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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 11:00

Derrière ce titre accrocheur, qui aurait tout aussi bien pu être "moi, la M.I.L.F", se cache en réalité un article sur les méfaits de la grossesse combinés aux méfaits de l'inactivité physique (et cérébrale), auxquels s'ajoutent bien entendu les méfaits de la déprime post accouchement pré reprise du travail, le tout appliqué au corps de la femme.

 

Vous l'aurez compris, je vous parle aujourd'hui de mon corps en bad trip, après vous avoir conté mes chagrins.

 

La grossesse, ça a comme qui dirait défoncé mon corps de déesse. Avant de tomber enceinte, j'avais fait un régime ultra équilibré à base de PoPOpOPoooo de protéines et protéines + légumes, phase d'attaque, de croisière (les connaisseuses auront vite reconnu la célèbre méthode du "prof" Dudu pour les intimes, et pour les autres, de celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom-surtout-maintenant, de Dukan, quoi.). N'empêche, ultra efficace, 18 kilos perdus en quelques mois. Bon, faut aussi dire que je débutais ma carrière de prof, et les premiers mois ont ressemblé à s'y méprendre aux premiers mois d'une grossesse-gueule-de-bois: crevée/déprimée tous les soirs, à ne rien manger, et gerbe tous les matins. Sympa pour garder la ligne, je vous l'accorde.

Bref, mon corps en a un peu bavé, mais il en avait besoin, car ces 18 kilos étaient en trop (bon, j'aurais pu n'en perdre que 15, mais c'est déjà énorme).

Et puis, la grossesse, moi, j'en étais fière, heureuse, et je crois bien que j'ai tout fait pour que ça se voit. Et vas-y que j'me gave, et vas-y que j'te sors le ventre, et vas-y que j'ai pris 5 kilos en un mois (outch).

Et vas-y que j'te prends 25 kilos en neuf mois... Ma fille n'en pesait que 3.4, qu'est-ce que j'ai foutu avec ces 21.6?

 

Bref, fin de grossesse avec un ventre énorme, et devinez ce qui craque dans la dernière ligne droite (à part mes pantalons)? Les vergetures. Florence Foresti parle de la carte routière, Mappy, sur les seins, bah moi, la carte routière en relief était sur mon ventre. Marqué, le corps.

 

Du coup, en fin de grossesse, alors que j'avais vraiment apprécié toute cette période, que j'ai eu une grossesse épanouie, que je n'ai pas été malade (bon, ne criez pas au scandale, j'ai aussi eu mon lot de trucs chiants), que j'ai adoré être enceinte, et que j'étais zen et confiante, j'ai eu un petit coup de stress: mon corps, mon petit corps de jeune fille, vais-je le retrouver? La réponse étant évidemment non, j'ai eu comme des sueurs froides. Voilà, c'était ça, il fallait l'accepter. J'ai été très mince, j'ai grossi, puis remaigri, mais tout était possible. Et puis, j'ai été enceinte. Et mon corps a été marqué: mes hanches se sont encore élargies (pourtant, j'avais déjà de belles hanches), mes seins ont explosé (pourtant, j'avais déjà une poitrine plus que généreuse), sur mon ventre s'est dessinée l'histoire de ma grossesse.

J'ai trouvé ça hyper dur, de se faire à cette idée que, quoi que je fasse, plus rien ne serait jamais comme avant. Bien sûr, je m'étais préparée à la fin de ma tranquilité psychologique, je savais que je m'inquiéterais toujours pour ma bichette, mais je n'avais pas réalisé que physiquement, ça allait avoir un tel impact. Une nouvelle femme, dedans comme dehors. Et puis, j'ai accepté. 

 

Et puis l'accouchement, l'émotion, l'effervescence, et toutes ces questions corporelles ont été un peu (et c'est un doux euphémisme) mises de côté. A vrai dire, tout le monde n'avait d'yeux que pour ma bichette, et moi aussi. C'est bien normal, un bébé, c'est toujours extraordinaire, et la mienne, encore plus... Je vous ai déjà dit qu'elle était exceptionnelle?

Enfin bref, durant les huit derniers mois, et même un peu avant la naissance de miniplume, je n'ai pas pris soin une minute de mon corps.

 

Bilan: fringues qui ne me vont plus, mais alors plus du tout du tout, cheveux qui arrivent presque aux fesses et qui tombent par poignées entières (et c'est flippant), jambes, maillot et dessous de bras envahis, peau sèche, etc... Tableau idyllique et sexy en diable, non?

Et en même temps, pendant les quelques mois qui viennent de s'écouler, je ne parvenais à pas trouver le temps de m'occuper de moi. Et ça ne m'intéressais pas, d'ailleurs. Tout tournait autour de ma bichette, vêtements, musique, loisirs, etc... Bon, ça, ça continue, et c'est bien mon plaisir, mais je commençais à disparaître, derrière tout ça. Mais c'est vrai qu'avec un bébé, s'acheter des habits, c'est pas évident. Et même, juste prendre une douche, parfois, c'était compliqué. Sans parler de trouver des fringues décentes sans traces de vomi/lait...

Et puis, ma fille, elle a besoin d'attention. De beaucoup d'attention. En fait, je ne sais pas si c'est une B.A.B.I., mais elle y ressemble beaucoup. Elle dort très très peu, a beaucoup de mal à s'endormir (et ne s'endort pas seule); mais en plus, elle a du mal à aller dans les bras de personnes qu'elle ne connaît pas (en mode hurlements ininterrompus). Bref, je n'ai jamais osé aller chez mum&babe, même si j'en ai toujours eu envie.

 

Si je vous raconte tout ça, c'est parce que j'essaie de lutter contre depuis quelques semaines. Mais, on en revient là, c'est pas facile de s'acheter de nouvelles fringues quand on ne sait plus quelle taille on fait. Et puis, il faut trouver la bonne coupe, et quand on se trouve grosse, c'est franchement pas évident, et même plutôt déprimant. J'ai écumé pas mal de magasins, j'ai essayé des dizaines de pantalons, de hauts, de robes, et à chaque fois, je constatais que mon nouveau corps se rebellait et n'acceptait pas facilement mes choix vestimentaires.

 

Jusqu'à cette semaine. D'habitude, je n'aime pas les soldes, je trouve qu'il y a trop de monde, qu'il n'y a jamais rien de bien, et en général, quand je me laisse tenter par des habits, c'est surtout parce qu'ils sont soldés mais ils ne me vont pas. Mais voilà, je pars en vacances ce soir, et vraiment, je n'avais plus rien à me mettre.

Je me suis donc prise par la main, et hop! dans les magasins.

 

Première étape: les courses avec maman. Au départ, d'ailleurs, elle voulait juste me montrer un joli magasin de vêtements pour ma miniplume. Et puis, le magasin était momentanément fermé, donc en attendant, on est allées faire un tour dans une jolie boutique qu'elle connaissait. Et là, le miracle, j'étais inspirée, elle aussi, j'ai trouve eux robes sublimes, estivales, vraiment mimi. La machine était lancée.

Le lendemain, j'ai foncé dans le grand magasin à côté de chez moi, et comme ce n'était pas celui dans le centre de Paris, mais bien excentré au contraire, il n'y avait pas beaucoup de monde.

Le démarrage a été difficile: j'ai essayé une dizaine de pantalons, aucun n'allait, je me sentais affeuse, grosse, et j'avais honte de moi, physiquement. Et puis, je suis allée voir une marque qui est assez chère, assez chic, et plus dame que jeune fille. C'était ça, qu'il me fallait, en fait. Et là, j'ai trouvé mon bonheur: trois pantalons très beaux, plutôt moulants, moi qui ne m'habille jamais comme ça. Le coup de coeur, l'inspiration. Le déclencheur...

Après, je ne sais plus ce qui s'est passé, j'ai perdu tout contrôle de moi-même, et dans un tourbillon de foliiiiiiie j'ai acheté, acheté, acheté.

 

Donc, bilan des achats: trois pantalons, deux sous-tifs (je n'en pouvais plus de traîner le vieux sous-tifs en coton blanc d'allaitement, plein de taches de lait, d'ailleurs), un tee-shirt, un gilet, des chaussures, et un sac en cuir.

