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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 10:10

Pas de bilan 2011 ici. Pas de bonnes résolutions pour 2012.

 

J'ai essayé, j'ai raté. J'avais plein de films, d'expos et de livres à voir, à lire, à faire, et rien, rien, rien. Rien n'a bougé d'un iota depuis que j'ai esquissé cette #check-list il y a presque deux mois. Et pourtant, j'y ai pensé tous les jours. Tous les jours, j'avais cette liste dans la tête, et tous les jours, j'ai vu défiler les heures, les minutes, les secondes sans pouvoir me décider à m'accorder ce temps pour accomplir tout ça.

J'ai déjà raté l'exposition du musée d'Orsay, et pourtant, j'y tenais. Je vais m'offrir un bouquin, à la place, mais je suis déçue...

 

Beaute--morale-et-volupte-dans-l-Angleterre-d-Oscar-Wilde.jpg


Je ne trouve pas le temps, bordel, et ça m'énerve. Et pourtant, j'en ai, parfois, du temps. Mais je le passe à comater sur le canapé devant la télé, et à tenter de recharger mes batteries/ de vider ma cervelle, seule, chez moi. Ces précieuses minutes pourraient être mises à profit pour me "culturer" mais je n'en ai pas la force.

 

Et puis, je me rends compte que quand je suis avec ma fille et mon mec à moi, il faut que je profite. J'ai encore du mal, mais j'essaie. Sans penser à la minute d'après. Du moins, c'est ce que je voudrais faire. J'ai encore du mal, car je m'angoisse toujours, et j'ai peut-être toujours besoin de contrôler? Tellement l'impression de manquer de temps que je fais plein de choses (futiles, hein) en même temps, sans profiter du moment, et je me gâche mes bons moments. Alors je crois que si je n'ai qu'une bonne résolution, cette année, c'est celle-ci: profiter de l'instant présent. Trop de choses qui rappellent que la vie, c'est mortel. Alors, au risque de me replonger dans ma peau d'ado, je dirais Carpe Diem, les amis, rien n'a été dit de plus sage, finalement.

 


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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 21:09

Dernières semaines difficiles beaucoup de choses en tête je n'arrête pas de cogiter et jamais le temps de venir ici vous raconter mes montagnes russes émotionnelles coups de mou coups durs de la vie difficultés d'être parents d'être couple une mort si bête des déclics ou pas des remises en question mais pas toujours des cours baclés des élèves énervants pas suffisamment de temps pour profiter de ma bichette de mon amoureux de moi de mon appartement de mes pensées de mes livres de ma musique de mes images de mes photos de mes expositions de mes films les vacances scolaires salvatrices arrivent je vais enfin pouvoir remettre un peu d'ordre dans ma vie et me poser pour retrouver mes deux amours et prendre du temps pour moi peut-être pour eux je l'espère dernière ligne droite encore deux jours

 

♥elle marche♥

 


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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 13:00

Bon, le problème, c'est que je n'ai pas trop trop confiance en moi. Je pense que tu le sais, depuis le temps que je le dis (je crois), mais le fait est que c'est plutôt vrai.

L'autre jour, j'étais à l'anniversaire de ma meilleure copine (oui, comme au collège, d'ailleurs, on se connaît depuis le collège, et je l'adore, c'est comme ça); contrairement à d'habitude, y'avait tout plein de gens que je ne connaissais pas. Bah oui, elle a un chéri depuis quelques mois, et donc, les amis de ce chéri, je les connais pas.

Bref, quand il y a des gens que je ne connais pas, je crois que souvent, je n'ose pas aller vers eux. On était dans un café, mais le genre café cool, de parisien, tu vois, les cafés dans lesquels personne n'est assis, ou ne reste assis à la même place, où tout le monde parle avec tout le monde, bref, tu vois le principe. (oui, j'ai dit "le café de parisien", parce que c'est un peu comme ça qu'on présente Paris, comme le lieu de toutes les sorties... et c'est pas faux).

 

Ce jour-là, je me suis sentie: vieille (alors que je n'ai que 28 ans (j'ai du faire un effort de mémoire pour ne pas me planter)), et chiante. Dans le sens d'inintéressante.

