit frère ou une petite sœur. Et puis, je voudrais une maison pleine de vie.


Mais surtout, ce que je veux, c’est qu’elle soit heureuse, et qu’elle reste la jolie pétillante amusante éblouissante et si adorable tendre délicate drôle intelligente petite bichette que nous aimons et qui remplit notre cœur nos pensées nos vies.

 


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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 20:05

Je suis tombée par hasard sur un article plus qu'intéressant chez Sophie, qui relayait elle-même un article vu chez Béatrice. A mon tour, je vous fais partager ces quelques propos, indispensables à lire, car il faut effectivement savoir s'indigner, savoir réclamer des conditions de travail et d'apprentissage acceptables pour nos enfants et leurs enseignants.

 

En tant que professeur (mais au collège-lycée) je me sens d'autant plus concernée que, si cet entassement démarre dès la maternelle, il continue au collège, au lycée, et encore à l'université.

Pour info, des classes à 40 au lycée, ça existe. Et c'est juste inadmissible. Nous ne sommes pas des animaux, et pour apprendre, ainsi que pour enseigner, toujours, il est indispensable d'avoir un minimum d'espace vital. C'est bien encore la preuve que l'enseignement est totalement délaissé.

 

Alors, n'oublions pas que l'enseignement donne des clés pour l'avenir de nos enfants.

 

Je vous laisse lire des morceaux choisis de cet article (article original chez le blog Maternailes) rédigé par Christine Lemoine, enseignante en maternelle, qui donne un grand coup dans la fourmilière et ça fait du bien:

 

À compter du 1er janvier 2012, les poules pondeuses de l'Union européenne devraient théoriquement disposer d'un peu plus de place dans les cages collectives des élevages en batterie.
Elles vont passer de 550 cm2, soit la surface d'une feuille A4, à 750 cm2.
L'europe veille à l'espace vital des poules, on est content pour elles...

Septembre 2011, une collègue accueille 32 élèves de grande section dans sa classe parisienne de 40 m2.
1,25 m2 par enfant...
Il n'y a pas d'autres alternatives : les enfants vont passer une année d'école vissés sur une chaise, à chuchoter.
Pas de coins jeux, pas de déplacements, pas d'échanges possibles.
À 5 ans." [...]. 

"Fixons 2 seuils vitaux pour les élèves de maternelle  :

Un nombre de m2 par enfant en dessous duquel on ne peut descendre (on arrive bien à l'imposer pour les poulets, pourquoi pas chez les humains).
Un nombre d'enseignant par élève qui permette les apprentissages et une sécurité tant physique qu'affective : un enseignant pour 25 élèves.

 

Bouclier-Enfant-Mater.PNG

 

Je vous invite à partager cet article, cette citation, le site, l'image, tout; relayez, si vous le pouvez. Et n'oubliez pas, c'est vital, pour notre avenir, de ne plus laisser de côté l'enseignement.

 


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