Et PUTAIN QUE ÇA FAIT DU BIEN!

 

Je crois, en guise de conclusion, que je commence à accepter une certaine réalité, mais il me faut beaucoup de temps pour ça: j'ai changé, j'ai grandi (non, pas en hauteur, malheureusement), et cette idée commence à faire son chemin. Je ne suis plus une jeune fille, je suis une maman et une femme. Ou une femme et une maman. Les deux, c'est inextricable. Et c'est un vrai bonheur.

Prochaine étape: les cheveux et les poils. Je ne suis jamais allée chez une esthéticienne, je crois qu'il serait grand temps que je découvre!

 


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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 07:00

Moi, d'abord, j'ai été tagguée (et toc!) par MamanSioux. Et comme c'est ma première fois, et que je trouve ça amusant, je réponds à ce tag.

Le but, c'est de raconter les premiers petits boulots de nos vies antérieures, avant le vrai boulot (mais peut-être que mon vrai boulot actuel fera bientôt partie de la liste).

 

Voici donc mon CV-Tag:

 

1. Mon tout premier job, ça a été baby-sitter. J'ai d'abord gardé mes petits voisins à plusieurs reprises, toujours de pire en pire. D'abord, la petite qui pleure tout le temps, puis qui me fait une crise parce qu'elle ne veut pas dormir, et enfin, les trois gamins qui veulent bien se coucher mais... dans le lit des parents! Et la dernière fois, je devais accompagner le garçon, d'une dizaine d'années, à une compétition de judo ou de karaté, bref, d'un quelconque sport de combat, et un de ses petits copains, dans une banlieue lointaine. Je n'avais jamais pris le RER toute seule, et bien entendu, j'ai pris le train dans le bon sens mais en suivant la mauvaise branche. La cata, et les deux enfants étaient assez déchainés. Finalement, on est arrivés trop tard... La Te-Hon, ils ont raté leur compèt' à cause de moi. Mauvais souvenir, donc (mais rigolo, dans le genre loose attitude).

Puis, j'ai gardé plusieurs fois le fils d'amis de mes parents, et là, c'était nickel, il était adorable, je lui lisais des histoires. Un bon souvenir!

 

2. J'ai été, à plusieurs reprises, caissière-serveuse dans une grande chaîne de Fast-Food Belge, vous savez, celle qui a eu des problèmes niveau bactéries...

La première fois, j'avais dix-sept ans, c'était juste après le Bac, et je venais de rencontrer un garçon, qui sera ma première grande histoire (mais là, c'est un autre sujet). 'Fin bref, je devais partir en vacances au mois de Juillet, mais je voulais ABSOLUMENT rester à Paris, pour continuer à le voir. J'étais prête à accepter n'importe quel job, du coup. J'ai donc trouvé ce boulot, une bonne excuse pour rester, et des sous (si peu) pour les vacances.

Je devais arriver à 6h30 car le resto ouvrait à 7h30, pour le petit déj, et il fallait tout mettre en place. J'en garde un assez bon souvenir malgré tout. Les points négatifs, c'était qu'il fallait se lever hyper tôt, pour se retrouver dans des odeurs de friture, et j'étais hyper lente alors qu'il falalit speeder pour avoir le temps de tout préparer avant l'arrivée des premiers clients. Du coup, on me faisait un peu des coups de pression, mais tout finissait toujours par se régler, un moment ou l'autre. Les points positifs, c'était que tôt le matin, les clients venaient au compte-goutte, et j'étais plus ou moins tranquillou, avec des collègues assez sympathiques (des jeunes).

La deuxième fois, c'était l'année suivante, et j'y suis restée huit mois, l'année de ma première année de Fac. C'était déjà plus chiant, je bossais de 8h à 16h quasi non-stop (enfin, je crois que j'avais une heure de pause au milieu) et là, c'était blindé de monde, et je n'étais pas sur la même longueur d'onde que mes collègues, qui, pour une bonne partie, comptait faire carrière dans le resto. Mais, finalement, ils étaient assez sympas. Par contre, les clients étaient de vrais cons pour beaucoup, à ne pas dire bonjour, s'il vous plait ou merci, et même, à ne pas faire de phrase complète. Je me souviens très bien d'un client qui s'est planté devant moi et qui m'a dit "Poulet". Euh, oui, t'es débile? Tu veux quoi, exactement? J'ai fini par lui servir n'importe quoi. Et puis, le rush, le stress, kes clients mécontents qui attendent trop longtemps à leur goût, ceux qui vont rater leur train (le resto était en face d'une très grande gare parisienne...), les débiles qui te traitent comme une sous-merde, les cas sociaux, quoi. C'était assez épuisant.

Et j'ai re-rebeloté, pendant encore deux mois (mais je ne sais plus quand exactement), et c'était comme la deuxième fois, épuisant et sous-payé, mais j'avais l'avantage d'être connue du resto et donc plutôt bien accueillie.

 

3. J'ai été secrétaire dans un centre de psychanalystes. Ma meilleure amie faisait du baby-sitting pour l'une de ces psys, et c'est par son intermédiaire que j'ai passé l'entretien et été prise pour un an, toujours en même temps que mes études.

Je devais prendre les RDV des patients, les déplacer, accueillir les nouveaux, créer des dossiers.

Premier problème: je n'y connaissais rien.

Deuxième problème: avec ma confiance en moi proche du néant, j'étais assez mal à l'aise (les psys ne sont pas forcément les personnes les plus agréables du monde, loin de là, et surtout, elles savent bien vous mettre mal à l'aise).

Troisième problème:avec ma non-confiance, je suis mal à l'aise au téléphone.

Quatrième problème: je suis bordélique et le mot est faible.

Du coup, j'avais un peu de mal à m'organiser, les posts-it partout mais jamais au bon endroit, la liste super longue de patients à rappeler, que j'avais toujours du mal à appeler carje ne savais jamais quoi ni comment leur dire, bref, une série de choses plus ou moins agréable.

Là encore, des points négatifs et es points positifs.

Négatifs: une moitié des psys était désagréable avec moi, ils me regardaient de haut, ce qui ne m'aidait pas à me sentir bien. J'étais fatiguée car à l'époque, je faisais de longs trajets de chez papaplume (qui habitait chez ses parents, et c'était loiiiin) et ça n'aidait pas pour mon organisation. Je ne me sentais pas à ma place. Vous savez, comme quand vous vous retrouvez avec des personnes beaucoup plus riches, ou d'un milieu social beaucoup plus aristo, enfin, vous voyez quoi. Des conneries, en fait. En plus, je viens quand même d'un milieu assez privilégié, mais je ne sais pas, je me suis sentie couillonne.

Positifs: l'autre moitié des psys était adorable. J'ai appris beaucoup de choses, j'ai assisté une ou deux fois à des réunions de psys, qui abordaient anonymement bien sûr, dans le respect du secret, des cas de patients, et c'était passionnant (je pense même à ce métier, de temps à autre). Même si je n'étais "que" secrétaire (enfin, plutôt une mauvaise secrétaire), paradoxalement avec tout ce que j'ai dit sur le fait que je ne me sentais pas à ma place, j'étais plutôt fière de travailler dans ce centre.

C'était vraiment une expérience très enrichissante (c'est pas ce qu'on dit? C'est d'une banalité!!!!.... mais c'est vrai) qui s'est terminée par un coup de pied au cul, puisqu'on m'avait promis un CDI, l'autre secrétaire me l'avait confirmé, et le lendemain, finalement, on m'a annoncé que mon contrat ne serait pas renouvelé. Je n'étais pas si mauvaise, donc je l'ai eue mauvaise, mais à la réflexion, c'était bien que ça s'arrête.

Mais je n'avais pas tout perdu car j'avais rencontré une psy qui m'a proposé de bosser chez elle, au black par contre (grosse erreur car aujourd'hui, je n'ai pas droit aux aides de la CAF à cause de ça! Je ne cumule pas assez de trimestres... mais je m'égare).