 

Petit détour (qui va expliquer ce titre): moi, dans le genre je m'écrase, je peux être pas mal. Tout dépend du contexte. Je suis capable d'ouvrir grand ma bouche et de dire ce que je pense, ça m'arrive même souvent. Mais je ne suis pas une grande gueule. Je sais dire non, et dire ce qui ne me plaît pas. Mais quand je suis mal à l'aise, je deviens une vraie limace. Je suis du genre à m'excuser quand on me marche sur les pieds. Si on me demande de m'excuser, je le fais platement, même quand je ne suis pas coupable.

Je te rassure, je ne suis pas une totale carpette. Et même que je suis en train de changer. A la base, jeune fille, j'étais plutôt "cool": sans être la fille que tout le monde admire au collège (non, loin de là), je faisais partie des gens qui s'entendent bien avec tout le monde, j'avais un groupe d'amis cool, j'étais plutôt aimée. Et je m'aimais plutôt pas (trop) mal, avec des hauts et des bas, une ado, donc.

Je ne sais vraiment pas ce qui s'est passé: peut-être mon histoire d'amour que j'ai pris dans les dents, peut-être certains échecs, peut-être mon histoire familiale (rien de très palpitant ni d'exceptionnel, je n'en parle pas ici, mais je me comprends); en tout cas, peu à peu, les crises de confiance sont devenues quasi permanentes.

 

Pourtant, pas de raison particulière, non, franchement: je ne suis pas moche, je ne suis pas bête, j'ai un amoureux extraordinaire, j'ai réussi mes études (mais déjà, là dedans, y'a quand même des trucs qui ont déconné), j'ai une famille aimante, des amis sympas, et une fille... pas d'adjectif, elle est tout. Une perfection, une fée. Mon amour.

Donc, pas de raison visible à cette non confiance.

 

Je te disais que je suis en train de changer: depuis que j'ai ma fille, j'essaie de ne plus me laisser marcher sur les pieds. Et ça fonctionne. Je me retrouve un peu. Mais ça n'empêche pas certaines crises...

 

En écrivant tout ça, je me rends compte d'une chose importante: je suis souvent dans la nostalgie. Je crois que c'est assez clair: je n'ai pas envie de grandir, de vieillir, de mourir. Pas envie d'avancer. J'ai peur. Allez, du courage! Je suis bien entourée.

C'est étrange: j'ai à la fois hâte de voir plus loin, mais peur de laisser derrière moi de magnifiques années, pendant lesquelles je me sentais incroyable.

 

Fin du détour: retour à cette soirée, donc. J'ai discuté avec un mec producteur de cinéma. Et je me suis sentie teeeellement inintéressante! On en revient à la vie rêvée dont je te parlais il y a quelques épisodes. Moi, avant, je rêvais ma vie de scénariste. Je lui ai dis, à ce producteur, parce que, c'est plus fort que moi (mais je suis sûre qu'on fait tous pareil), j'adore dire que j'ai fait une licence de cinéma (c'est vrai, hein, pas un mensonge!), je sais que ça fait toujours son petit effet, surtout quand on sait que je suis prof, puisqu'on n'imagine pas ça. Pas de bol, ce soir-là, j'avais avant parlé à une prof de français qui va démissionner pour faire du cinéma avec ce mec, et qui a déjà réalisé des films. Premier coup dans la face: et moi? J'aime le cinéma, mais je n'ai JAMAIS rien fait.

Puis, donc, je parle avec ce mec: je lui dis que je voulais être scénariste, plus jeune. Ile me demande si j'écris, ah bah non, en fait, je n'ai plus jamais écris depuis des années. Après, il me fait tout un laïus sur les scénaristes, plein de choses intéressantes auxquelles je n'avais jamais pensé, moi qui dis que je veux faire ce métier... Pour finir, il me dit "euh, j'vais fumer" et ne revient plus jamais.

 

Donc, là: je me suis sentie très chiante, rien à dire; très conne; incapable de se réaliser. Puis, après, j'ai remarqué que tout le monde parlait avec tout le monde sauf moi, qui restais toujours à la même place.

 

 

Bref, je deviens mémère. Et j'ai décidé que ça n'allait pas du tout, ça. Donc, je vais me prendre en main (tintiiiiin, décision du dimanche). On verra si ça marche.

