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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 18:38

Toutes les mamans vous le diront (du moins, celles qui osent briser la Loi du Silence), l'écueil number one de la jeune maman, c'est la Fatigue, avec un grand F.

 

On aura eu beau vous prévenir, enceinte, de dormir, dormir, doooormir, dormir, qu'une fois votre bébé arrivé, ce serait beaucoup plus difficile de trouver du temps pour dormir, bah on sera encore en-dessous de la réalité. En même temps, moi j'ai dormi comme une taupe en hibernation, et, comme tout le monde, j'ai été envahie par un tsunami de fatigue. Mais bon, j'voudrais pas dire, mais le sommeil, ça ne se cumule pas, contrairement aux Smile's à la fatigue...

 

Comment vous expliquer, vous qui n'avez pas (encore) d'enfant? Vers la fin de la grossesse, on commence à prendre le rythme (croit-on) qui nous attend à la sortie:on se réveille toutes les nuits, on est angoissée, on est fatiguée toute la journée...

C'est vrai qu'être un mini baleineau, c'est pas toujours facile. Et puis, il y a la peur de l'inconnu, surtout si vous passez du stade de nullipare (comme c'est sympatique, comme mot...) à celui de primipare, veinarde! Durant cette parenthèse enchantée (mon oeil) vous vous demandez ce qui va bien vous tomber dessus, à quoi va ressembler votre douce progéniture, et si vous allez bien savoir vous en occuper.

 

Déjà, rassurez-vous: oui, vous allez savoir vous en occuper, bien sûr que vous serez une bonne mère, et votre bébé sera le plus beau (bon, peut-être pas les premiers jours, mais pas d'affolement! Ca s'arrange après!).

 

Quand ma fille est née (je vous raconterai peut-être l'accouchement un jour), j'a fait la rencontre avec un bébé magnifique (elle était très belle dès la naissance) et j'étais sûre qu'elle serait vraiment facile à vivre. C'est vrai, ma grossesse a été tellement idyllique que j'étais en totale confiance. Bon, bah, j'me suis légèrement trompée... Non pas que ma fille n'est pas facile à vivre, c'est ma petite fée d'amour. Mais par contre, elle ne dort pas. Pas de chance...

 

Dans les "manuels" de jeune maman, on nous dit que les bébés doivent trouver leur rythme, et qu'au début, le jour et la nuit sont pour eux plus ou moins la même chose. Alors là, je dis non! Faux! Ce n'est pas la même chose! Ils DORMENT la journée et NE DORMENT PAS la nuit. Pourquoi ils ne comprennent pas que c'est la nuit qu'il faut dormir? Pourquoi, d'instinct, ils dorment plus volontiers la journée que la nuit?

 

Bon, passons. Deuxième conseil judicieux des "manuels", et là, quand je dis judicieux, n'y voyez pas d'ironie, c'est VRAIMENT un bon conseil: dormez en même temps que votre bébé. Alors, oui, bon, d'accord, mais comment on fait quand il ne dort jamais plus de 3/4 d'heure (et encore, j'suis gentille)? Non, parce que ma fille, elle, ne fait que des micros siestes. Les siestes où, à peine tu as tout éteint (portable, fixe, télé, radio, lave-linge, lumières), à peine tu as fermé les rideaux, à peine tu as mis un pied dans le lit et une fesse sous les draps, HOP, elle se réveille. Tu as du faire un micro bruit avec les lattes du lit ou avec la porte qui frotte par terre et HOP, finie la micro sieste. elle est micro et elle est légère.

Donc, là non plus, pas possible de rattraper le sommeil en retard.

 

Dernière solution, passer la main au papa. Sauf que le papa, il n'a pas de nichons réconfortants que je sache, et de plus, il a le sommeil très trèèèès lourd, alors que nous, mamans, on a le sommeil étrangement léger. Et très vite,l'habitude est prise: elle pleure? Elle a faim. Un p'tit coup de sein par ici, s'il vous plait merci. Et finalement, c'est bibi qui se réveille toutes les nuits, surtout que je suis encore en congés alors que le papa travaille.

 

Tout ça pour vous dire que je suis Fatiguée, avec un grand F, puisque ma petite chérie a décidé de faire ses nuits le plus tardivement possible, apparemment...

Et si je n'ai plus une minute pour dormir, je ne vous parle même pas de manger ou de me laver, ou mêm, d'aller faire pipi!

Et je crois bien que j'ai appris à tout faire d'une seule main. Quant à mon bras, il est en train de tripler de volume, forcément, porter presque 6 kilos toute la journée, ça muscle sa femme!