 

4. J'ai été secrétaire... Ah nan, en fait. Je n'étais pas secrétaire, chez elle, j'étais ouvreuse de porte. Et c'est tout. Mon travail consistait à ouvrir la porte aux patients. Point. Je n'avais même pas à les conduire à la salle d'attente, non non, juste à leur ouvrir. elle avait besoin de quelqu'un, il y avait des problèmes d'interphone, la porte ne s'ouvrait pas automatiquement, elle s'était déjà fait voler des trucs donc elle voulait quelqu'un. Bref.

C'était parfait: installée dans leur grande cuisine, j'avais mon ordinateur portable et je jouais aux sims travaillais sur mon mémoire puis sur mon Capes. Ca a duré deux ans, et j'ai passé d'excellents moments à discuter avec la psy (sans me faire analyser!). Ce qui a été moins drôle, c'est quand, en ouvrant la porte à une patiente, je me suis retrouvée nez à nez avec une jeune femme que j'avais rencontré à un mariage quelques jours plus tôt: nous nous étions demandé où nous nous connaissions. Ah bah oui, en fait, tu te fais analyser chez la psy avec laquelle je bosse. Hum (malaise).

 

Et puis, j'ai eu mon Capes. Et puis, l'histoire de mes petits jobs s'est terminée. Du moins, pour un temps...

 

Je veux bien passer le flambeau, mais je ne sais pas qui a déjà fait ce tag ou pas. Alors, disons, euh...

Le monde de Petit Bout

Cécilie

Et bien sûr, qui voudra!

 

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 10:49

Alors, bon, à la base, tout individu lambda (et pas lambada, je sais que vous voulez danser, mais c'est pas l'heure (je suis fatiguée, excusez-moi)) qui a un téléphone portable et/ou un abonnement internet ou juste le téléphone chez lui, se fait harcler, je dis bien, HARCELER par son FAI/opérateur téléphonique. J'en suis ("Bonjour madame, je suis Roger de chez SFR, je vous appelle (du Maroc) pour vous proposer des offres exclusives (pour t'entuber/ te réengager pour 58 mois/ te braquer), exclusives je disais donc (qui ont été juste proposées à nos 258000000 abonnés par mes 576 collègues)"). Z'en avez marre des parenthèses? Ok, j'accélère.

 

Bref, déjà, à la base, se faire harcler pas téléphone, c'est quand même courant. Ne serait-ce que pour te vendre des doubles vitrages ou une superbe encyclopédie (j'achète le tome sur la lettre "V", comme Joey).

Si vous avez le malheur d'acheter quelque chose par internet, on peut calculer facilement que A + √B² = 8 fois plus d'emmerdes téléphoniques.

 

Mais tout cela n'est rien, oh non rien, comparé à si t'as un gosse (oui, j'ai décidé de te tutoyer, ça va plus vite, ne t'en formalise pas, ça va mieux avec le ton de l'article, en plus, et j'suis trop énervée pour mettre les formes).

Parce que quand t'as un gosse, dès la grossesse, t'es foutue. Tu commences à traîner par ci, par là sur le net, et là, tu t'inscris pour calculer ta date d'accouchement, pour avoir des conseils qui te suivent durant la grossesse, pour une liste de naissance, pour recevoir des cadeaux spéciaux pour les femmes enceinte, tu achètes des trucs pour ton futur bébé d'amour... Et là t'es FICHÉE (et fichue, oui). C'est-à-dire qu'ils choppent, au mieux, ton mail, au pire, ton mail/ton tél/ton adresse... Eeeeet c'est partiiii pour la valse des appels et surtout, des courriers, des mails, etc... Et puis, dans la plupart des maternités (mais moi, j'ai été épargnée), tu reçois la fameuse valise bleue, avec tout un tas de conneries d'échantillons dedans, que t'es hyper contente d'avoir, surtout les lingettes au paraben et les dosettes de lait, ainsi que la foultitude de bons d'achat.

 

Bref, je vous dis ça, parce que moi, je reçois au moins une fois par semaine, mais parfois deux voire trois, des courriers de La Redoute, de Vertbaudet, de Nestlé (ah naaaaaan mais j'm'en fous, là, je balance) et ponctuellement, de banques chez qui inscrire ma fille (bah voyons), entre autres. Je reçois régulièrement des appels pour me refiler des cadeaux qui t'engagent genre chez Hachette, et 18 mails par jour (bon, j'exagère, mais par semaine, ça oui) de Vertbaudet, et de Bébé Shopping... Et j'en ai tellement ras-le-c**! Et en plus, ils se plantent de nom parce que je ne porte pas le même que ma fille, ce qui m'énerve encore plus...

 

Bref, si vous tombez enceinte, résistez ou alors, créez un mail poubelle (je crois que ça, c'est essentiel). Une fois qu'ils savent où vous habitez, vous êtes foutue...

 


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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 11:16

Aujourd'hui, je voudrais vous parler de ma copine Sophie. Je suis sûre que vous la connaissez, comme la plupart des parents. Mais siiii, Sophie, la grande gigue, avec son long coup, son grand sourire et ses yeux tous ronds? Je veux bien sûr parler de Sophie la Girafe! (mais je crois que vous aviez deviné).

 

 

girafeJe vois déjà nombre d'entre vous hurler que vous la haïssez, qu'elle est laide, qu'il y en a ras-le-bol de la voir, celle-là, qu'elle est dans tous les foyers de France et de Navarre et que ça suffit, hein!

Attendez, comprenez-moi bien: moi aussi, ça m'agace de la voir absolument partout, et au départ, je ne comprenais pas l'engouement général autour d'une girafe.

 

Mais depuis que ma bichette fait ses dents, je suis carrément enthousiaste! Cette girafe est en fait multi-fonctions, et honnêtement, elle vaut bien tous les jouets du marché actuel. Enfin, je crois...

 

Premièrement, elle parvient à distraire ma fille de ses délicieux "pouêts-pouêts" lorsqu'elle est en (petite) crise. Ca ne marche pas à tous les coups, mais presque. Disons que si c'est la grosse crise, avec hurlements, yeux exorbités et morve et larmes ruisselantes, là, pas la peine d'agiter la girafe, c'est bras, câlins et bercements obligatoires. Mais quand mini-plume grogne et qu'on ne sait pas si elle pousse, si elle râle, ou si elle teste sa voix, la girafe peut faire l'affaire.


Deuxièmement, et surtout, depuis quelques jours, mini-plume "fait ses dents", du moins, c'est ce que nous, jeunes parents débutants à l'affut, pensons. Depuis plusieurs semaines, elle bavait abondamment, mais ne semblait pas souffrir spécialement, bien qu'elle morde tout ce qui lui passait à portée de bouche. Mais à présent, elle se tord dans tous les sens, elle hurle à peine couchée (pas de bol, elle qui vient de commencer à faire ses nuits...), en mettant ses doigts, nos doigts, ses pieds, nos bras, nos épaules, mes seins, dans la bouche et en pinçant (aïe). Bref, il semblerait que l'une des seules choses qui la calment est Mlle Sophie. Les cornes et les oreilles sont assez agréables, apparemment, mais ce sont surtout les jambes et les sabots (une girafe a-t-elle des sabots?) qui remportent un franc succès.

Bon, le problème, c'est qu'après, au lieu de sentir le lait au caramel (oui, oui, mon lait sent bon le caramel, une fois dans le gosier de ma fille), ma bichette sent le caoutchouc. Mais bon, franchement, c'est un petit désagrément pour un gros bénéfice.

 

Je vous disais que Sophie était l'une des seules choses qui calmaient les gencives de chérinette; en réalité, l'autre chose qui la calme, c'est un biberon (d'eau minérale). Je n'ai jamais pu me résoudre à filer une tétine à ma fille (c'est un autre sujet) et elle est encore allaitée, comme je vous le disais il y a quelques jours. Mais par hasard, avec la vague de chaleur qui nous assaille en ce moment, nous lui avons donné un biberon d'eau, pour être sûre qu'elle reste bien hydratée. Bref, cette petite chouquette a chopé le biberon de ses deux mimines ultra fortes, et l'a mordillé avec entrain. Depuis, dès qu'elle a mal, nous dégainons au choix Sophie ou le bib', et la crise passe assez facilement.

