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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 08:43

Non, mais le truc de ouf! J'ai vu un FILM! Sans déconner! Bon, pas au cinéma, et plus de trois mois après sa sortie, mais hey! j'ai vu un film, récent, qui plus est!

 

Bref. Drive est sorti à une période faste du cinéma, plein de films du Festival de Cannes sortaient, j'avais envie de tout voir, et le temps de rien. Et comme j'étais un peu à l'ouest, j'étais totalement passée à côté de ce film. Et puis, le nom ne me disait rien, quoi, encore un Fast and Furious? Un film avec des grosses voitures et des nanas à poil? Super. Et puis, finalement, plusieurs personnes dignes de confiance dont ma cops de cinéma m'ont assuré que ce film, il valait le coup.

 

Bon, comme d'habitude, je n'avais pas le temps d'aller le voir. Mais qu'à cela ne tienne, chez mes beaux-parents, y'a toujours tout pleins de films récents, et un week-end, j'ai trouvé Drive parmi eux. Je tanne tout le monde pour le regarder.

Et alors! Et alooors!

 

drive-affiche.jpg

 

1. L'histoire, le pitch (dans ta potch)

 

C'est l'histoire d'un mec (on la connaît) qui est chauffeur-cascadeur pour le cinéma le jour, et chauffeur pour les braquages la nuit. Et puis, un jour, il tombe amoureux. Non. C'est pas vraiment ça l'histoire. Enfin si. Mais si on s'y arrête, ça ne donne pas trop envie.

 

2. Pourquoi c'est une claque dans ta face

 

Bon, en fait, l'histoire, c'est limite le cadet de nos soucis. Disons qu'elle est importante, parce qu'on voit les motivations du héros (et puis, c'est original, un chauffeur de braquages) mais ce qui est vraiment, vraiment bien, dans ce film, c'est la mise en scène.

Les images sont beeeelles! On a l'impression de feuilleter un catalogue (un peu loin de La Redoute, là), enfin, j'veux dire, c'est tellement parfait.

C'est l'éloge de la lenteur: chaque situation, chaque mouvement, tout est soupesé, et porteur de sens.

 

J'essaie d'écrire ma critique, mais une petite voix ne cesse de me dire: "Non, mais parle du héros, là, c'est LUI." Oui, c'est lui. Putain mais ce mec, il te retourne la tête. Je ne parle même pas de l'acteur, qui est ultra charismatique (du moins dans ce rôle), et qui a une aura sexy-intello-virilo-tendro-miam-miam, que t'as envie de l'avoir devant toi et de lui dire qu'il a trop la classe. Mais en fait, je ne sais pas s'il y est tant que ça pour quelque chose. C'est son putain de personnage qui est un putain de personnage. Il décroche à peine quelques phrases, mais on ne peut pas s'empêcher d'être suspendu à ses lèvres. Il a un regard, un sourire (bon, je vous l'accorde, c'est l'acteur, ça) qui en dit long.

Le personnage, c'est un mélange de loup et d'agneau (merci La fontaine): il est d'une douceur incroyable, et tout d'un coup, il peut se montrer d'une extrême violence. Un peu barré, le gars, quand même. Et en même temps, en même temps, tellement attachant. Et puis, au final, il est la victime qui se défend, donc on comprend sa violence.

 

Bon, je n'arrive pas à écrire une critique digne de ce nom.

 

J'aime la réalisation, lente, cette manière de décaler le cadre, de ne voir les personnages que de côté, d'en haut, mais jamais (ou presque) frontalement. J'aime cette lenteur, et c'est là qu'on reconnaît sa force: quand un film n'est pas barbant alors qu'on reste parfois 15 secondes sur une image fixe, c'est fort.

 

Et puis, la scène dans l'ascenceur, tellement belle et glurp en même temps. Et puis, les autres personnages tout mignons qu'on dirait des poupées (la fille et le petit garçon).

 

Drive-BIS.jpg

 

A défaut d'être une bonne critique, c'est une critique honnête: je crois que Drive m'a tourné la tête.

 


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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 21:45

J'ai trouvé ce questionnaire chez notre expatriée en Inde (aka Soma), et je me suis sentie obligée de le faire à mon tour; défi personnel, intellectuel, et je suis contente d'y être parvenue!

 

Comment te sens-tu ?

En Enfance (Nathalie Sarraute). Un roman autobiographique que j’ai beaucoup aimé  (et qui m’a valu d’avoir mon Capes !). Je suis encore dans le monde de l’enfance, même si je grandis de jour en jour. Mais c’est si dur de se confronter à la dure réalité ! Je voudrais encore profiter de la douce  et tendre enfance… Heureusement, ma fille chérie est dans ce cocon de douceur, et ce pour encore quelques temps !


Décris là où tu vis actuellement :

Dans Le Ventre de Paris , même si je ne suis pas tout-à-fait dans le quartier décrit dans ce roman de Zola (que j’adore). Une ville riche, de couleurs, d’odeurs, de gens.   

 

Si tu pouvais aller n’importe où, où irais-tu :

  Brooklyn Follies (Paul Auster). New-York est une ville que j’ai vraiment envie de découvrir, et Paul Auster en est amoureux, manifestement.  

 

Ton, ta, tes meilleur(e)(s) ami(e)(s) est(sont) :  

  Trois amies (Judy Blume). Nous sommes bien plus nombreuses (/x) mais disons que le nombre de trois est souvent juste, d’une manière générale. C’est un chiffre clé (même si je m’éloigne, là !). Et puis, Judy Blume était incontournable pour parler d’amitié : l’amitié ne se construit-elle pas à l’adolescence  ? Et Judy Blume est vraiment une spécialiste des romans de l’adolescence (qu’est-ce que j’ai pu adorer ses romans, et notamment celui-ci !)


Toi et tes amis, vous êtes   

Les affinités électives (Goethe). Non pas que nous vivions une histoire d’amour, mais je dirais bien que l’amitié vient d’affinités, et je pense que, comme l’amour, l’amitié ne relève pas toujours d’un choix, mais d’une évidence.