 

À suivre...

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 14:02

Me revoilà, après des mois d'inactivité et à peine deux articles (ahahah, "articles") publiés. Bon, je ne suis pas là pour l'auto-flagellation, j'ai déjà donné, mais plutôt pour l'introspection.

 

Aujourd'hui, chers lecteurs (ou plutôt cher lecteur, ou peut-être même chère lectrice aka moi-même) je vais vous parler de la difficile reconversion professionnelle.

 

Est-ce que ce sont les hormones qui ont déclenché cette remise en question, ou ne jouent-elles que le rôle d'accélérateur? Oui, car j'ai oublié de vous dire, j'ai accouché, le 4 novembre 2010 d'une magnifique fille. Un jour, peut-être, je vous raconterai (il y a énormément de choses à raconter sur la grossesse et l'accouchement, vous vous en doutez).

Ce qui est sûr, c'est qu'un accouchement n'est pas anodin, et chez moi, il a eu le don de faire naître de nombreuses questions et une vocation rêvée. "Mais kezako que la vocation rêvée?" me demanderez-vous (sans doute dans un langage autrement plus châtié), et vous aurez bien des raisons de me poser cette intelligente question, puisque c'est une expression que je viens d'inventer, sortie tout droit de ma tête de ouf dingue.

 

Petite définition de la "vocation rêvée": locution Luplumienne née le 14/02/2011 dans la petite ville de Paris, et qui signifie, en substance: "vocation que j'aurais kiffé avoir mais comme je sais objectivement qu'elle est inatteignable, elle reste dans le domaine onirique". En substance, donc.

 

En bref, j'ai souvent des vocations rêvées, ou vocations oniriques (finalement, ça claque plus, non?), qui sont en fait des vocations qui me correspondront sans doute dans l'une de mes prochaines vies, quand je serai réincarnée, ce qui, je l'espère bien, arrivera, parce que Pfiouuuu j'en ai, des vocations.

 

Celle dont je rêve en ce moment, mais qui a été avortée dans l'oeuf (on va rester dans le vocabulaire qui tourne autour de la fécondation) c'est la carrière de sage-femme. Comme le dit si bien Elizabeth Tchoungui (et si vous ne savez pas qui c'est, bah c'est que vous n'avez probablement pas d'enfant, que vous n'en voulez pas tout de suite, ou que vous êtes un homme) j'aime d'amour les sages-femmes, et je leur déclare ma flamme ici, là, maintenant.

Vous savez maintenant pourquoi je dis que ma grossesse et mon accouchement ont fait poindre dans mon esprit malade cette vocation. La sage-femme, c'est un peu le fil d'Ariane de la femme enceinte, le Moïse de la primipare, la cheftaine scout de la petite guide enceinte et paumée, en bref, pour moi, une personnification du mélange Dalaï-Lama, Luther-King ou Jésus, allez, tiens, pour la pauvre femme enceinte qui débute et qui a peur. Les sages-femmes que j'ai rencontrées ne sont pas toutes sympas et douces, mais franchement, lors de mon accouchement, j'ai ressenti un bien-être immense à être entourée de ces femmes, calmes, patientes, et aimantes. Oui, aimantes, c'est l'impression que j'ai eu. Une impression de douceur, et de zénitude (quel mot affreux) qui s'est confirmée par la suite.

Qu'est-ce que c'est la suite d'un accouchement? Je te de un R un E un E un D un U.... bref, la réeducation du périnée (ça, je ne vous l'explique pas, faut avoir accouché pour comprendre, et pour en connaître l'importance...). Celle qui me suit est d'une douceur, et d'une gentillesse incroyable, et je l'admire beaucoup.

 

Bon, il ne m'en a pas fallu plus pour me dire que c'est un métier tellement beau, tellement passionnant, que je voudrais bien le faire, moi. Mais en fait... On va commencer par faire un

 

Petit récapitulatif de la situation: moi, 27 ans, prof de français depuis deux ans, en congé depuis un an (oui, si vous calculez rapidement, pas comme moi, ça fait donc, une seule année d'enseignement, et encore, en tant que stagiaire). A mon actif, un Bac L, purement L, avec l'option latin et tout et tout, un licence de ciné, un Master 2 de Lettres, un Capes obtenu, et aucune envie de retourner bosser au lycée ou pire, au collège. C'est pourtant ce qui m'attend au mois de septembre. J'ai donc commencé à me demander (puisque tout le monde me le demande) mais qu'est-ce que je vais bien foutre si je démissionne? Hein, j'te l'demande?