 

Je dois maintenant vous laisser car, pendant que je tapais tranquillement la discut' avec vous, ma bichette vient de pondre un caca nucléairement atomique...

 


 


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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 11:10

Attention, cet article ne me sert qu'à me plaindre, petit coup de gueule (ouf, ça fait du bien).

 

Si vous avez lu un peu tout le Blog (allez, un petit effort, il est tout neuf, tout petit, y'a pas encore trop de pages à lire... Je sais, un peu austère, sans images, mais ça viendra, ça viendra), donc, je recommence.

Si vous avez lu un peu tout le Blog, vous savez que je suis (jeune) prof de français. Je débute réellement dans le métier (un jour, faudrait que je fasse la liste des choses dans lesquelles je débute...), puisque je n'ai enseigné qu'un an, l'année de stage. Cette année, grossesse oblige, j'étais en congé et bien contente de l'être. J'ai même pris un congé parental sans solde (♥la Caf et moi♥ >>> 0€ par mois) tellement je ne voulais pas retourner travailler je voulais rester avec ma bichette. Mais bon, comme vous le disait Mamie, toutes les meilleures choses ont une fin, et mon congé respecte cet adage puisque c'est la fin des haricots en septembre. Il me faudra donc reprendre le chemin de l'école (enfin du collège) dès le 1er septembre. Horreur et damnation, je n'ai teeeeellement pas envie! Sans parler du fait que je devrai laisser miniplume à des mains inconnues, mais j'aurai probablement l'occasion d'en reparler.

 

Mais ce dont je voulais vous parler aujourd'hui, c'est de l'administration dans l'éducation nationale, un grand moment de solitude...

Quand on est prof et qu'on n'a pas la chance d'être nommé dans un établissement sympa - ou dans mon cas dans un établissement tout court - on doit se taper deux fois dans l'année les mutations. A savoir, le prof doit faire des voeux sur son compte personnel privé rien qu'à lui, et après le rectorat lui dira d'aller se faire foutre si oui ou non il va accéder à sa demande.

En l'occurence, quand tu es débutant dans le métier (comme moi), tu peux être sûr que ta demande va être rejetée. C'est d'ailleurs assez vexant puisque ma demande du mois de janvier a été rejetée, et j'ai reçu non pas un, ni deux mais six messages, oui oui oui, me disant que ma demande de mutation a été rejetée. Ok, ok, pas la peine de vous énerver, j'ai compris, je ne suis pas (encore) demeurée.

 

Voilà comment ça se passe: en janvier, c'est la première phase, la phase intra-académique. (Ah, oui, j'oubliais, quand tu travailles à l'Education Nationale (EN, pour les intimes), tu apprends vite le jargon. Par exemple, cette année, j'étais TZR et mon RAD était dans le 91.) Bref, tu vas sur ta plateforme ultra secrète etouetou, et là, tu dis "j'voudrais aller dans telle académie, et puis telle autre si la première c'est pas bon et puis...", etc. Bref, moi, je n'ai pas eu l'académie que je visai donc je reste dans la même que cette année.

Et puis en avril, une deuxième phase, intra-académique (pfff) pendant laquelle tu dis où tu aimerais aller dans l'académie. Tu as le droit à 20 voeux, et dans ces voeux tu peux demander une commune, un "groupement de communes", un département, un collège, un lycée, etc... Bref, tu demandes ce que tu veux, et de toutes façons, en général, tu n'as rien. Genre, moi, l'année dernière, j'ai eu mon vingtième voeux: être remplaçante dans un département de l'académie, n'importe quel poste. Super.

 

Cette année, ça se complique encore: fallait gérer tout ça à distance avec l'établissement qui s'occupe de mon dossier, à 2h en RER de chez moi. Ce qui est sympa, c'est quand la secrétaire ne fait rien pour t'aider. Du style, elle t'appelle un jeudi matin à 8h du matin (attendez, moi, je suis en congé parental, alors m'appeler à 8h c'est un peu me vouloir du mal, quoi), bref, elle t'appelle pour te dire que tu dois te déplacer pour signer un papier. Et quand tu lui rétorques que c'est loin, que personne ne peut garder ta fille et que tu n'as pas le permis, elle te dit qu'il faut venir signer le papier.

"Attends, connasse, je viens de te dire que JE NE PEUX PAS!". Non, je ne lui ai pas dit ça, même si c'était tentant... Je vous passe les détails, mais en gros, avec des histoires de fax et de courrier à renvoyer le jour-même, on pouvait plus ou moins se débrouiller.

 

Là, je vous l'ai faite courte, mais ça m'a pris la tête une bonne semaine. Tout ça pour que, de toutes façons, on refuse tous mes voeux, les uns après les autres.

Ce qui m'agace le plus, c'est qu'on dirait qu'ils font tout compliqué pour te faire chier. Alors, déjà que moi, ce boulot ne m'éclate a priori pas (pour l'instant), je trouve ça encore plus décourageant. J'ai tellement envie d'envoyer tout valdinguer. Mais je tiens bon.

 

En tout cas, c'est grâce à ma bichette que j'ai pu m'en sortir, de cette embrouille, puisque je me suis dit que je n'allais pas me laisser marcher sur les pieds, et que je n'avais pas à me déplacer donc qu'elle (la secrétaire) avait intérêt à me trouver une solution. Pour elle, je veux m'affirmer.

C'est d'ailleurs la seule chose que je retiens de cette histoire.

 


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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 11:26

Aujourd'hui, je vais vous parler des couches lavables. Oui, je vous vois venir et autant vous prévenir, ma mère m'a déjà joué le sketch: "C'est aberrant, un retour au Moyen-Age, c'est absurde, tu vas te faire ch*** pour rien."

J'ai tout un arsenal d'arguments pro CL (Couches Lavables, c'est long à écrire, surtout quand on écrit d'une seule main, l'autre tenant ma fille d'amour). Celui qui a fonctionné avec ma mère, c'est l'argument éco. Non non, pas écologique, économique. Mais y'en a d'autres, hein, des arguments. De toutes sortes.

 

Moi, si j'ai voulu passer aux couches lavables, au départ, c'est plus pour protéger les fesses de ma p'tite chérie que dans un souci écolo (ou écono). J'avais déjà entendu que les couches jetables étaient pleines de produits chimiques, et, quand ma fille est née et que j'ai dû lui en mettre, je ne supportais pas l'odeur qui se dégageait de ces couches (odeur de la couche neuve, entendons-nous bien!). Il m'a fallu quand même deux-trois mois pour me décider à passer aux lavables et encore un bon mois pour passer de la décision à l'action. Oui, je suis lente.

 

Alors, d'abord, petite liste (non-exhaustive) des arguments pro CL:

- C'est sans produits chimiques donc plus naturel (voire bio) donc moins irritant pour les fesses. Du coup, moins d'érythèmes et tout le tintouin, et moins la peur pour la maman que les produits chimiques des couches jetables soient absorbés par le bébé chouquinou.

- C'est plus écologique: il n'y a qu'à regarder le nombre de couches jetées par jour, et on est vité fixé. Pour info, nous, on utilise environ 6 couches/jour. Faites le compte (moi j'ai la flemme), ça fait beaucoup, beaucoup, beaucoup de couches jetées de la naissance à la propreté (environ trois ans). Bon, bien sûr, il faut laver, ce qui implique des dépenses d'eau et d'électricité. Mais, en sachant que de toutes façons, je mélange les couches au reste du linge, je fais à peine plus de lessives. C'est pas gros une couche, donc un peu plus, un peu moins dans le tambour de la machine, hein...