 

Comment est le temps :

Un monde sans fin (Ken Follet). Le temps est long. Court. Sans fin. Le temps file. Et nous sommes perdus. (vous aussi ?) 


Ton moment préféré de la journée :  

La Nuit des Rois (Shakespeare). J’aime le soir, la nuit, quand tout est tranquille. Je ne sais pas si c’est mon moment préféré, mais c’est un moment que j’aime. Sauf quand j’ai beaucoup de boulot.


Ton animal préféré :  

Le Chat (Charles Baudelaire).


 

 

Viens, mon beau chat, sur mon coeur amoureux;

Retiens les griffes de ta patte,

Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux,

Mêlés de métal et d'agate.

 

Lorsque mes doigts caressent à loisir

Ta tête et ton dos élastique,

Et que ma main s'enivre du plaisir

De palper ton corps électrique,

 

Je vois ma femme en esprit. Son regard,

Comme le tien, aimable bête

Profond et froid, coupe et fend comme un dard,

 

Et, des pieds jusques à la tête,

Un air subtil, un dangereux parfum

Nagent autour de son corps brun.

 

Ton moyen de transport préféré :

Le crime de l’Orient Express (Agatha Christie). Je n’y suis jamais montée, mais j’aime le train, et monter dans L’Orient Express doit être extraordinaire ! Et puis, j’aime beaucoup ce roman.

 

Ta passion :

En lisant en écrivant (Julien Gracq). Bon, allez, j’avoue, je ne l’ai pas (encore) lu mais je l’ai dans ma bibliothèque ; j’avais programmé de le faire pendant ma préparation au Capes, et puis… le temps file, je l’ai déjà dit.

 

Livresmodif


Le défaut qui t’horripile le plus :

Orgueil et Préjugés (Jane Austen). Je suis une inconditionnelle de Jane Austen. Voilà, c’est dit.

 

Le métier qui te fait rêver :

Le médecin malgré lui (Molière) : un métier fantasmé. Mais je ne suis pas sûre qu’il me plairait dans la réalité (faudrait que je demande à Princesse Soma !) 

 

Ton histoire d’amour:

Premier amour (Tourgueniev) : premier, dernier, seul, du moins, c’est ce que mon cœur retient.   

 

Qu’est-ce que la vie pour toi :  

La vie devant soi (Romain Gary), La Vie mode d’emploi (Georges Perec).

 

Ta peur :  

Eloge de la Folie (Erasme) : pour moi, perdre le contrôle de son esprit est une perspective effrayante… 

 

Pensée du jour :

Le Dieu des Petits Rien (Arundhati Roy) pour deux raisons : d’abord parce que c’est un roman formidable et qui mérité d’être lu. Ensuite parce que la spiritualité est dans toute chose, et même si je ne suis pas (plus) pratiquante depuis de nombreuses années, j’ai toujours dans un coin de ma tête l’idée qu’il existe quelque chose, quelqu’un ?


Comment aimerais-tu mourir :  

Le grand sommeil (Raymond Chandler) : un bon policier classique. Mourir dans mon sommeil et vieille vieille vieille.


La condition actuelle de mon âme :

La Virevolte (Nancy Huston). Décidément, encore un auteur que j’affectionne particulièrement, une virtuose, qui propose toujours des textes poignants, qui font réfléchir, qui mettent de grosses grosses claques dans ma face, qui sont d’une beauté, d’une délicatesse. Et sinon, mon âme est en virevolte, toujours, puisqu’elle danse parmi les questions, et est légère, légère…   

 

Ton rêve le plus cher :

Au bonheur des dames (Zola). Oui, encore Zola.  Être heureuse, oui, c’est mon souhait le plus cher, n’est-ce pas celui de tout le monde ? 

 

Quel est le meilleur conseil que tu as à donner :  

Les amours (Ronsard).

 


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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 10:17

J'habite à Paris et en ce moment, où que je pose mes yeux, je trouve une expo ou un film que je veux voir. Le malheur, c'est que je débute en tant que maman et en tant que prof: je suis donc "overbookée", là où beaucoup s'en tireraient bien. Entre les cours à préparer à la dernière minute (rappelle-toi), les heures de sommeil à rattraper, les occupations de la bichette à varier, et le couple à préserver autant que possible, j'ai du mal à caser là-dedans des sorties culturelles.

 

J'ai donc décidé de me concocter une short-list histoire de voir si je réussirai à voir/lire tout ce que j'aimerais.

 

A voir (ciné):

 

- Polisse. #Check (quand j'ai prévu ma short-list, c'était en tête, et entre temps, c'est fait!).

- Métropolis

- Le Skylab (mais là, c'est rapé, ça ne passe plus)

- La Source des femmes

- La couleur des sentiments

- Drive (il paraît que c'est génial)

 

Bon, je ne suis pas trop exigeante, à vrai dire, le seul que j'ai vraiment envie d'aller voir au ciné, c'est Métropolis. Les autres, c'est juste pour me détendre.

 

A voir (expo):

 

- "Beauté, morale et volupté dans l'Angleterre d'Oscar Wilde", Musée d'Orsay. Jusqu'au 15 janvier.

- "Diane Arbus", Jeu de Paume. Jusqu'au 5 février.

- "Le peuple de Paris au XIXe siècle, des guinguettes aux barricades", Musée Carnavalet. Jusqu'au 26 février.

 

 

 

Alors là, c'est simple, je VEUX voir les trois. Sans exception.

 

A lire:

 

- Ken Follet, Un Monde sans fin. Commencé et je n'arrive pas à continuer, pas le temps. Et tant qu'à faire, j'aimerais aussi lire La Chute des Géants.

- Thomas Hardy, Métamorphoses. Commencé il y a un bail, vraiment, et pas eu le temps de finir non plus, grrr. D'ailleurs, du même auteur, et non terminé: Tess d'Urberville.

- Jorn Riel, La vierge froide et autres racontars.

- Hugo, Notre-Dame de Paris, Les Travailleurs de la mer, L'Homme qui rit.

 

Oh, et puis, un tas d'autres. j'ai envie de LIRE. Lire, lire, lire. Relire, aussi.


 

Voilà, c'était ma petite liste à moi, et j'ai maintenant bien envie de rayer une à une chacune des choses mentionnées ici, en précisant: "check".