 

Et là, si vous suivez bien, Ding ding ding, Sage-femme, pardi! Oui, sauf que, pour être sage-femme (et là, je m'adresse à ceux et celles qui passeraient ici par hasard et qui s'y intéresseraient) il faut commencer par faire la 1ère année de médecine. Ahahah. La bonne blague, bah oui, j'ai quitté le Lycée depuis dix ans, et j'étais plutôt nulle (doux euphémisme pour dire que j'étais une grosse pine) en sciences, sauf en biologie. Alors bon, héhé, médecine, it's a piece of cake pour moi, hein, c'est évident! Et puis, autre gros point noir: après l'année de médecine, il y a quatre ans d'études. Alors bon, si, dans le meilleur des cas, on parvient à obtenir médecine du premier coup, ça fait quand même - si mes calculs sont bons - oui, c'est bien ça, cinq ans d'études dans ma face.

 

Autrement dit: chance quasi nulle de réussir la 1ère année de médecine (sans compter que les places pour être sage-femme sont en numerus clausus, donc avec mon dossier de winneuse, c'est encore moins gagné) et nombreuses années avant d'excercer et, accessoirement, de toucher un salaire plus un tout nouveau, tout beau petit bébé à nourrir, changer, habiller, aimer, euh, comment dire? Je sens ma vocation onirique s'envoler loin, très loin... CQFD.

 

Croyez-vous que mes difficultés de reconversion s'arrêtent ici? Que nenni! Ô, toi, pauvre voyageur qui passe par ici, détourne le regard si tu ne veux pas te sentir vieux, vieeeuuux (sauf si tu as moins de 25 ans, dans ce cas, tout t'es permis).

Après l'idée fabuleuse de sage-femme, j'ai envisagé d'être psychologue, spécialisée autour des enfants, ou des jeunes mamans. Mais là encore, Bim, cinq ans d'études, et surtout, des perspectives bouchées.

Puis, j'ai envisagé de faire une chose à laquelle j'avais rêvé dans une autre vie: passer le concours du Celsa, pour être journaliste diplômée. Et là, re Bim dans ma face (qui a sévèrement souffert, ces derniers jours): il faut avoir moins de 25 ans pour suivre le Master journalisme. Oui, oui, pauvres lecteurs, vous avez bien lu, à 27 ans, je suis déjà trop vieille.

 

Résultat de mes péripéties: une belle désillusion bien sentie (ça fait pas du bien de se sentir trop vieille, alors qu'on croyait que la carte vermeille était encore loiiin loin loin), et toujours pas de plan B à l'horizon.

De toutes façons, j'avais décidé de continuer encore un an dans l'enseignement pour être sûre que ça ne me plaît vraiment pas. Mais bon, encore un an, et alors? J'aurai 28 ans, je serai toujours jeune, mais toujours et éternellement trop vieille pour passer certains concours...

 

Mais surtout, j'ai pu me poser la question: à quel âge est-on "trop vieux pour ces conneries", comme le dit si bien Roger? Et surtout, que peut-on faire après des études littéraires? Vaste sujet, et j'essaierai d'y répondre, promis!

 

À suivre

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 01:07

Ce mercredi a été dédié à ma culture personnelle, cinématographique pour l'essentiel.

 

Ca a commencé dans la nuit de mardi à mercredi, avec le visionnage de Le Jour se Lève de Marcel Carné. C'était plutôt intéressant, même si le son est parfois inaudible (y'avait pas le Dolby Surround, hein!). Petit coup de gueule contre le résumé proposé par ma télé, qui raconte TOUT le film, fin y compris. Je ne vous ferai pas cette crasse, rien ne m'énerve plus qu'on me livre un film, ou un livre, clé en main avec la fin. Ma mère le fait souvent, et ça m'agace terriblement. Quoi, c'est pas parce que c'est pas un film/livre policier que la fin n'importe pas! Moi, de savoir la fin, ça me gâche le truc. Sauf quand je l'ai décidé (en général, devant une bonne bouse, j'aime bien savoir la fin). Bref, Gabin est plutôt charmant avec ses beaux yeux noirs et blancs, sa tête de grand titi parisien, et sa manière de prononcer "t'sais".