- C'est plus économique: moins de couches achetées donc moins de sous dépensés. CQFD. Bon, d'accord, je passe un peu vite, là. Alors, oui, au départ, il faut investir une certaine (grosse) somme pour se fournir en couches lavables. C'est d'ailleurs ce qui m'a fait un peu réfléchir (ça, et la peur d'avoir à passer mon temps dans le lave-linge). Mais bon, disons qu'en trois ans, on dépense environ 700€ pour les couches lavables, contre environ 1500€ de couches jetables. Eh oui, ça fait légèrement flipper. Et alors, quand on a plus d'un enfant, là, c'est carrément rentable, puisque les lavables peuvent être réutilisées!

 

Voilà, en gros, les arguments qui ont fait pencher la balance du côté des CL.

Les contre-arguments, vous les connaissez: ça prend plus de temps (discutable), c'est cher (je crois qu'on a bien compris que c'était MOINS cher), c'est un truc de bobo/de hippie (oui, là, peut-être un peu, mais pas que), c'est pas hygiénique (bon, OK, parfois, il faut mettre un peu les mains dans le caca, comme pour les jetables, en fait... Et sinon, vu que c'est lavé en machine, j'vois pas trop pourquoi ça ne serait pas hygiénique?), ça fait des gros popotins (ça dépend des couches).

 

Bon, et maintenant, je vais vous parler d'un argument pro CL que vous n'entendez jamais, et qui pourtant, compte beaucoup, BEAUCOUP: les couches lavables, c'est joli. Vraiment joli. Si, quand on vous dit "couches lavables", vous pensez "lange avec deux grosses épingles à nourrice", vous avez tout faux.

Aujourd'hui, la couche lavable est, au minimum, colorée. Si possible, avec des motifs. Jolis, les motifs. Et la CL existe dans plein de matières différentes.

 

Personnellement, j'ai opté pour la couche Hamac®, et oui, j'm'en fous, je donne le nom, et je fais de la pub (suis même pas rémunérée pour ça) parce que c'est vraiment super. Ces couches sont très fines, presque autant que des jetables, et elle sont super jolies. La matière de la culotte est la même que celle des maillots de bain, donc ça sèche vite. A l'intérieur de la culotte, on met un "matelas" absorbant, qui lui, sèche moins vite mais c'est quand même assez rapide. Niveau confort, là, je ne suis pas un bébé et ma fille a beau être surdouée (sisi, j'vous jure), elle ne parle pas encore (mais ça ne saurait tarder), donc je n'ai pas de retour, mais elle ne se plaint pas, et pourtant, elle a la larme fatale facile donc c'est que ça doit aller. Et elle rentre sous un body de taille raisonnable (pas la peine de prendre du deux ans pour un bébé de trois mois). Bon, l'inconvénient, c'est que c'est insuffisamment absorbant pour la nuit.

Du coup, pour la nuit, j'hésite entre plusieurs couches, en ce moment, donc je suis restée en jetables.

 

Bref, le but de ce billet était surtout de vous démontrer que les couches lavables, c'est franchement bien.

Ah, et détail non négligeable, ma mère est convaincue aussi, et adore les belles couches de ma fille...

 

À suivre...

 


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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 21:06

Aaaah, la maternité! ce n'est pas aujourd'hui que je vous raconterai ses joies et ses peines (c'est beau) mais par contre, c'est aujourd'hui que je vais vous révéler ce que vous ne voulez pas savoir: comment la maternité rend les liens mère-fille (ou grand-mère/mère plutôt) tendus.

 

A la base, il y avait déjà les petites disputes, les discussions animées, les énervements mutuels. Et puis, lorsque je suis tombée enceinte, ou en fait, plutôt, quand ma grossesse était déjà bien avancée (on ne va pas se mentir, la remise en question a mis un peu de temps à arriver jusqu'au cerveau), j'ai commencé à m'interroger sur les rapports entre une mère et sa fille. D'autant plus que j'attendais moi-même une merveilleuse petite merveille, et que je voulais comprendre comment je pouvais être aussi exaspérée par ma mère (et vice versa, je pense).

 

Une mère et son fils, c'est pas compliqué, un p'tit coup d'Oedipe et le tour est joué (ahahah, trop facile... Oui, bon, je n'ai pas encore de garçon, je changerai d'avis en temps voulu). Par contre, entre une mère et sa fille, beaucoup de choses entrent en compte: la mère devient un modèle et une rivale. 

 

J'ai d'abord lutté de toutes mes forces contre ma mère, de manière inconsciente, bien sûr. Encore à mon âge, je suis toujours influencée par sa volonté, et j'ai toujours besoin de son aval pour faire quelque chose, même si c'est de manière inconsciente.


Exemple: dès que ma fille est née, j'ai eu envie de prendre un congé parental car je ne me voyais pas reprendre au bout de deux mois et demi (quelle blague!). Mais ma mère est une sacrée bosseuse, et, sans être féministe, militante (ce dont elle a horreur), elle l'est quand même finalement.

Je lui ai donc parlé d'abord de mon envie de reprendre à temps partiel. Tête dubitative: "Oui, bon, tu verras quand ta fille sera là...".

Je lui ai ensuite dit que je comptais prendre un mi-temps, tête un peu affolée: "Mais tu sais, tu ne vas pas gagner beaucoup d'argent, et puis ci et puis ça". Bon, ça m'a l'air mal barré pour dire qu'en fait, je n'y retourne pas.

Donc j'ai suggéré: "Tu sais, maman, si je m'écoutais, je prendrais un congé parental jusqu'à septembre... Maaais je sais qu'il faut que je reprenne, hein, sinon, ça va faire une trop longue coupure, et gnagnagnaaa".

Et puis, les vacances de Noël sont arrivées, avec la présentation de ma magnifique fille à la famille, à mes tantes. Et elles de dire "Tu reprends quand? Ah si tôt?", et "Moi j'ai pris un congé parental", "Moi je n'aurais pas pu reprendre".

Si bien qu'un jour de janvier, alors que je me plaignais pour la 258e fois de devoir reprendre, ma mère me sort: "Oh, tu sais, je pense que c'est bien de prendre un mi-temps, peut-être même de ne pas travailler. Tout le monde m'a dit que tu reprenais très tôt, et que c'était dur, et que tu devrais prendre un temps partiel voire t'arrêter un peu...". Merci, maman, c'est JUSTE ce que je me dis depuis le début.

Je me suis bien évidemment engouffrée dans la brèche, et hop, j'ai pris mon congé parental (et entre nous, je ne le regrette pas du tout.)

 

Le même schéma se répète à l'infini. Le problème, c'est que je suis à l'opposé de ma mère, dans les idées éducatives. Enfin, j'exagère, mais disons qu'elle est de la génération "liberté des femmes", et moi, je suis plutôt dans le trip "retour aux sources", j'entends par là, essayer de donner le meilleur à ma fille, en supprimant les trucs trop toxiques, par exemple (j'en parle ici). Mais bon, c'est sûr que c'est le genre de trucs qui paraît aux femmes de la génération de ma mère un regrettable et hallucinant retour en arrière...

Je compte allaiter au moins jusqu'à six mois, je me mets doucement aux couches lavables, j'apprends à masser mon bébé, et je ne la laisse pas pleurer... (enfin, ça, c'est une autre histoire). Je vous reparlerai de tout ça, mais là, ce qui m'intéresse, et qui m'effraie, c'est ce putain de sentiment de culpabilité que je me traîne, cette impression de mal faire, alors même que je suis convaincue du bien-fondé de ce que je fais. Tout ça parce que ma mère regarde tout ça de travers, et redoute que je devienne une "simple femme au foyer, sans ambition". Non, elle n'a pas dit ça, mais je pense que ces mots traduisent assez bien ce qu'elle ressent. Et pourtant, Dieu sait (et il n'est pas le seul à le savoir) que les femmes au foyer sont tout sauf inactives, bien au contraire!

 

Mais depuis que je suis mère, j'essaie de relativiser tout ça. J'essaie de tourner dix-huit fois mes neurones dans ma tête avant de rétorquer en hurlant/jurant/m'énervant. J'essaie de comprendre. J'essaie d'apaiser le dialogue.

Ce n'est pas évident, ça prend du temps, mais j'ai déjà fait de considérables progrès, je trouve. (Même s'il y a encore des sujets qui m'irritent...).