 


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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 12:25

Voilà une rubrique que j'aurais du ouvrir depuis bien longtemps. J'aime lire, et s'il y a une chose dans mon métier qui soit proche de moi, c'est le fait de se plonger dans des textes (bien qu'au collège, ce soit plutôt plonger la tête la première dans la grammaire, et ça, j'aime moins...). D'ailleurs, il y a quelques mois, je participais au questionnaire d'Ali et vous informais de mes goûts de lecture ici.

 

Aujourd'hui, pas de roman mais une bande-dessinée. Je n'en lis pas énormément, mais quand même, j'aime bien. Je suis accro aux BD de Pénélope, de Margaux Motin et de Diglee, bien fifille, moi. Mais j'aime aussi Persépolis, Enki Bilal, Rosalie Blum, Monsieur Jean, Le Combat Ordinaire, j'ai aimé les Lanfeust (mais point trop n'en faut), Les Forêts d'Opale, ... Bon, vous l'aurez compris, ça part un peu dans tous les sens.

 

Et puis, à mon anniversaire, mon amoureux m'a offert Polina, de Bastien Vivès. Dès la couverture, j'ai su que ça me plairait.

 

Polina.jpg

 

Quand j'étais plus jeune, j'ai fait pas mal d'années de danse classique dans un conservatoire municipal. Bon, aujourd'hui, je suis toute rouillée, je n'ai jamais été souple, mais par contre, j'ai toujours eu des facilités pour la danse. Mais la danse classique, non, c'est définitivement une danse difficile. C'est un sacerdoce.

Par contre, je trouve ça merveilleux, magnifique. Cette grâce, cette légèreté, cette facilité apparente, derrière laquelle se cachent un travail incroyable, et des douleurs très vives...

 

Dans la BD de Bastien Vivès, on suit Polina, une jeune fille au destin de danseuse. D'abord petite fille, elle passe une audition à laquelle on lui fait de grosses critiques, mais elle finit par être prise. Tellement douée, tellement talentueuse que l'on exige d'elle plus que de la perfection. Et elle continue, elle continue.

Au fil de ses années de travail, d'apprentissage, elle tisse un lien très fort avec son premier professeur (celui que l'on voit sur la couverture), ce lien de maître à élève. Mais ce professeur fait vite figure de dinausore dans ce monde classique mais pourtant moderne. Ses techniques, ses cours, tout est dépassé. Polina finit par le quitter pour aller explorer le monde. Mais elle lui reste toujours très attachée, et c'est presque la seule. Elle est fidèle à cet homme qui lui a tout appris.

 

Dans cette oeuvre, nous voyons Polina évoluer, devenir femme, et faire des choix. Nous la voyons tiraillée entre le monde moderne et le monde classique, celui de son professeur. Et c'est finalement un nouveau monde, qu'elle ouvre, avec toute sa grâce et son originalité.

 

A la lecture de cette BD, de l'émotion, beaucoup, de l'admiration, de la tendresse. Les traits sont fins, délicats. Polina est une jeune fille à la fois exceptionnelle, de force, de grâce, et de talent, et à la fois si humaine, avec ses interrogations, ses coups de coeur, ses coups de gueule.

Parfois, les visages sont juste esquissés, dans un mouvement du corps, parfois l'expression du visage est au contraire travaillée, et l'on peut y lire les émotions.

 

Pour moi, Polina est un petit bijou, une perle dans ce monde de brutes. On y lit une histoire qui nous sort de nos habitudes, pour aller dans un monde d'initiés. C'est un voyage à faire.

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 09:30

Au cours de mes pérégrinations télévisuelles, je suis tombée sur un reportage (hem, euh "reportage", disons, "docu choc" pour être plus près de la vérité) dans lequelle une jeune fille de quinze ans était totalement associale car extrêmement, maladivement même, timide. Pour tromper son ennui, sa solitude, elle avait adopté plusieurs "bébés reborn". Hum, mais qu'est-ce que c'est?

Je sais pas vous, mais moi, quand j'étais petite (et par petite, je n'entends pas quinze ans, mais plutôt 7-8 ans), j'avais un poupon Corolle, qui ressemblait à un vrai bébé (enfin, je trouvais), qui sentait bon, et qui avait sa layette de bébé (grenouillère et pyjama, en gros). J'avais également un biberon magique, qui semblait se vider dans la bouche de mon poupon, et celui-ci fermait les yeux quand je le couchait. Ca, c'était avant.

 

Bebe-gloton.jpeg


Maintenant, on propose aux enfants des poupons qui tètent des seins en forme de fleurs (le Bebé Glotón déglutit et rote), et les poupons ressemblent tant à des vrais qu'on les croirait vrais. En fait, c'est affreux, parce qu'on dirait des bébés naturalisés. Empaillés, quoi! Ca fait froid dans le dos, hein?

 

La grande question, c'est pourquoi on en arrive là? Où se trouve la limite? C'est là tout le problème. Un attachement maladif à une poupée cache de gros soucis de sociabilisation. Finalement, la poupée n'est que le révélateur, même si personnellement, je trouve cela totalement affreux.

 

Les enfants ont de l'imagination. C'est un fait. Je crois que si on leur mâche trop le travail, ils la développeront moins, leur imagination. Je dis ça et à la fois, quand je regarde les catalogues avec des fausses mini pâtisseries pour enfants, je trouve ça hyper bien fait, et je me dis que j'aurais aimé avoir ça.Mais je me suis tout autant amusée à faire des pâtés dans le sable et à les donner à déguster à mes parents. Je vous el dis tout de suite, je n'ai pas de réponse à apporter. Nous sommes arrivés à une époque où les représentations sont de plus en plus précises. Certaines séquences de jeux vidéos sont si réalistes qu'on se demande parfois si ce sont des films, tournés avec de vrais acteurs. La télé-réalité se veut réaliste elle aussi (d'où le titre, bien sûr) et nous propose de cotoyer le quotidien de parfaits inconnus, pour nous distraire. En quoi cela est-il distrayant? Je pense que ça fonctionne comme pour les enfants, on aime voir vivre les autres, ça nous rassure, on se sent... moins seul?

