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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 11:26

Aujourd'hui, je vais vous parler des couches lavables. Oui, je vous vois venir et autant vous prévenir, ma mère m'a déjà joué le sketch: "C'est aberrant, un retour au Moyen-Age, c'est absurde, tu vas te faire ch*** pour rien."

J'ai tout un arsenal d'arguments pro CL (Couches Lavables, c'est long à écrire, surtout quand on écrit d'une seule main, l'autre tenant ma fille d'amour). Celui qui a fonctionné avec ma mère, c'est l'argument éco. Non non, pas écologique, économique. Mais y'en a d'autres, hein, des arguments. De toutes sortes.

 

Moi, si j'ai voulu passer aux couches lavables, au départ, c'est plus pour protéger les fesses de ma p'tite chérie que dans un souci écolo (ou écono). J'avais déjà entendu que les couches jetables étaient pleines de produits chimiques, et, quand ma fille est née et que j'ai dû lui en mettre, je ne supportais pas l'odeur qui se dégageait de ces couches (odeur de la couche neuve, entendons-nous bien!). Il m'a fallu quand même deux-trois mois pour me décider à passer aux lavables et encore un bon mois pour passer de la décision à l'action. Oui, je suis lente.

 

Alors, d'abord, petite liste (non-exhaustive) des arguments pro CL:

- C'est sans produits chimiques donc plus naturel (voire bio) donc moins irritant pour les fesses. Du coup, moins d'érythèmes et tout le tintouin, et moins la peur pour la maman que les produits chimiques des couches jetables soient absorbés par le bébé chouquinou.

- C'est plus écologique: il n'y a qu'à regarder le nombre de couches jetées par jour, et on est vité fixé. Pour info, nous, on utilise environ 6 couches/jour. Faites le compte (moi j'ai la flemme), ça fait beaucoup, beaucoup, beaucoup de couches jetées de la naissance à la propreté (environ trois ans). Bon, bien sûr, il faut laver, ce qui implique des dépenses d'eau et d'électricité. Mais, en sachant que de toutes façons, je mélange les couches au reste du linge, je fais à peine plus de lessives. C'est pas gros une couche, donc un peu plus, un peu moins dans le tambour de la machine, hein...

- C'est plus économique: moins de couches achetées donc moins de sous dépensés. CQFD. Bon, d'accord, je passe un peu vite, là. Alors, oui, au départ, il faut investir une certaine (grosse) somme pour se fournir en couches lavables. C'est d'ailleurs ce qui m'a fait un peu réfléchir (ça, et la peur d'avoir à passer mon temps dans le lave-linge). Mais bon, disons qu'en trois ans, on dépense environ 700€ pour les couches lavables, contre environ 1500€ de couches jetables. Eh oui, ça fait légèrement flipper. Et alors, quand on a plus d'un enfant, là, c'est carrément rentable, puisque les lavables peuvent être réutilisées!

 

Voilà, en gros, les arguments qui ont fait pencher la balance du côté des CL.

Les contre-arguments, vous les connaissez: ça prend plus de temps (discutable), c'est cher (je crois qu'on a bien compris que c'était MOINS cher), c'est un truc de bobo/de hippie (oui, là, peut-être un peu, mais pas que), c'est pas hygiénique (bon, OK, parfois, il faut mettre un peu les mains dans le caca, comme pour les jetables, en fait... Et sinon, vu que c'est lavé en machine, j'vois pas trop pourquoi ça ne serait pas hygiénique?), ça fait des gros popotins (ça dépend des couches).

 

Bon, et maintenant, je vais vous parler d'un argument pro CL que vous n'entendez jamais, et qui pourtant, compte beaucoup, BEAUCOUP: les couches lavables, c'est joli. Vraiment joli. Si, quand on vous dit "couches lavables", vous pensez "lange avec deux grosses épingles à nourrice", vous avez tout faux.

Aujourd'hui, la couche lavable est, au minimum, colorée. Si possible, avec des motifs. Jolis, les motifs. Et la CL existe dans plein de matières différentes.