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 10:02

Hier, c'était l'anniversaire de ma bichette. J'ai pensé à elle toute la journée, le coeur en fête, de l'amour plein les mirettes. Par contre, niveau cadeaux, je n'ai pas géré, et elle n'a pas eu grand-chose (mais rassurez-vous, ça va venir, un récap des cadeaux bientôt).

Je suis quand même allée dans une enseigne connue, chère mais avec des trucs généralement sympas. Et là, je suis tombée nez à nez avec un superbe charriot de marche de bricoleur. Je crois que c'était celui que MadameSioux a offert à son fils, mais je ne sais plus quand?

Bref, photo:

 

BricoloJanod.jpg

N'est-il pas magnifique? Il a l'air tellement amusant, avec ses mille fonctions, ses outils, et en plus, il est classe. Bref, en un mot en en cent, il m'a tapé dans l'oeil. Et puis, je ne sais pas pourquoi (mais je m'en doute), mais j'ai demandé à la vendeuse si elle n'avait pas un charriot de la même marque mais... pour fille?

POUR FILLE. Ce qui veut dire qu'une fille n'est pas bricolo, ah ça non! Et d'ailleurs, j'imaginais, j'espérais, même, une petite cuisine à roulette. Pareil que ce petit charriot mais au lieu d'outils de bricolage, des outils de cuisine, des petites casseroles, des spatules, des fausses bouteilles d'huile, de lait, bref, une vraie cuisine de fillette. Bon apparemment, ça n'existait pas, et ce qu'on m'a proposé à la place, c'est un landau pour poupée. Oui oui oui, et le plus bête, c'est que je l'ai pris...

 

LandauJanod.jpg

Bon, il est mignon, quand même. Mais au bout du compte, je me suis demandé pourquoi? Pourquoi je me laisse influencer par cette éducation qui veut que les femmes restent à la cuisine et que les hommes jouent les gros biscottos?

Chez mes parents, c'est vrai que mon père bricolait (et bircole toujours) pas mal. Ma mère fait pas mal le ménage (limite maniaque, quand même). Mais à part ça, ma mère est une intellectuelle qui bosse à fond, déteste faire la cuisine, et mon père n'est pas (trop) macho. en tout cas, il ne m'a jamais fait sentir que je devais rester à la cuisine, bien au contraire, les études étaient primordiales. Et mon frère n'a pas été poussé à faire des études plus manuelles. Je veux dire que même si eux ont été élevés dans ces traditions, ils ne nous ont pas élevés de la même manière.

Et à présent, mon amoureux n'est pas bricolo pour un sou, et je ne fais ni le ménage ni la cuisine (ce qui pose parfois des problèmes, quand même).

Donc, pourquoi j'ai acheté ce putain de landau rose à pois?

 

Entre temps, j'ai appris que ma grand-mère, qui vient aujourd'hui pour fêter l'anniversaire de ma fille (on a invité la très proche famille pour cet événement magnifique) a prévu de lui offrir une poussette. Qu'à cela ne tienne, j'ai toujours le ticket et le paquet n'a pas été ouvert, j'ai décidé d'échanger mon cadeau, et peut-être de prendre le bricolo (si mon amoureux est d'accord parce qu'il craint pour notre appartement et pour les voisins (j'avoue que cela risque d'être bruyant...)).

 

Je pense que ma fille n'échappera pas aux dînettes et aux poupées, mais en même temps, j'adorais, moi, la dînette, les mini cuisines et tout le toutim, donc pourquoi pas. Ce qui me gêne plus, c'est de m'empêcher d'acheter un cadeau qui me plaît sous prétexte que c'est pour les garçons. Et alors?

Bon, par contre, ce qui mef ait chier, c'est quand on me dit, encore, "quel joli garçon!". Mais c'est une FILLE, elle est trop belle, elle a un petit minois de fille, t'es aveugle ou quoi???

Hors sujet, mais ça fait du bien.

 

Je crois qu'il faut vraiment essayer de se libérer de ces a priori, qui n'aident pas à ancrer dans les mentalités que les femmes et les hommes ne sont pas cantonnés à une activité.