Parce que, pendant ma grossesse, j'étais imbuvable avec ma mère (enfin, surtout au début). Je ne supportais pas qu'elle se réjouisse de la venue de mon enfant, je ne supportais pas qu'elle projette tout plein de choses pour ma fille, je ne supportais pas qu'elle me donne des conseils. Ca a duré bien quatre mois, peut-être cinq. Et puis, déclic, j'ai réfléchi, et je me suis demandé une bonne fois pour toutes pourquoi diable je voulais l'écarter de ma grossesse. Et j'ai compris. Ce qui m'effrayais, c'était bien cette formidable influence qu'elle a toujours exercé sur moi, le fait que je sois presque incapable de faire quelque chose contre sa volonté... Et finalement, j'avais peur qu'elle prenne la main sur l'éducation de ma fille, peut-être d'en être dépossédée? Une fois que j'avais compris cela, c'était beaucoup plus simple. J'ai réussi à calmer mes angoisses, et ma mère a su trouver sa place. Enfin, peut-être pas en tant que grand-mère, mais elle est là pour moi, et s'occupe énormément de mon bien-être, et je me sens plus sereine, car je sais qu'elle ne cherchera pas à empiéter sur mon territoire!

 

Peu à peu, j'apprends à voler de mes propres ailes. Peut-être que c'est ce que mon nouveau statut de mère m'a apporté: un début d'affirmation de soi. Comme si le fait d'élever ma fille me faisait prendre conscience que j'étais capable de prendre seule des décisions, capable de vivre ma vie sans le regard de ma mère, approbateur ou désapprobateur. Son regard comptera toujours, et sera toujours présent. C'est ainsi, et je crois que je serais malheureuse si ça devait changer. Mais je commence enfin à oser. Oser affirmer ce que je veux.

Maintenant, mon père aussi me pose problème... Il a plus ou moins le même discours que j'entends sans arrêt: arrêter l'allaitement, laisser ma fille pleurer, et ci et ça. Là, pour le coup, ne pas avoir son aval ne me dérange pas. Mais par contre, je suis bien incapable de le lui dire! Alors que face à ma mère, ça tonne, ça détonne même!

 

Ah, que c'est compliqué de devenir autonome/adulte (les deux ne sont-ils pas synonymes, au fond?)! On croit qu'on le devient à 18 ans, puis on croit qu'on l'est en emménageant seul, on se dit que cette fois c'est bon en prenant son premier boulot sérieux, on est sûr qu'on l'est en se mariant, et finalement, c'est peut-être lorsqu'on doit s'occuper d'un enfant qu'on le devient, par pure obligation...

 

Je pose aujourd'hui les jalons de la vie future de ma fille. Et ce faisant, je continue de construire la mienne.

 

À suivre...

 


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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 19:43

Ca fait déjà un bon moment que je m'interroge sur ma consommation, effrayée par les nombreuses études qui dénoncent la présence de produits toxiques de tous poils dans notre environnement (nourriture, vêtements, produits de beauté ou d'entretien, etc...).

 

Alors, forcément, pendant ma grossesse, j'ai cherché dans tous les sens des informations sur les jouets pour enfants, leur nourriture (aux enfants, pas aux jouets), les vêtements, etc...

Un premier constat: la quasi-totalité des produits pour enfants (mais en fait, n'est-ce pas le cas pour la quasi-totalité de TOUS les produits?) est fabriquée en Chine. Bon, je n'ai rien contre la Chine en elle-même, hein, mais par contre, on sait bien que c'est un pays qui n'a pas tout-à-fait (et c'est un euphémisme) les mêmes normes de sécurité que les nôtres; et puis, pas non plus les mêmes conditions de travail; et puis, c'est loin, donc vive les transports polluants. Pas très écolo-bio, tout ça. Moi, ça m'a fait flipper, et puis, que ce soient des marques peu chères ou des marques célèbres et très chères (y'en a beaucoup, c'est peu de le dire, pour les enfants), c'est la même chose.

 

Mais revenons sur un point: c'est quoi la différence entre bio et écolo?

 

Basiquement: bio, c'est certifié être fait selon des normes de fabrication strictes, sans pesticides, par exemple. Sur le site de la marque AB (ah bon, c'est une marque?), on lit:

"- un aliment composé d’au moins 95% d’ingrédients issus du mode de production biologique, mettant en œuvre des pratiques agronomiques et d’élevage respectueuses des équilibres naturels, de l’environnement et du bien-être animal,
- le respect de la réglementation en vigueur en France,
- une certification placée sous le contrôle d’un organisme agréé par les pouvoirs publics, répondant à des critères d’indépendance, d’impartialité, de compétence et d’efficacité tels que définis par la norme européenne EN 45011."

Et écolo? C'est plutôt le principe du respect de l'environnement et tout ce que ça englobe, par exemple, en limitant les transports pour les produits...

 

Alors déjà, il faut savoir que tout ce qui est bio n'est pas forcément écolo... Par contre, l'inverse est plus juste, enfin a priori. C'est-à-dire qu'il y a plein et quand je dis plein, c'est VRAIMENT plein, de produits bios qui ne sont pas écolos car ils proviennent de pays loins loins loins, ou ils poussent à une consommation toujours plus importante ou encore, ils contiennent des TAS d'emballages, de plastiques, de sous plastiques, de sous sous plastiques et autres emballages individuels.

 

Et dernier point, toutes les mentions "bio" ne sont pas forcément vraiment "bio"... C'est-à-dire qu'en fait, si le logo "AB" n'est pas inscrit sur votre produit, ou le logo "Ecocert", méfiance...

Moi, au départ, je ne suis pas du tout écolo. Au contraire. Enfin, non, je n'ai vraiment rien contre l'écologie, je suis pour, mais je suis une véritable consommatrice, je suis LA consommatrice, je me fais avoir par le moindre gadget, le joli packaging, la publicité bien tournée. Je suis gourmande, et j'aime les belles choses. Je suis même devenue BoBo (si, là, vraiment, vous SAVEZ ce que c'est. Sinon, départ vers Wiki). Et pourtant, je n''ai pas les moyens d'acheter bio, de vivre bio. (rappelez-vous, je suis prof!). Par contre, le bio, ça me rassure. Je me dis qu'au moins, je limite les produits toxiques. Et c'est peu à peu que ma conscience écologique se réveille (tout douuuux, elle se "réveille", mais j'sais pas vous, moi, quand j'me réveille, c'est un peu long à venir). Bon, il y a quand même des incohérences (genre, j'adore les fast-food, moins depuis le hamburger toxique, mais c'est une autre histoire). Mais alors, pour ma fille, ma perle, mon amour... je deviens folle.

 

Je crois que vous avez compris, depuis que j'ai ma fille, je suis devenue parano...

 

Je traque la moindre menace toxique et je tente de l'éradiquer. Mais ce n'est pas toujours facile, et surtout, il y a tous les jours une nouvelle menace. D'abord, pendant la grossesse, c'était le produit à étaler sur le ventre pour éviter les  putains de vergetures. Raté... Mais bon. J'avais acheté un produit, qui puait et qui était trop grasse, entre nous, d'une marque bio bien connue. Bah oui, banane, ce que tu étales bien gentiment sur ton ventre, ça entre par les pores et attention à ce que tu as DANS ton bidon (un joli bébé, ndlr). Donc, une crème bio anti vergetures. Ensuite, vu que tout ce qui allait sur ma peau allait, d'une manière ou d'une autre, atteindre mon bébé, j'ai traqué les trucs toxiques sur ma crème de jour, mon gel douche et mon shampoing. Et vas-y que je te traque le paraben et les plastiques contenant du bisphénol A, aka BPA, pour les intimes.

 

Petite leçon: comment reconnaître le paraben et le BPA?


Pour le paraben, c'est simple, on regarde la composition du produit, et s'il y a un produit qui se termine par paraben, c'est game over. Donc, s'il y a du methylparaben (E218 et E219 pour le sel), du ethylparaben (E214 et E215 pour le sel), du propylparaben (E216 et E217 pour le sel) ou du butylparabe, on dit niet. Plus d'infos? Ici.