Mais revenons à nos moutons. Quid des jouets hyper réalistes? Ce qui est sûr, c'est que je suis allergique aux bébés reborn, au bébé glouton (argh), à tous ces trucs qui font un peu peur. Je crois que ce qui m'inquiète, c'est la manière dont les enfants sont poussés vers l'âge adulte. Quand une petite fille ou un petit garçon joue à la poupée, cela doit rester un jeu. Le problème de ces poupées, c'est qu'elles obligent les petites filles à voir la réalité en face, sans s'en faire leur propre idée, sans qu'elles soient libres de laisser voguer leur imagination, leurs désirs. Les bébés "reborn" imitent à tel point les nourrissons réels qu'il existe toute une série d'accessoires, et mieux, que les réels accessoires de réels bébés sont utilisés pour ces poupées. Dans le reportage, la jeune fille installait un siège auto pour son "bébé" dans la voiture, par exemple.

 

J'espère échapper à tout ceci avec ma fille, et me cantonner aux mignons baigneurs Corolle et aux poupées en chiffon.Et j'essaierai de tout mon coeur de continuer à développer son imaginaire, grâce à des livres, par exemple, car les plus belles histoires se cachent dans la tête de nos enfants.

 

Et vous, qu'en pensez-vous?

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 11:00

Evidemment, ce film, j'en avais pas mal entendu parler. De tous les côtés, du bien, du mal, du drôle mais du triste, du pathétique, de la légèreté, de la musique... Et puis, j'étais tombée amoureuse de ce joli (ex) couple, ces deux jeunes gens si beaux, si attendrissants, si proches. 

Proches de moi, jeune maman adulescente, plus ado depuis un moment, mais encore insouciante. Insouciante jusqu'à l'arrivée de mon enfant, la prunelle de mes yeux.

Je connaissais le sujet du film, j'étais prévenue: j'allais pleurer.

 

Il faut savoir que moi, je pleure, et pas qu'un peu. J'ai toujours été une pleureuse, une émotive, une ultra-sensible, qui a la larme facile. Ajoutez à ce tempérament d'eau des hormones en folie, et une bonne grosse fatigue et vous m'avez, le jour où j'ai décidé d'aller voir La Guerre est Déclarée avec ma copine de cinéma (la même que pour H.P.). Et, bien évidemment, je n'ai pas failli à ma réputation, j'ai pleuré.

 

Mais alors, pas qu'un peu pleuré: un torrent de larmes. Je vous le disais il y a un moment, ma sensibilité est exacerbée, en ce moment, et surtout quand il s'agit d'enfants. C'est amusant parce qu'avant d'être enceinte et d'avoir ma fllle, c'était un sujet qui ne me touchait pas, ou presque (j'ai toujours eu un coeur tout mou): je trouvais les enfants mignons mais pas très drôles, et je regardais tout ça d'un regard un peu lointain. Ceci dit, je pense qu'en regardant ce film, j'aurais quand même craqué. Mais là! Mais là!

 

Guerreestdeclaree.jpg

 

Bon, passons un peu au sujet du film: un jeune couple, charmant et amoureux, donne naissance à un petit garçon adorable, Adam. Le problème, c'est que le couple découvre aux dix-huit mois du petit qu'il développe une tumeur au cerveau, un cancer. Et là, tout ne s'écroule pas, comme on pourrait le penser. Non, tout s'accélère, tout devient urgent, tout devient collectif. Les grands-parents et les amis sont là, pour soutenir le couple. Et ce couple est soudé.

 

Pour ce couple, il faut s'accorder: c'est elle qui apprend la première la nouvelle, et c'est elle qui est chargée de la lui apprendre, cette terrible nouvelle. Séparés pour l'annonce, ils se retrouvent rapidement, et se mettent d'accord sur un point: ne jamais essayer d'en savoir plus que les médecins. Chacun reste à sa place, dans son rôle. Toute l'énergie doit être mobilisée pour lutter, pour lutter de toutes ses forces contre cette maladie. Et surtout, ne pas aller chercher des renseignements à droite, à gauche, et certainement pas sur internet. Être parents, et tout faire pour protéger leur enfant.

Au fur et à mesure, la maladie qui dure les oblige à s'installer au plus près de la chambre d'hôpital. On voit le quotidien de ce couple devenu peu à peu des parents dans la douleur, et des combattants très puissants.

Dans cet hôpital, beaucoup d'enfants malades, des enfants qui meurent, le couple qui ne sait pas comment réagir et ne veut pas se laisser ralentir, se laisser entraîner par cette horreur; le couple qui fatigue, ne supporte plus ces murs, cette chambre, la maladie, mais doit se forcer.

 

Tout ce quotidien est montré par Valérie Donzelli et par celui qui fut son compagnon, et avec lequel elle a effectivement vécu cette tragédie, Jérémie Elkaïm. Oui, c'est un film autobiographique. Et pourtant, non ce n'est pas un film individualiste; c'est un film qui touche tout le monde. Je ne dirais pas "c'est une belle leçon de vie" mais je n'en pense pas moins. C'est-à-dire que dans cette catharsis, on se trouve face à un drame que chaque parent redoute, et on se vide de tout le chagrin que l'on pourrait avoir. Et on en ressort avec une certaine force. Je ne vous mentirai pas, à la sortie, j'étais bouleversée, ma copine (nullipare) aussi, et j'étais juste totalement incapable de trouver de la force en moi. Mais ensuite, après réflexion, après un bain de larmes, j'ai compris le beau message de ce film.

 

Unis, on est plus forts; on peut lutter contre toute l'horreur du monde: et enfin, après un drame, on peut se relever.

 

Alors, oui, il y a des maladresses dans ce film. Parfois, certaines scènes, certaines réactions, certains jeux sonnent faux. Mais la fraîcheur du film est plus forte que tout; et la musique joue clairement un rôle important.