 


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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 21:22

Demain, c'est la reprise, et j'ai paaaaaaaaaas envie!!! Ca me fait penser que plus j'avance, plus j'ai envie de faire autre chose. Mais je ne sais pas quoi... C'est toujours pareil, au final, je me plonge dans d'intenses réflexions, je farfouille un peu partout sur le net, avec pour mots-clefs "démission éducation nationale", "reconversion prof", "j'voudrais me casser" mais je ne trouve jamais la réponse à mes questions. Je sais bien que c'est dans l'introspection que je trouverai mes réponses, mais ras-le-cul de l'introspection, moi. C'est vrai, ça, je passe mon temps à me regarder le nombril, et je ne vois rien, rien du tout.


Carpe Diem, qu'il disait, l'autre. Bah il avait raison, tiens, et c'est ce que j'essaie de faire, mais c'est pas facile quand on a mal aux tripes à l'idée d'aller bosser.

Mais j'ai beau dire ça, critiquer, me plaindre, c'est pas si terrible, ce boulot. Enfin si, mais j'crois quand même qu'il y a des bons côtés. C'est pas ce soir que je vais vous les nommer, parce que là, tout de suite, j'ai juste envie de regarder des débilités profondes à la télé, et ne plus penser à rien (donc pas le bon soir pour l'introspection, en clair), mais je crois que quand même, y'a du bon.


Bon, mais pour le mauvais, quand même, j'vais vous dire: moi, ce que j'aimerais, c'est qu'enfin, on reconsidère les profs. C'est de ça, qu'on a besoin (en tout cas, moi). Moi, j'ai besoin de reconnaissance. Un minimum, quoi, pas les flambeaux, le podium, les médailles, mais juste de la reconnaissance, qu'on reconnaisse qu'on ne fait pas de la merde (sauf parfois). Ce que je veux dire, c'est que quand même, on a fait des études, on a passé un concours franchement dur et pour lequel il n'y a pas énormément de places, et voilà qu'on se retrouve projetés dans un métier sans formation (ou presque) et avec un salaire minable, ah ça, oui. Minable, comparé aux années d'étude et au concours, et tout et tout. Merde, quoi, un ingénieur gagne plus, pour le même nombre d'années d'études (ou à peu près, je crois?). Moi, j'ai bac +5, plus une autre licence, plus un concours, plus une certification complémentaire, et je gagne mal ma vie. Bon, mieux que beaucoup, je sais, je sais. Mais franchement, pas terrible.

Et pendant que j'y suis, à part le salaire, j'aimerais aussi qu'on nous foute la paix, avec les vacances scolaires. Parce que ce ne sont pas des vacances, sauf les deux mois d'été mais là encore, ce ne sont pas des vacances, ce sont des congés sans solde, eh oui les gars. Parce qu'en fait, on est payés pour dix mois de travail, et le salaire est ensuite lissé sur douze mois (comme pour les assistantes maternelles, vous voyez?). Quant aux petites vacances, bah, c'est l'arnaque, parce qu'on passe notre temps à bosser, à corriger des copies, à préparer des cours, à stresser parce qu'on a beaucoup moins avancé qu'on aurait aimé, etc... Je vous jure que ces vacances ne sont pas vraiment des vacances. Alors d'accord, on n'a plus les trajets, les élèves, l'administration (quoi que) mais on a énormément de boulot, jamais l'esprit tranquille, et toujours, toujours, toujours des petits malins qui nous disent: "bah, t'es TOUJOURS en vacances, toi."

Et le reste du temps, bah oui, on a beaucoup moins d'heures devant les élèves que quelqu'un qui bosse en entreprise, mais saviez-vous que pour une heure de cours (55min en fait), on a (au moins) une heure de préparation (et plus pour moi qui suis extrêmement lente)? Et saviez-vous qu'on passe (minimum) 1/4 d'heure par copie à corriger? Et saviez-vous qu'on rencontre des parents d'élèves sur notre pause déj, ou le soir, et que par RDV, c'est au moins 1/2 heure, et NON payée? Etc, etc, parce qu'il y a des millions de trucs comme ça qui se rajoutent. Genre, la réunion hebdomadaire à l'heure de la pause déjeuner, qui ne dure pas le 1/4 d'heure prévu mais bien 3/4 d'heure pour RIEN au final...

 

Bref, tout ça pour vous signifier que je caresse bien souvent le rêve de changer de boulot, en partie ç cause de toute cette non reconnaissance, tout ce mépris, disons-le, qui entoure le métier que je pratique. J'aimerais que ce que je vous raconte ce soir ne tombe pas dans l'oreille de sourds, mais je suis sûre que vous me comprenez, n'est-ce pas?