 

Pour le BPA, faut faire un peu plus appel à vos capacités d'investigation: il faut regarder sous la bouteille/la barquette/l'emballage/le tube/le rideau de douche (eh oui... le mien est touché, d'ailleurs, faut que j'en change) et repérer s'il y a le numéro :
N° 3 – PVC (Chlorure de Polyvinyle)
N° 6 – PS (Poly Styrène)
N° 7 – PC (Poly Carbonate)

 

  logo-presence-bisphenol-a


Le numéro 7 étant le pire du pire.

 

Pour plus d'infos, allez ici. 

 

Bref, personnellement, plus je lis d'horreurs, plus je m'inquiète...

 

Après, il a fallu se meubler... et traquer les produits toxiques émanants du bois, des panneaux de fibres, etc... Et aussi provenant des matelas, et autres commodes... Bref, j'ai fini par lâcher l'affaire (ouaich) pour ne pas devenir folle.

 

Maaaaais, maintenant que j'ai ma si jolie fille, ça me reprend. Et voilà que je commence à m'intéresser aux couches lavables, alors que je m'étais jurée que jamais jamais je ne m'en servirai, c'est vraiment un retour au Moyen-Age...

Bon, je vous en reparlerai.

 

À suivre...

 


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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 19:27

Je suis affreusement en colère et choquée par un blog sur lequel je suis tombée par hasard en cherchant dans gougueule un restaurant maman-bébé.

 

Reprenons depuis le début: pourquoi cette recherche? Simplement parce que, quand on est maman d'un jeune enfant, ou d'un bébé dans mon cas, on sait qu'il est comme une bombe à retardement prête à exploser à tout moment en hurlements intempestifs, dûs au choix à la faim, la soif, la chaleur, le froid, la fatigue, le pipi/caca/prout, l'ennui, ou autre mésaventure, et parfois, tout en même temps. D'où l'intérêt de choisir un lieu où les mamans et leurs bébés sont acceptés dans toute leur splendeur, où la maman se sentira comprise, et forcément plus détendue, et moins honteuse.

Oui, car, on ne vit malheureusement pas chez les Bisounours (ou heureusement, peut-être) et contrairement à ce que l'on croit, les mamans et leurs bébés ne sont pas les bienvenus partout. Bien au contraire...

 

Lorsque j'étais enceinte, j'ai rencontré plusieurs mamans lors des séances de praparation à l'accouchement. Et à plusieurs reprises, j'ai entendu des histoires toutes plus abracadabrantes les unes que les autres, et pourtant, véridiques. Par exemple, la femme enceinte jusqu'aux dents et que personne ne laisse passer dans la file d'attente, même dans celle qui lui est réservée, et qu'on traite même de menteuse, parfois ("Quoi? Vous êtes enceinte? Pfff, ça ne se voit pas... "ou pire, "vous le faites exprès?"); même Pénélope témoigne d'une histoire comme ça sur son blog.

Ou alors, la maman qui s'installe dans un café et qui veut allaiter au sein son bébé, et qui se fait virer comme une malpropre, comme si ce qu'elle faisait était choquant, étant provocant, comme si elle le faisait exprès pour faire chier les clients, comme si elle avait le choix mais qu'elle avait décidé d'allaiter dans ce café, sous le nez des clients honnêtes... Est-ce que c'est honnête de traiter une maman qui nourrit son bébé comme une traînée? Oui, le mot est fort, mais après tout, c'est presque l'impression que ça donne... "Cachez ce sein que je ne saurais voir, ou dégagez, pauvre folle!", tandis que sur l'écran géant passent des clips de MTV, avec des nanas aux obus surdimensionnés... Non, vraiment, où est la décence?

 

Eh bien, là, j'ai trouvé un autre exemple mais sur un blog, anti-parents, un blog qui se proclame "Childfree". Sisi, ça existe... Je tombe des nues, franchement, je ne pensais pas que vraiment, sans honte, on pouvait déverser autant de fiel sur les parents et leurs enfants. Bon, d'accord, peut-être qu'avant d'avoir des enfants, j'étais moi-même moins compréhensive, c'est même sûr, mais jamais, Ô grand Jamais, je n'aurais proféré de telles choses. Ce qui est drôle, c'est qu'au moment où je vous parle, "Les Simpsons" tournent en fond sonore, et c'est l'épisode où Marge se bat pour défendre les parents et leurs enfants, contre une femme qui affirme que ne pas avoir d'enfant est la seule véritable panacée...

Alors, bon, je refuse de mettre le lien pour ce blog, mais quand même, je vous donne le nom, histoire que vous vous fassier une idée, une opinion, et que vous me disiez si, oui ou non, j'ai raison de m'offusquer: "Maman? Non merci!". En fait, c'est surtout l'article sur le restaurant américain qui affiche interdit aux bébés braillards!" qui m'a choqué. Comme quoi, ce n'est pas de la parano, les parents avec bébés ne sont réellement pas les bienvenus dans la plupart des lieux publics. Bon, d'accord, qui n'a pas levé les yeux au ciel et maudit intérieurement les parents entourés de leurs trois enfants qui débarquent dans votre wagon alors que vous avez un trajet de train de 6h? Oui, ok, mais en même temps, quel parent n'est pas gêné, et ne fait pas tout pour éviter les désagréments aux autres voyageurs?

 

Les commentaires sont violents.

Mon préféré: "Bravo! Excellente initiative!! J'ai bien hâte de commencer à voir dans les portes des restos des symboles indiquant que les enfants n'y sont tout simplement pas admis. J'adore aller dans les grands restos et quand je me fais déranger par des braillards toute la soirée et que les parents ne font tout simplement rien, alors ça me met vraiment le feu au derrière!!"

 

Bon, le postulat du blog est le suivant: "redorer le blason des femmes qui choisissent de ne pas être mère". D'accord, pas de problème. J'accepte ce choix, et même, oui oui, je le comprends. Chacun son choix de vie, et ça ne me pose absolument aucun problème que certaines ne veuillent pas être mères. Là où je suis moins d'accord, c'est lorsque la responsable du blog, ou, tout du moins, ses accolytes, dénigrent les mères, allant jusqu'à des propos que je qualifierais d'injurieux.

Oui, peut-être que les femmes sans enfant sont incomprises dans notre société. Peut-être que les médias portent aux nues les mères, et ne s'intérêssent que pour les condamner aux femmes qui choisissent de ne pas enfanter. Je veux bien admettre cela. Sauf que ça, c'est une façade.

Qui c'est qui se fait mettre au placard? Les mères, qui sont considérées comme des poids morts. Leurs enfants leurs prennent trop de temps donc bon, on ne va pas leur donner de responsabilités. Oui, ou sinon, qui c'est qui doit prouver qu'elle est tout à fait capable d'en avoir, des responsabilités, malgré son congé mater et ses enfants? La maman. Qui c'est qui est poussé à rester au foyer? La bobonne maman. Ca, c'est au niveau professionnel.

Et sinon, qui c'est qui se fait virer des restaurants parce qu'elle a un bébé qui risque de chouiner (ah, pardon, ce n'est pas un poupon en plastique)? Qui c'est qui se fait traiter de mauvaise mère parce que (rayez la mention inutile) elle ne donne pas le sein/ne reste pas à la maison garder ses enfants/ne passe pas son temps à faire les courses et le ménage/ couvre trop, pas assez, mal, etc... son bébé/l'élève mal/fait tout mal de toutes façons parce que c'est une mauvaise mère?

 

Tiens, une autre chose sympatoche que j'ai vu sur le blog: le principe de "démographie responsable", qui consiste à inciter les couples à se limiter à deux enfants, parce que sinon, bah, zut, y'a plus assez de place sur la planète...

 

Ecoeurant. Enfin, personnellement, je trouve ça écoeurant. Et puis, merde, qu'est-ce qu'on fait de la vie? La vie simple, belle, naturelle, qui fait qu'on a envie d'avoir des enfants pour leur montrer qu'elle est belle, cette vie (malgré les gros C*%$¤#*), et puis la spontanéité, et puis l'amour? Pourquoi il faut toujours avoir à se justifier?