Pendant le film, j'avais envie de détourner les yeux, de ne pas voir toute cette douleur, cette injustice, je ne voulais pas voir ce petit garçon, si adorable (très bien choisi) souffrir. Je ne voulais pas voir cette réalité, cette possibilité. Et après l'avoir vu, je suis changée. Je suis moins innocente, mais je suis armée. J'espère ne jamais avoir à me battre, j'espère ne jamais avoir à vivre cette guerre. Je ne veux pas savoir si finalement, ces armes, je saurais m'en servir...

 

La scène finale, quant à elle, je l'ai trouvée sublime. La musique, les ralentis, la sobriété mais en même temps l'amour, la douceur, la tendresse, et le sentiment de libération le tout dans une ambiance onirique, j'ai plongé. Rien que pour cette scène, ce film vaut le coup.

 

La Guerre est Déclarée, c'est pour moi un film d'espoir, de lutte, un film galvanisant, drôle, triste, prenant, un film qui donne des armes, de la force, un film à côté duquel il ne faut pas passer. Sans oublier les mouchoirs, c'est sûr...


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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 11:00

Allez, j'me lance, j'ai pas mal de films en retard. Je vous avais promis un petit compte-rendu après la vision de la seconde partie, alors, let's go, folks! (ça fait deux bons mois que j'ai vu le film, alors les approximations sont légions, et la critique sera nettement moins fouillée que pour la première partie).

 

Cet été, fébrilement, j'ai sondé toutes mes connaissances pour trouver une bonne âme acceptant de m'accompagner voir H.P. en 3D, s'il vous plaît. J'ai fini par trouver une copine compatissante, et nous voici installées devant un écran géant, avec des lunettes lourdes sur le nez, doubles lunettes pour moi puisque je suis myope comme une taupe. Très vite, me voici replongée dans le film:la guerre est déclarée entre Voldemort et Harry Potter. Les personnages se déchaînent, certains prennent de l'importance, on découvre pas mal de choses sur eux.

 

Niveau images:

 

La 3D, c'est quand même sympa. Même quand il ne se passe rien, strictement rien, encéphalogramme plat (je suis replongée dans les vieux épisodes d'Urgences, en ce moment), on en prend plein la vue, on ne s'ennuie pas. Mais pour autant, la 3D dans Harry Potter, que j'attendais avec impatience, est décevante. On a vraiment l'impression qu'elle a été ajoutée parce que ça se fait en ce moment, nouvelle technologie tout ça, mais elle n'est pas bien utilisée. Il y a des passages où elle manque, et d'autres où elle est inutile. Et pourtant, c'est typiquement le genre de films pour lesquels la 3D semble indiquée. Ce qui est le cas, d'ailleurs, c'est juste qu'elle est mal dosée. Un point pas terrible, donc.

En ce qui concerne les images, en elles-mêmes, je suis toujours aussi fan, surtout dans ces derniers épisodes où tout s'est assombri. On se laisse facilement emporter par cette ambiance d'effervescence sombre, dans ces grands espaces (numériques).

 

Niveau histoire:

 

Bon, puisque j'avais lu les bouquins, pas de surprise (enfin un peu parce que j'avais oublié tous les détails). L'histoire est sombre à souhaits (enfin, c'est relatif, n'oublions pas que c'est Harry Potter, quand même), les personnages luttent pour survivre, certains héros meurent, d'autres survivent, c'est le grand échiquier de la vie, quoi...

La recherche des Horcruxes bat son plein, mais moi, j'ai pas tout compris, je crois, parce qu'il en manque dans le compte, "le compte n'est pas bon". Mais après, de là à dire qu'ils se sont foirés... Bon, d'accord, c'est peut-être juste moi.

Il s'agit là vraiment d'un film d'action, si l'on peut le qualifier de tel, contrairement à la première partie, plus "intellectuelle" (peut-être une hérésie de dire ça, quand même), bon disons plus "psychologique" (c'est mieux? Je ne trouve pas le mot exact). En effet, cette seconde partie est vraiment consacrée à la guerre entre les deux partis, une guerre sans merci avec debeaux morceaux de bravoure.

 

Et puis, il y a la fin. Ooooh, la fin. Déjà, dans le roman, je l'avais trouvée à côté. Pas tant dans ce qu'elle raconte, au contraire, mais dans la façon de raconter.

 

ATTENTION SPOILER:

Tellement cucul la praline, mais teeeeellement! Et dans le film, c'est pire, je crois. Les acteurs sont vieillis, pour faire quinze ans après ou vingt ans après, je ne sais plus, et c'est ridicule. Dommage, parce que le film ne l'est pas, mais cette fin, pfiuuu, je la trouve ratée. Pourtant, ça me fait plaisir, de voir les personnages évoluer, de voir leur vie future. Mais bref, la réalisation est foirée, sur ce coup.

 

Bon, pour conclure, parce que faudrait pas rester trop longtemps là-dessus, quand même, le film est distrayant, et répond pas mal à ses promesses, sauf que moi, j'ai quand même préféré le premier (ça se sent dans la critique, je pense).


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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 09:00

**** Attention, digressions à gogo inside ****

 

Comme beaucoup, au départ, je n'avais pas envie de lire Harry Potter. Trop de succès, et puis, c'est pour les gamins. Une très bonne amie lisait les bouquins, et un été, alors que je n'avais pas de lecture prévue, je lui ai demandé de m'en prêter un (deux ou trois tomes étaient sortis). Révélation, pour moi. J'ai adoré, cet univers magique, drôle, sombre, merveilleux. Si plein d'imagination. Aujourd'hui, je ne vais pas vous écrire de critique sur la saga de J.K. Rowling, mais quand même, je voudrais dire que c'est très bien écrit. Et honnêtement, c'est rare, surtout dans ce genre de romans. C'est-à-dire que, même quand le sujet est intéressant, souvent, le style pèche (et pas qu'un peu). Je ne suis pas spécialiste, loin de là, mais j'ai quand même quelques points de comparaison, et le plus probant est Twilight, de Stéphanie Meyer. Bon, je ne voudrais pas me faire d'ennemi(e)s, alors je ne développerai pas trop (et puis, j'en n'ai pas envie, et na!) mais j'ai lu les quatre tomes (j'aime bien finir quand j'ai commencé quelque chose) et ça va de mal en pis. Le premier, passe encore, l'histoire est franchement alléchante, et on se prend facilement à l'histoire. Le style est déjà un peu léger et énervant, mais on peut passer outre. Après, ça se gâte, et le dernier tome est franchement indigeste. Bon, je m'excuse de dire ça, ça fait un peu snob et c'est hors sujet, mais j'utilise toute l'argumentation possible pour mettre en valeur mon chéri, Harry Potter. Dans le genre critique littéraire, j'aurais beaucoup de succès actuels à dégommer par ma critique acerbe (et là, j'me la pète alors que pfiuuuuu!), mais peut-être devrais-je ouvrir une nouvelle rubrique, genre "J'ai lu" (j'y pense) ou "Mes plus belles critiques de bouses" (bon, là, j'y vais un peu fort!). Non, et puis, je dis bouse, mais j'ai quand même lu, et j'ai dépensé mes sous pour les acheter neufs, et personne ne m'a forcé (et j'ai même regardé les films Twilight). Jetez-moi la pierre, now.