Je me sens l'âme d'une vieille emm****** mais tant pis, j'ai parfois besoin de déverser ce que j'ai sur le coeur...


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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 11:00

Je ne sais pas pourquoi, mais ça fait des années que je fais tout à a dernière minute.Là, j'en parle, car ça se ressent encore plus dans mon boulot, mais en réalité, je fais ça avec un peu tout.

Quand j'ai beaucoup de boulot et deux jours devant moi, j'attends la veille, de préférence, au soir, histoire d'être bien angoissée. Quand j'en ai peux, limite, je ne fais rien.
En ce moment, c'est l'allergie au boulot. J'ai quelques passages plutôt agréables, pendant lesquels je me dis que ce métier n'est pas si terrible, finalement. Et puis, juste après, j'ai tous mes cours à préparer, et instantanément, je tombe dans une angoisse difficilement gérable, et complètement disproportionnelle. La fatigue n'aide pas, c'est sûr.

Je ne sais pas si je suis une bonne prof. J'ai un bon contact avec les élèves, mais je sens bien qu'il y a encore des trucs qui clochent, sans parler de toutes mes lacunes, notamment grammaticales. J'ai honte, mais je suis une véritable pine en grammaire, c'est comme ça. J'essaie de m'améliorer, j'apprends des choses, mais c'est assez terrible. A un point assez inimaginable, pour une prof de français. Je camoufle mes lacunes comme je peux, mais j'ai toujours peur de LA question qui va me griller. D'ailleurs, il est fort possible que j'ai déjà dit des conneries à mes élèves. J'évite, quand même, et ne vous inquiétez pas, je ne suis pas une prof indigne, si je m'en aperçois, je rectifie rapidement le pire. Et évidemment, quand je ne suis pas sûre de mon coup, j'esquive... Mais bon, j'ai honte. Et pourtant, je l'ai eu mon concours, j'me demande encore bien comment.


Bref, je ne voulais pas parler de ça, au départ, mais mes doigts écrivent seuls, et ma pensée se couche ici sans que je ne contrôle rien. Je ne suis plus moi-même, je me cherche. Je sais que mon principal problème est ma non-confiance en moi. Je ne fais pas, j'attends le dernier moment car je suis paralysée de peur à l'idée de ne pas être capable. Quand j'ai trop de travail, j'ai envie de me coucher. Parfois, je me dis que ça ressemble à une dépression. C'est vrai que j'ai tendance à être très angoissée. Mais pour autant, au fond, je ne crois pas vraiment à une dépression - est-ce que je me voile la face?. Non, je crois juste que c'est dur, de ne pas avoir confiance en soi.

Je ne sais pas d'où ça me vient. Mes parents me soutiennent depuis toujours je crois. Je ne me souviens pas de ma mère, ou de mon père me disant "tu n'es pas capable, tu es nulle". Bon, je me souviens que ma mère me disait que j'étais mauvaise en langues, comme elle, ce qui finalement n'est pas si vrai que ça. Mais à part ça, ils me soutiennent. Alors quoi?

Je ne vais pas faire mon auto-analyse ici, mais je me questionne beaucoup, tout le temps. J'essaie de comprendre comment j'en suis arrivée à faire ce métier, et à me comporter comme ça. Bon, si on fait un retour en arrière, un arrêt sur image, je ne l'ai pas vraiment choisi, ce métier. Je ne savais pas quoi faire, avec mes études de ciné et de lettres, et puis, mes parents (ma mère surtout), m'a poussée à passer le concours; je sais que pour eux c'était une sécurité, et ça les rassurait de me savoir dans un métier dans lequel tu ne peux pas te faire virer (a priori). Un métier très stable, quoi. Mais ils ne se doutaient pas, plus, des difficultés auxuqelles les profs d'aujourd'hui sont confrontés. Pourtant, ma mère est prof, une grande prof, une grande bosseuse, un cerveau, une intellectuelle. Et elle aussi, elle morfle. C'est très dur, surtout pour elle, qui voit ce métier se dégrader, pourrir. Et pourtant, elle n'est pas confrontée aux mêmes élèves, elle est prof de Fac. Non, mais l'administration, les collègues plus jeunes et aux dents acérées, l'E.N. qui laisse pourrir toute situation délicate, et qui, de toutes façons, n'est JAMAIS derrière ses professeurs, bref, tout, tout, tout est un harcèlement, et ça la rend malade. Tout ça pour dire que mes parents m'ont poussée à faire ce métier, mais ils se sont rendus compte après qu'en fait, bah non, c'est dur. Zut. Mais je ne leur en veux pas, ce serait trop facile de rejeter la faute sur eux, alors que bon, je suis un être doué de parole et d'esprit (un peu) donc je suis capable de prendre des décisions moi-même. La vérité, c'est que je ne savais pas quoi faire, et qu'ils m'ont sauvé la mise en me trouvant ce métier, cette idée. Sauf que c'est juste une horreur.