Là, pour le coup, dans un sens comme dans l'autre, qu'on veuille ou non des enfants, mais j'ai envie de dire, "si vous n'aimez pas, n'en dégoutez pas les autres...". Et surtout, arrêtez de croire que les parents et leurs enfants sont des casses-c**, égoïstes, mal élevés, et beaufs, allez, j'vous fais un prix de gros con.

 

Voilà, coup de gueule passé, mauvaise tête oubliée.

 

À suivre...

 


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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 14:02

Me revoilà, après des mois d'inactivité et à peine deux articles (ahahah, "articles") publiés. Bon, je ne suis pas là pour l'auto-flagellation, j'ai déjà donné, mais plutôt pour l'introspection.

 

Aujourd'hui, chers lecteurs (ou plutôt cher lecteur, ou peut-être même chère lectrice aka moi-même) je vais vous parler de la difficile reconversion professionnelle.

 

Est-ce que ce sont les hormones qui ont déclenché cette remise en question, ou ne jouent-elles que le rôle d'accélérateur? Oui, car j'ai oublié de vous dire, j'ai accouché, le 4 novembre 2010 d'une magnifique fille. Un jour, peut-être, je vous raconterai (il y a énormément de choses à raconter sur la grossesse et l'accouchement, vous vous en doutez).

Ce qui est sûr, c'est qu'un accouchement n'est pas anodin, et chez moi, il a eu le don de faire naître de nombreuses questions et une vocation rêvée. "Mais kezako que la vocation rêvée?" me demanderez-vous (sans doute dans un langage autrement plus châtié), et vous aurez bien des raisons de me poser cette intelligente question, puisque c'est une expression que je viens d'inventer, sortie tout droit de ma tête de ouf dingue.

 

Petite définition de la "vocation rêvée": locution Luplumienne née le 14/02/2011 dans la petite ville de Paris, et qui signifie, en substance: "vocation que j'aurais kiffé avoir mais comme je sais objectivement qu'elle est inatteignable, elle reste dans le domaine onirique". En substance, donc.

 

En bref, j'ai souvent des vocations rêvées, ou vocations oniriques (finalement, ça claque plus, non?), qui sont en fait des vocations qui me correspondront sans doute dans l'une de mes prochaines vies, quand je serai réincarnée, ce qui, je l'espère bien, arrivera, parce que Pfiouuuu j'en ai, des vocations.

 

Celle dont je rêve en ce moment, mais qui a été avortée dans l'oeuf (on va rester dans le vocabulaire qui tourne autour de la fécondation) c'est la carrière de sage-femme. Comme le dit si bien Elizabeth Tchoungui (et si vous ne savez pas qui c'est, bah c'est que vous n'avez probablement pas d'enfant, que vous n'en voulez pas tout de suite, ou que vous êtes un homme) j'aime d'amour les sages-femmes, et je leur déclare ma flamme ici, là, maintenant.

Vous savez maintenant pourquoi je dis que ma grossesse et mon accouchement ont fait poindre dans mon esprit malade cette vocation. La sage-femme, c'est un peu le fil d'Ariane de la femme enceinte, le Moïse de la primipare, la cheftaine scout de la petite guide enceinte et paumée, en bref, pour moi, une personnification du mélange Dalaï-Lama, Luther-King ou Jésus, allez, tiens, pour la pauvre femme enceinte qui débute et qui a peur. Les sages-femmes que j'ai rencontrées ne sont pas toutes sympas et douces, mais franchement, lors de mon accouchement, j'ai ressenti un bien-être immense à être entourée de ces femmes, calmes, patientes, et aimantes. Oui, aimantes, c'est l'impression que j'ai eu. Une impression de douceur, et de zénitude (quel mot affreux) qui s'est confirmée par la suite.

Qu'est-ce que c'est la suite d'un accouchement? Je te de un R un E un E un D un U.... bref, la réeducation du périnée (ça, je ne vous l'explique pas, faut avoir accouché pour comprendre, et pour en connaître l'importance...). Celle qui me suit est d'une douceur, et d'une gentillesse incroyable, et je l'admire beaucoup.

 

Bon, il ne m'en a pas fallu plus pour me dire que c'est un métier tellement beau, tellement passionnant, que je voudrais bien le faire, moi. Mais en fait... On va commencer par faire un

 

Petit récapitulatif de la situation: moi, 27 ans, prof de français depuis deux ans, en congé depuis un an (oui, si vous calculez rapidement, pas comme moi, ça fait donc, une seule année d'enseignement, et encore, en tant que stagiaire). A mon actif, un Bac L, purement L, avec l'option latin et tout et tout, un licence de ciné, un Master 2 de Lettres, un Capes obtenu, et aucune envie de retourner bosser au lycée ou pire, au collège. C'est pourtant ce qui m'attend au mois de septembre. J'ai donc commencé à me demander (puisque tout le monde me le demande) mais qu'est-ce que je vais bien foutre si je démissionne? Hein, j'te l'demande?

 

Et là, si vous suivez bien, Ding ding ding, Sage-femme, pardi! Oui, sauf que, pour être sage-femme (et là, je m'adresse à ceux et celles qui passeraient ici par hasard et qui s'y intéresseraient) il faut commencer par faire la 1ère année de médecine. Ahahah. La bonne blague, bah oui, j'ai quitté le Lycée depuis dix ans, et j'étais plutôt nulle (doux euphémisme pour dire que j'étais une grosse pine) en sciences, sauf en biologie. Alors bon, héhé, médecine, it's a piece of cake pour moi, hein, c'est évident! Et puis, autre gros point noir: après l'année de médecine, il y a quatre ans d'études. Alors bon, si, dans le meilleur des cas, on parvient à obtenir médecine du premier coup, ça fait quand même - si mes calculs sont bons - oui, c'est bien ça, cinq ans d'études dans ma face.

 

Autrement dit: chance quasi nulle de réussir la 1ère année de médecine (sans compter que les places pour être sage-femme sont en numerus clausus, donc avec mon dossier de winneuse, c'est encore moins gagné) et nombreuses années avant d'excercer et, accessoirement, de toucher un salaire plus un tout nouveau, tout beau petit bébé à nourrir, changer, habiller, aimer, euh, comment dire? Je sens ma vocation onirique s'envoler loin, très loin... CQFD.

 

Croyez-vous que mes difficultés de reconversion s'arrêtent ici? Que nenni! Ô, toi, pauvre voyageur qui passe par ici, détourne le regard si tu ne veux pas te sentir vieux, vieeeuuux (sauf si tu as moins de 25 ans, dans ce cas, tout t'es permis).

Après l'idée fabuleuse de sage-femme, j'ai envisagé d'être psychologue, spécialisée autour des enfants, ou des jeunes mamans. Mais là encore, Bim, cinq ans d'études, et surtout, des perspectives bouchées.

Puis, j'ai envisagé de faire une chose à laquelle j'avais rêvé dans une autre vie: passer le concours du Celsa, pour être journaliste diplômée. Et là, re Bim dans ma face (qui a sévèrement souffert, ces derniers jours): il faut avoir moins de 25 ans pour suivre le Master journalisme. Oui, oui, pauvres lecteurs, vous avez bien lu, à 27 ans, je suis déjà trop vieille.

 

Résultat de mes péripéties: une belle désillusion bien sentie (ça fait pas du bien de se sentir trop vieille, alors qu'on croyait que la carte vermeille était encore loiiin loin loin), et toujours pas de plan B à l'horizon.

De toutes façons, j'avais décidé de continuer encore un an dans l'enseignement pour être sûre que ça ne me plaît vraiment pas. Mais bon, encore un an, et alors? J'aurai 28 ans, je serai toujours jeune, mais toujours et éternellement trop vieille pour passer certains concours...

 

Mais surtout, j'ai pu me poser la question: à quel âge est-on "trop vieux pour ces conneries", comme le dit si bien Roger? Et surtout, que peut-on faire après des études littéraires? Vaste sujet, et j'essaierai d'y répondre, promis!

 

À suivre

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Published by LuPlume - dans Dans ma tête
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