 

Fin du Hors-Sujet. Tout ça pour en venir au fait que J.K. Rowling, bah, je l'admire beaucoup, et Harry Potter, c'est une réussite. J'ai donc lu TOUS les livres de la saga, et à ce propos, les deux derniers livres sont (un peu) moins biens (vous voyez, même HP tombe dans ce travers). Mais bon, j'ai A-DO-RE et je me suis bien sûr précipitée au cinéma voir chacun des films. Enfin... chacun? C'est-à-dire que non, je n'ai pas vu au cinéma ce Harry Potter dont je vais vous parler. Oui, mais je l'ai vu chez moi, je ne vous livre pas une critique d'un film non vu! Et chez moi, j'ai une immense télé, cadeau de mes beaux-parents, alors, c'est presque comme au cinéma (sauf quand on doit baisser le son pour ne pas réveiller ma bichette...). Pas vu au cinéma car il est sorti fin novembre, et ma bichette est née début novembre. Pas moyen de la confier, même pour aller voir mon héros préféré au cinéma.

 

Bref, la semaine dernière, je me suis décidée et j'ai embarqué le papa de bichette, tant qu'à faire, à regarder cet avant-dernier épisode.

 

hp7part1.jpg

 

Le Pitch, pour commencer:

 

Ne comptez pas sur moi non plus pour vous faire un résumé des épisodes précédents, je suis déjà assez hors-sujet comme ça. Sachez quand même que ATTENTIOOOOOOOOOOOON SPOILER!!!! (on ne sait jamais) dans l'épisode précédent, Dumbeldore, le grand sorcier directeur de Poudlard-Hogwarts a été tué par Severus Rogue-Snape (peut-on m'expliquer pourquoi les noms changent de l'anglais au français?), sous les yeux d'Harry Potter, tandis que Voldemort, le grand méchant sorcier, était revenu et avait retrouvé ses partisans nombreux. Enfin, toute la ville était aux mains de Voldemort, y compris le Ministère de la Magie.De plus, Harry et ses amis ont découvert que Voldemort avait séparé son âme en sept Horcruxes (objets maléfiques), y compris son propre corps.

 

Dans cet épisode, tout le monde se prépare à la grande guerre qui va opposer Voldemort et ses partisans, et les autres. Classique opposition du bien et du mal, en somme. Au début du film, tous les héros sont réunis pour célébrer le mariage de l'un des frères de Ron, Bill Weasley. Mais très vite, la cérémonie dégénère et des "Mangemorts" viennent pourrir l'ambiance (les enfoirés!). Harry Potter décide de partir à la recherche des Horcruxes, aidé de Ron Weasley et d'Hermione Granger, ses fidèles amis, et ils vont tenter de trouver comment détruire tous ces Horcruxes contenant l'âme (noire) divisée de Voldemort, de manière à éradiquer le mauvais bougre de la planète définitivement.

 

Ce que j'en pense, comment ça se passe, tout ça:

 

L'histoire n'est pas évidente. On ne comprend pas toujours tout, même quand on a lu le livre. Le film est simplifié, bien sûr, mais l'univers créé par Rowling est quand même sacrément complet et tordu, donc certaines nuances m'échappent, personnellement. Mais bon, ça n'en rend la Saga que plus mystérieuse.

 

Dès le début, l'ambiance, sombre sombre sombre, est posée. Les héros ont grandi, et ça se voit. On n'a plus du tout l'humour bon enfant des premiers épisodes, c'est du sérieux, là, le monde est en danger. D'ailleurs, le monde réel est attaqué, lui aussi, par les Forces du Mal. 

Hermione, pour protéger ses moldus de parents (les loosers!) est obligée de s'effacer totalement de leur mémoire. Plus de fille, plus de photos avec elle, plus rien. C'est assez émouvant de voir les souvenirs s'effacer des mémoires et des cadres photographiques.

Harry, assombri par la mort de Dumbledore, est plus grave que jamais.

Quant à Ron, il se montre amoureux d'Hermione, et il garde son potentiel comique, du moins au début du film.

 

Malgré ce lourd climat, une scène très amusante - et très réussie - se produit durant les premières minutes: comme Harry est activement recherché, en tant qu'ennemi number one de Voldemort, les membres de l'Ordre du Phoenix (la Résistance) et les amis d'Harry vont lui venir en aide. La moitié d'entre eux doit se faire passer pour Harry, ils vont donc boire une potion appelée Polynectar et se métamorphoser en Harry. Très très drôle.


Harry-Polynectar.jpg

 

Malheureusement, cette aventure va tourner au drame puisque l'un des accompagnateurs des faux Harry va trouver la mort. Et toc, le film commence bien.

 

J'arrête ici pour ne pas vous raconter tout le film.