 

Mais de toutes façons, je leur suis reconnaissante, de leur amour, de leur soutien, de la manière dont ils m'ont (bien) élevée. Je ne sais pas, ensuite, comment j'ai fait pour devenir aussi mollassonne. Parce que le problème est là: même dans les trucs que je dis aimer, je suis molle. Le ciné, j'adore, mais je n'y vais pas souvent (pas de temps, faut le dire, et c'est vrai). Mais même quand j'avais le temps, je ne me bougeais pas pour y aller. Avant-hier, je me suis rendue compte que j'ai encore au fond du coeur un fantasme de métier, ce que j'appelle ma "vie rêvée": mais c'est un fantasme qui m'entrave, car je ne suis pas capable de le réaliser, et il ne me donne pas des ailes, bien au contraire, il m'enfonce sous terre, il me rappelle que je n'ai pas été capable de faire ce que je rêvais de faire. Et le pire, c'est que c'était un rêve, mais un rêve totalement immature, dans le sens où je ne sais même pas si en réalité ce métier, ce milieu m'aurait plu. J'aurais peut-être détesté, mais en attendant, je le fantasme. Et je me dis que c'est encore lié à cette manie de tout faire au dernier moment, ou de ne pas faire, à cette flemme, à cette mollassonneriesse.

 

Bref, je me pose des questions.

Je pense que c'est une bonne chose, de se poser plein de questions.

Je voudrais me connaître. Parce que je veux être heureuse, partout.

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 08:00

Chère Education Nationale,

 

toi qui as pour vocation, pour unique rêve, pour but ultime d'enseigner à des générations d'enfants tous les savoirs les plus variés, les plus éphémères comme les plus importants, les plus indispensables comme les plus légers, toi qui devrais permettre à tous d'acquérir une culture variée, de s'ouvrir au monde... pourquoi maltraites-tu tes professeurs?

On ne m'avait pas dit qu'il fallait être un bon petit soldat, partant en campagne sans se plaindre, des horaires, des trajets, des élèves, de la solitude. Et pourtant, pourtant, mère patrie, tu nous abandonnes à notre (triste) sort.

 

Et je ne te parle même pas des TZR*, trouffions, chairs à canons, que tu ne daignes pas regarder de ton haut trône doré. Que tu traites comme des sous-sous-sous-sousousousous-sous-merdes.

 

Jeudi 1er septembre, j'appelai ta succursale diabolique, le rectorat de mon académie, pour savoir quand même où donc je serais, où pourrais-je faire ma rentrée, le vendredi 2 septembre, soit... le lendemain? Tu me crachais à la gueule, pauvre petit tâcheron minable secrétaire de mes couilles du rectorat, ne prenant même pas la peine de me demander mon nom, me répondant sèchement que là était la norme, bien évidemment, suis-je idiote, la veille de la rentrée PERSONNE ne sait où il va!

 

Vendredi 1er septembre, je fis ma rentrée dans ce vieux rade, ce RAD**, dirons-nous, l'établissement qui doit s'occuper de moi. Qui devrait. De mon dossier. Qui ne m'a jamais contactée (mais moi, je l'ai fait, quand même). Qui me balade de réunions en digressions, ne me considérant pas comme lui appartenant, situation batarde, ça tombe bien, c'est réciproque.