 

Je suis ensuite allée au cinéma voir Les Petits Mouchoirs de Guillaume Canet, m'attendant à une bonne vieille comédie française. Raté, c'est pas exactement une comédie. Hormones ou sur-sensibilité naturelle (je crois que c'est même la combinaison des deux), j'ai pleuré comme une madeleine proustienne, à chaudes larmes comme un bébé. C'est un film très émouvant. Pour autant, je ne me suis pas identifiée à un seul personnage, je crois. Mais tous les personnages sont à la fois très quotidiens, très humains et très charimastiques donc envoûtants. Bon, sans doutes quelques lourdeurs, quelques maladresses, mais là, j'ai pas envie de faire ma critique ciné à la Positif, ni celle à la Ciné Live (pour partir dans l'extrême inverse), j'ai juste aimé, été émue, et je n'en demandais pas plus. De toutes façons, moi, un film, ça m'impressionne toujours; je me demande toujours où, comment, pourquoi, de quelle manière le réalisateur a pensé à tel mouvement de caméra, pourquoi elle est là, est-ce que la branche sur ce plan était pensée, etc. Alors là, je n'ai pas envie de décortiquer, juste envie de dire que c'est un film vraiment bien à voir, et qu'il faut emmener effectivement des petits, ou des grands mouchoirs.

Mention spéciale pour Benoît Magimel, qui représentera toujours pour moi Le Roi Soleil, qui a de très belles fesses, et qui joue très bien. En mettant de côté mon voyeurisme (ses fesses), c'est vraiment un acteur d'une sensibilité incroyable, et surtout, d'un charisme... Dans chaque scène, je restai subjuguée par ce mec. Un acteur qu'on ne voit pas assez souvent, à mon avis.

 

Enfin, dernier film de la journée (je passe sous silence les épisodes de Dawson, regardés honteusement quotidiennement, surtout que je les ai déjà vus, je rappelle que je suis enceinte, grosse, vergeturée, et à la limite de l'implosion, alors laissez-moi Dawson (quand est-ce que j'annonce que je regarde Plus Belle La Vie...?)), donc le dernier film de la journée: Ne le dis à Personne, RE de Guillaume Canet (journée spéciale, donc). Franchement, bon polar, plutôt passionnant. Après... est-ce que c'est vraiment Guillaume Canet qui mérite les hommages? L'histoire est plutôt passionnante, et le film est plutôt bien rythmé. Bon, comme je suis fatiguée, j'irais droit au but: j'ai trouvé que de donner toutes les clés de l'histoire à la fin, dans une scène d'un quart d'heure, c'était pas très bien joué. Ca fait un peu "jvous balance tout ce que j'ai pas pu mettre en image".

 

Mission accomplie pour aujourd'hui, je suis crevée alors faut excuser le peu d'approfondissement de mes critiques. Demain, je voudrais retourner au ciné, donc peut-être un article plus fouillé.

 

Au fait, je suis censée accoucher dans 12 jours, donc quand je parle d'accouchement imminent, c'est accouchement imminent.

 

À suivre...

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 20:56

On va faire simple pour commencer: si j'ai créé ce blog, c'est pour lutter contre moi-même et contre ma flemme légendaire. C'est pour lutter contre ma propension à laisser passer le temps sans le retenir, sans m'en rendre compte. Je m'ennuie, en ce moment, et je ne fais rien contre ça. Alors, je pourrais écrire un éloge à l'ennui, mais je n'en ai vraiment pas envie.

Vous vous êtes déjà ennuyé? Parce que moi, je connais le sens de ce mot, véritablement.

Observons la situtation: jeune femme en congé maternité qui, depuis presque cinq mois maintenant ne travaille pas (est en congé) et n'a rien d'autre à faire qu'à attendre l'arrivée de son bébé. Ca pourrait bien sûr être une attente pleine de rebondissements et de joie... non. C'est plus une attente en mode gros loukoum, affalée devant la télé à manger du sucre sous toutes ses formes, les plus raffinées, bien sûr (bons gros gâteaux, yahourts au chocolat, sodas en tous genre...).

Le rêve, hein? Eh bien, en fait, c'est carrément l'horreur. La fuite des cerveaux, je connais, celle du mien en premier. Se bouger??? Quoi? Non non non, surtout pas.

Donc, en résumé, mes journées se suivent et se ressemblent.

Alors, en attendant l'arrivée imminente de mon bébé, il fallait que je fasse quelque chose, n'importe quoi, et peut-être que ce blog va être n'importe quoi, peut-être que personne ne le lira, mais tant pis.

 

Le principe? Un article par jour. La rigueur, y'a que ça de vrai. Un article sur moi, sur un film, une émission, un livre, un état d'âme, mais un article.

 

À suivre...

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