 

Dans ce film, contrairement à ce qu'on a l'habitude de voir dans un Harry Potter, tout va lentement. Non, j'exagère, mais tout va plus lentement. Quelques scènes sont exaltantes (la géniale "visite" du Ministère de la Magie, la baston avec un gros serpent (Nagini), la scène où lnos héros sont emprisonnés par des Rafleurs...). Mais une grande partie du film tourne autour de la recherche des Horcruxes. Harry campe avec Hermione et Ron (même si celui-ci a quelques problèmes de jalousie) dans divers endroits, tout en réfléchissant aux lieux où pourraient se cacher les Horcruxes. Le papa de bichette m'a dit "on dirait Les Randonneurs". Oui, bon, si on veut... Moi, je trouve plutôt que ces scènes ressemblent à des scènes du Seigneur des Anneaux, avec Harry dans le rôle de Frodon, et Hermione dans celui de Sam (le Hobbit Joufflu, comme le nomme l'affreux Gollum). Et surtout, avec de grands paysages impressionnants, à dominantes vertes, bleues, grises, mis en valeur par de longs panoramiques (aaaah ça, ils aiment les panoramiques). Moi aussi, j'aime ça, d'ailleurs.

 

En fait, en repensant à toutes les scènes du film, je me rends compte que j'ai vraiment beaucoup, beaucoup aimé. On y trouve de tout, de l'action, de l'amour, de l'émotion en pagaille...

 

Moi, je suis super émue par Ron, par exemple, le jaloux de service, maladroit, et amoureux. Et plus on avance dans la saga, plus les personnages sont attachants.

 

Et puis, on a des trouvailles bien sympas, dans le film: un petit bijou, la scène d'animation qui illustre le conte de Beedle le Barde, lu par Hermione, Le Conte des Trois Frères, qui parle des Reliques de la Mort,  celles qui donnent son titre au film. Ce petit bijou, réalisé par Ben Hibon, fait penser à certains films de Tim Burton (genre Corpse Bride/Les Noces Funèbres, par exemple) résout de manière admirable la problématique de l'adaptation, de l'histoire dans l'histoire: on change de format, on change d'image, mais on garde un pied dans l'histoire principale puisque c'est Hermione le narrateur. Délicieux petit film, à la fois cruel et avec une morale, comme tous les contes.

 

Relique-Mort-Cape.jpg

 

Vous l'aurez compris, je trouve que cet avant-dernier épisode de la saga Harry Potter est une réussite. D'aucuns pourront critiquer sa lenteur, moi, je la qualifierais de lente maturation. On y trouve, outre une palette d'émotions, de très belles images, des personnages plus humains, paradoxalement, et plus travaillés. A l'ordinaire, je suis toujours un peu frustrée, le film passe trop vite, je n'ai pas eu le temps de profiter des personnages, il manque telle ou telle chose, mais dans ce film, non. Ce qui m'interroge finalement sur l'utilité de couper l'épisode en deux longs films plutôt qu'un seul. Choix très judicieux, à mon avis, ici, et qui aurait pu avoir des avantages pour certains des précédents.

 

Une belle préparation au très attendu final de la Saga, dont je vous livrerai la critique dès que j'aurai trouvé le temps de retourner au cinéma (et de le voir en VO et en 3D, comme tout fan qui se respecte).


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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 09:00

Moi, j'aime beaucoup Léonardo. Longtemps, il a été victime du film qui l'a lancé, Titanic. Tiens, j'aurais bien pu vous faire un article sur Titanic, vu de nombreuses fois, et adoré par la midinette que je suis (j'allais dire que j'étais, mais soyons un peu honnêtes, je le suis toujours). Bref, Léo a quand même traîné un bon bout de temps son image de beau gosse pour les minettes, ce qui, paradoxalement, a décrédibilisé ses talents d'acteur tout en lui assurant une notoriété, son tremplin.

Bref, en fait, c'est un super acteur. Il n'a pas tellement changé, en fait. Quelques petites rides bien placées, un corps moins fluet, une bouille moins adolescente (quoi que...) et voilà* (* En français dans le texte...). Personnellement, je le trouve mieux comme ça, et surtout, au fil de ses films, j'ai découvert que c'est un fantastique acteur, non limité aux rôles de beau gosse (Titanic et Roméo+Juliet, ça commence à te poser un GossBo). Et puis, j'aime les films qu'il choisit de tourner. Faut dire qu'il a la chance d'être souvent dirigé par Scorcese, ça aide. Mais aussi Spielberg, Mendes, et bientôt... Clint Eastwood! (le rêve, va falloir que je trouve quelqu'un pour garder bichette!).

 

Bref, ne pouvant aller au cinéma ces derniers temps, je suis donc à la bourre pour voir les derniers films et ça me manque. Ce week-end, chez mes beaux-parents, j'ai pu rattraper mon retard en regardant Shutter Island. Hmmmmmm..... alors alors, par quoi commencer?

 

Shutter-Island.jpg

 

Déjà, le Pitch: (faites gaffe, peut y'avoir du Spoiler là-dedans)

 

Teddy Daniels, Marshal (Léo), et son coéquipier sont envoyés sur Shutter Island, une île qui accueille un hôpital psychatrique/prison, pour enquêter sur la disparition inquiétante d'une malade-détenue, Rachel Solando, infanticide. Celle-ci a disparu de sa chambre pourtant verrouillée à quadruple tour, sa disparition est donc mystérieuse (et on pense tout de suite au Mystère de la Chambre Jaune. La comparaison s'arrête là, bien sûr).

 

Rien qu'à lire ce pitch, on en a froid dans le dos. Une île peuplée de dangereux criminels fous, la disparition mystérieuse de l'un d'entre eux, argh!!!! ATTENTION, DERRIERE TOI!!!!!

 

De plus, le héros, Teddy, a des visions, et l'on apprend dès les premières minutes que sa femme est décédée dans un incendie, mais attention, hein, pas brûlée mais asphyxiée (ah, ouf, suis rassurée...). Ooooh, yeah, ça va pulser!

 

Mon avis que je partage:

 

Le début du film est franchement bien réussi. Une petite discussion entre les deux flics nous apprend que le Marshal est veuf, et ça a l'air glauque. Et puis nous rencontrons l'île, en même temps que nos deux compères, et l'ambiance est posée. Il fait un temps de chiotte, il fait tout gris, l'île est imposante, entourée de barbelés électriques. Les responsables de la sécurité de l'île sont aimables comme des portes de prison (ce qu'ils sont, en fait), et il y a des bâtiments interdits. Tout est réuni pour un bon film à suspense... Des jeux entre ombre et lumière mettent le spectateur dans l'ambiance, dans une atmosphère froide, glaciale même.