 

Un week-end de questions, de problèmes d'organisations, d'insultes en tous genres prononcées in petto, plus tard, ce lundi 5 septembre préparé comme un lundi de pause, joie, moi toute seule à la maison, pour la première fois, ira au ciné, ira pas? Mais le coup de fil fatal:

"Viens dans mon collège, j'ai un poste de merde pour toi! Ah, au fait, tu es PP (comprenez Prof Principale) d'une 6e. Oui, je te donne ça à toi parce que l'autre à qui je voulais refiler le bébé le rôle de PP a un bébé. Ah, toi aussi? Bah il est plus jeune. (euh, mais tu me connais pas, tu sais pas quel âge elle a, ma Bichette! Connasse). Ah, au fait (bis repetita), tu commences après-demain, regarde ton emploi du temps de merde. Ah, au fait (ter, et forcément, de pire en pire) tu partages une classe avec un prof qui part à la retraite en novembre, et donc en novembre, tu partageras la classe avec son remplaçant. Sache, quand même, je précise, j'suis sympa, que ce prof qui part, ça lui fait deux heures supp d'avoir cette moitié de classe, et toi, il te manque deux heures pour finir ton service, il ne tient pas à ses deux heures supp, mais vous l'avez dans le *****, le rectorat ne voudra JAMAIS que tu récupères la classe en entier. Bonne journée de merde!"

 

Et vas-y, démerde-toi pour préparer tes cours en un jour et demi, en sachant que tu as une Bichette adorable mais chronophage le soir, et que tu n'as pas bossé pendant toute une année. Et que tu débutes dans le métier (puisque tu n'as fait qu'un an, de stage, et c'était de toutes façons au lycée, et là, tu es au collège, merci).

 

Tu comprendras bien, chère E.N., que j'ai une légère dent contre toi?

 

Pas bien à toi, pas cordialement, crève en enfer,

 

Luplume.

 

*: TZR: remplaçant trouffion titulaire du concours mais qui l'a dans le baba puisqu'il n'a pas de poste puisqu'il n'y a pas assez de postes, puisqu'on supprime des postes. Tout va bien.

**: Rade de remplacement qui s'occupe des dossiers des TZR administrativement (la bonne blague) et qui te laisse crever plutôt que de te dire que tu as droit à telle prime ou telle autre. Ah si, mais trop tard.

 


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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 19:45

Mais je parle toute seule. Entendons-nous bien, je ne parle pas toute seule quand je suis dans la même pièce que d'autres personnes. Non, je parle seule quand je suis seule, logique, non? A vrai dire, c'est surtout le matin, en ce moment, sur le chemin du travail, que je parle. Je me raconte pas mal de choses, je fais les questions et les réponses, j'imagine des scénarii: je suis au collège, mes élèves bavardent, je les reprends. Je suis face à la nounou de ma fille, et je lui explique ma façon de penser. Je suis face à la principale adjointe et je gueule car mon emploi du temps est une vraie merde. Mais bien sûr, tout ceci n'est que fiction, et mes élèves continuent de bavarder (gentiment), ma nounou abuse des prix parisiens, et mon emploi du temps a changé pour un autre encore plus merdique. Je parle toute seule généralement quand j'ai un problème, vous l'aurez remarqué. Ca me permet, mine de rien, d'exorciser les problèmes, de les cracher, et de m'énerver. Catharsis. Et il m'arrive même de jurer toute seule. Mais comme je reste dans le domaine des possibles, je n'injurie pas ma principale en face, mais je l'injurie en racontant à mon amoureux toutes les crasses qu'elle me fait. Là-dessus, mes dialogues fictifs et réels se rejoignent, j'insulte réellement ma principale - mais elle se fout vraiment du monde.


Dans la rue, je fais quand même attention à ce qu'on ne m'entende pas parle seule. Oui, parce que je n'assume pas totalement, bien qu'à mon avis, beaucoup de monde parle seul. Dans le cas où je me ferais griller, je ne suis même pas sûre de passer pour une folle, seulement pour une accro du portable et de l'oreillette. Avec le recul, je me dis que les personnes dans le bus qui parlaient seules donc que je prenais pour des folles, puis je m'apercevais qu'elles avaient une oreillette et parlaient au téléphone, bah si ça se trouve, elles parlaient quand même seules, mais avaient trouvé la parade. Bon, j'ai déjà poussé le vice assez loin, en faisant semblant d'avoir une conversation au téléphone (ledit téléphone en silencieux, histoire qu'il ne me sonne pas à l'oreille, décrédibilisant instantanément toute ma mise en scène). Mais je vous rassure, je ne le fais plus depuis des années, et je ne l'ai fait qu'une ou deux fois (je m'aperçois que c'est trop la honte de vous raconter ça, mais c'est plus fort que moi...).