 

Bref, y'a de la belle image, du genre qui te prend aux tripes. Et puis, y'a l'histoire. Le héros, le Marshal, semble avoir quelques problèmes. Il a des migraines violentes, avec des flashs lumineux (bah oui, quand t'es migraineux, t'es photosensible) mais en fait, il a aussi des visions bizarres. Des visions de sa femme morte, et d'enfants morts noyés. Oui, parce que la folle meurtrière qui est recherchée sur l'île, elle a noyé ses trois enfants. Sympa. Bon, donc, on sent que le héros n'est pas au top de sa forme, normal, en même temps, à sa place, j'en mènerai pas large. Mais y'a pas que ça. On se rend compte qu'il se passe des trucs bizarres, sur cette île. C'est pas mal amené, parce que ça ne vient pas d'un coup. On se rend compte qu'il y a des trucs étranges au fur et à mesure.

 

D'abord, c'est le Marshal qui, en fouillant dans la chambre jaune, trouve un indice sous la forme d'un morceau de papier avec des chiffres. Ces chiffres semblent mettre mal à l'aise les médecins qui dirigent le centre... Puis, en interrogeant les malades, Teddy reçoit un message de l'une d'entre eux, passé discrètement, qui lui fait comprendre qu'il est en danger.

 

Mais après, tout part en vrille. Les cauchemars de Ted sont de plus en plus présents, de plus en plus horribles, et c'est de plus en plus agaçant. En regardant le film, on en prend plein la tronche mais ça devient désagréable, à force. Et puis, le coup de ne pas savoir si le héros rêve ou pas, ça va bien deux minutes. Enfin, c'est pas vraiment ça, parce que j'ai aimé Inception, par exemple, ou Total Recall, mais là, c'est juste que c'est lourdingue, quoi. Le mec fait des rêves de camps de concentration, de femmes et d'enfants morts de froids, morts brûlés, morts noyés, morts assassinés, c'est horrible, quoi. Et pendant un moment, dans le film, ça n'arrête pas. Et puis, ouf! ça se calme.

 

Bon, en fait, en connaissant le fin mot de l'histoire, on comprend un peu mieux pourquoi Scorcese nous a fait ça. Mais c'est quitte ou double, parce qu'à un moment, on risque de décrocher... Parce qu'à force de brouiller les frontières entre folie, rêve et réalité, le spectateur est perdu (oui, je sais, c'est le but) mais d'une manière pas agréable. Trop, c'est trop.

Mais en fait, ça vaut le coup d'aller jusqu'au bout (je ne vous révèle pas la fin, c'est contre ma religion). Tout se met en place, mais en même temps, on est sacrément destabilisés, enfin, je trouve. Bon, je ne voudrais pas trop en dire, pour ceux qui n'auraient pas vu le film, mais sachez qu'il ne faut pas le lâcher en cours de route.

 

Donc, pour résumer, le début et la fin du film sont plutôt des réussites, mais au coeur de l'intrigue, on risque de se lasser d'être secoué dans tous les sens, ça sent limite le foutage de gueule. Mais comme la fin justifie les moyens (c'est exactement ça), Shutter Island vaut le coup, en fait.

Je dirais que Scorcese fait un énième film sur la mince frontière entre folie et réalité, mais qui apporte un nouveau point de vue. Oui, oui, Scorcese n'est pas un débutant, ouf!


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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 11:25

J'ai été attirée par un lien de l'un de mes contacts FB (Yes, We keep In Touch) qui citait un article du Monde, qui vient de sortir: on aurait trouvé de l'eau liquide sur Mars (ça fait bizarre de lire de l'eau liquide, non? Le feu ça brûle et l'eau ça mouille, tout ça?).

C'est-à-dire qu'apparemment, l'eau, c'est la condition sine qua non pour permettre éventuellement une installation sur Mars. Comprenez: nos enfants, euh, nos petits-enfants, euh, nos arrières petits-enfants, peut-être plutôt, pourront peut-être aller vivre sur Mars. J'sais pas vous, mais ça me rend un peu ouf, cette idée.

 

Déjà, moi, je suis un peu claustrophobe, les ascenseurs, ça me fait peur, l'avion, je flippe totalement, alors un voyage sur Mars??? Combien de temps ça peut durer? Pas pratique pour rendre visite à ses arrières petits enfants, ça.

 

Et puis, y'a pas à dire, mais le paysage n'est pas franchement fun. La planète rouge... Rouge, rouge rouge... ça énerve pas un peu, cette couleur?

 

Enfin, moi, depuis que j'ai vu Total Recall, j'ai un peu peur de Mars. J'sais pas vous, mais Quatto, c'est pas franchement le gendre idéal (même s'il est sur-intelligent, le physique, ça compte quand même un peu).Quatto-72.jpg

 

Miam, hein? Bon, y'a aussi la nana aux trois seins, mais je suis sûre que c'est super rare, cette anomalie.

 

Par contre, j'aimerais bien voir à quoi ça va ressembler, tout ça. J'ai l'impression que ça fait super longtemps qu'on n'a pas vu de film de SF du genre, ou c'est juste que je ne vais plus au ciné?

 

Dans le genre, je suis une fan absolue de Marty Mc Fly, Retour vers le Futur, bien sûr!

 

marty2.jpg

 

Franchement, à voir maintenant, c'est carrément jouissif. Dans le deuxième épisode, on fait un saut en 2015. Bon, vous me direz, qui sait? Peut-être que dans quatre ans, les Delorean qui volent seront peut-être monnaie courante, et on aura tous un blouson auto-ajusté et auto-séchant, pratique en cas de pluie.

 

Blouson-Retour-Futur.jpg

 

Ce détour pour dire qu'il est bien impossible de prévoir comment nos arrière petits enfants (ou arrière arrière, ou... bref) vivront. Mais une chose est sûre, c'est que la Terre va finir par être obsolète, et que c'est sur Mars qu'il faudra vivre. J'espère que les loyers seront abordables, et qu'il y aura plus de place en crèche... (toujours pas de mode de garde, non).

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