Mais j'aime parler seule, ça me permets d'avoir de vraies conversations, d'argumenter à n'en plus finir. Et je n'ai pas toujours le dernier mot, face à moi-même. Parfois, c'est mon détracteur, joué par moi, qui me cloue le bec. Mais généralement, je le prends plutôt bien...

 

Et puis, j'écris mes articles. A haute voix. Même que ce serait drôlement cool que ce que je raconte, ça s'écrive tout seul. Parce que le matin, j'ai plein d'idées, et quand je rentre chez moi et que j'ai quelques minutes devant moi pour écrire, je n'ai plus envie/plus la patience/plus l'énergie/plus l'inspiration. Pourtant, il s'en passe des choses...


 

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 19:55

Cher toi,

 

non, je ne suis pas décédée, je n'ai pas mourru malgré tout le stress qui me saute à la gorge en ce moment. Je pense souvent à mon blog, et j'ai des idées d'articles, mais je n'ai ni le temps, ni l'énergie, et je ne suis pas dans de bonnes "vibes". Et puis je suis vexée, personne n'a réagi sur mon article méga long sur Harry Potter, alors que j'avais passé des heures à l'écrire (quoi, y'a que moi qui aime? Bon, d'accord...) Non, j'ai parfois un peu de découragement, ne me sentant pas lue, mais bon, j'écris aussi pour moi. Et je n'ai pas la régularité des grandes blogueuses, pas toujours l'énergie ou l'inspiration pour ça, donc je comprends aussi qu'on ne me lise pas toujours (et j'suis ptêtre pas toujours intéressante... mais parfois si, quand même, hein? HEIN?!!!)

Alors sachez (je passe du tutoiement au vouvoiement si j'veux) que je vous écris vraiment quand quelque chose me tient à coeur, et sachez que je reviendrai bientôt avec de nouveaux articles, car ma vie bouge et remue dans tous les sens. Dès que j'aurais pris mes 200 doses de caféine pure.

 

Bisous (oui, je dis Bisous, et voilà, c'est comme ça.)

 


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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 09:00

Aujourd'hui, j'inaugure une nouvelle rubrique, les "Réflexions à la con", pour réunir un peu toutes les réflexions à la con (d'où le titre, malin, hein?) que l'on se prend en pleine face quand on est enceinte/maman. Si vous en avez à ajouter, je prends, et je referai un, deux, cinq, dix articles supplémentaires. Je ne sais pas pourquoi, je sens que ce sujet est plutôt porteur. Oui, car, personne n'est à l'abri d'une réflexion à la con. Surtout pas les mamans.

 

Et la première personne qui peut vous faire une réflexion à la con, c'est la pédiatre.

Donc, voilà, il y a quelques jours, j'emmenai ma fille pour sa visite du neuvième mois, et, après la pesée et la mesure, rencontre avec la pédiatre. Celle-ci me dit que ma fille n'est pas bien grosse, ce à quoi je lui rétorque qu'effectivement, elle a peu mangé ces derniers jours pour cause de crise dentaire. Evidemment, juste après, elle souligne que j'allaite encore (ah bah oui, le lien de cause à effet).

 

En fin de consultation, elle m'a fait ZE réflexion à la con:

 

"Il ne faut pas mettre les petits au régime, hein!".


Euh... Ah bon? Ah, mais fallait le dire avant, j'aurais pas donné des sachets hyperprotéinés à ma fille, parce que c'est vrai qu'elle a de l'embonpoint, quand même, et puis, l'obésité, ça se contrôle tôt, vous savez...

Non, mais sérieux, j'ai l'air d'être une si mauvaise mère?

 

Parfois, c'est à croire qu'elle n'écoute pas un mot de ce que je lui dis. Elle a "découvert" que ma fille avait deux dents (je viens de vous le dire, madame), et elle m'a prévenue que ma fille risquait de ne pas manger grand-chose pendant ses crises dentaires (euh... je viens de vous le dire, connasse madame). Bon, enfin, bref, encore une super pédiatre dans la nature, douce, compréhensive, à l'écoute...

 


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