 

Personnellement, j'ai opté pour la couche Hamac®, et oui, j'm'en fous, je donne le nom, et je fais de la pub (suis même pas rémunérée pour ça) parce que c'est vraiment super. Ces couches sont très fines, presque autant que des jetables, et elle sont super jolies. La matière de la culotte est la même que celle des maillots de bain, donc ça sèche vite. A l'intérieur de la culotte, on met un "matelas" absorbant, qui lui, sèche moins vite mais c'est quand même assez rapide. Niveau confort, là, je ne suis pas un bébé et ma fille a beau être surdouée (sisi, j'vous jure), elle ne parle pas encore (mais ça ne saurait tarder), donc je n'ai pas de retour, mais elle ne se plaint pas, et pourtant, elle a la larme fatale facile donc c'est que ça doit aller. Et elle rentre sous un body de taille raisonnable (pas la peine de prendre du deux ans pour un bébé de trois mois). Bon, l'inconvénient, c'est que c'est insuffisamment absorbant pour la nuit.

Du coup, pour la nuit, j'hésite entre plusieurs couches, en ce moment, donc je suis restée en jetables.

 

Bref, le but de ce billet était surtout de vous démontrer que les couches lavables, c'est franchement bien.

Ah, et détail non négligeable, ma mère est convaincue aussi, et adore les belles couches de ma fille...

 

À suivre...

 


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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 12:00

Voilà un peu plus de quatre mois que ma fille est née, quatre mois d'allaitement au sein complet, d'allaitement pur et dur. Quatre mois de fusion, d'échange, de partage. Quatre mois de questions, de remises en question, et autres interrogations. Quatre mois pendant lesquels ma fille n'a besoin de rien d'autre que de mes bras, mes seins et mon amour.

 

L'allaitement, c'était indispensable. À vrai dire, la question ne s'est même pas posée avant l'accouchement. Je voulais allaiter, absolument, par tous les moyens. Je n'imaginais même pas devoir donner le biberon. Pour moi, l'allaitement, c'était naturel, cela allait de soi. Pourtant, plus j'avançais dans la grossesse, plus je lisais de témoignages indiquant combien il était difficile d'allaiter, qui prévenaient que justement, ça n'allait pas de soi. Je m'étais donc préparée à ne pas y arriver, mais c'était très flou: comment peut-on ne pas y arriver? Qu'est-ce qui bloque?

 

Et puis, le jour de l'accouchement est arrivé. Je ne sais pas vous, mais moi, je n'arrivais pas du tout à imaginer ce moment. J'avais eu une séance de relaxation, comprise dans ma préparation à l'accouchement, pendant laquelle nous devions imaginer l'accouchement comme quelque chose de merveilleux. Ça avait eu l'effet inverse, chez moi, plutôt que de me détendre, ça m'avait limite angoissée de n'avoir aucune image me venant à l'esprit!

J'avais bien préparé ce jour, pourtant, avec séances de yoga prénatal intensives, respiration et contrôle de la douleur dans la tête. La seule chose que j'étais capable d'imaginer, c'était que je respirerai calmement en faisant des "ooooooooohmmmmm" et que je m'étirerai dans tous les sens pour faciliter la descente de mon bébé.

 

Bon, évidemment, le jour J, ça ne s'est pas passé aussi facilement que ma préparation yogique me l'avait laissé espérer. Je ne vous raconterai pas aujourd'hui l'accouchement mais ce qui est sûr, c'est que j'aurais voulu tenter l'aventure sans péridurale, et que la douleur ne m'a pas laissé le choix. Même si je n'avais jamais été contre la péridurale, je m'étais bercée d'illusions et je pensais réellement pouvoir y arriver sans; mais poupette et son visage tourné vers l'extérieur, ça ne passait pas si facilement.

Déception, donc. Or, moi, les deux seules choses que je voulais, c'était l'accouchement sans péridurale ou le plus tard possible, ou au moins, pouvoir bien profiter de l'accouchement: j'ai eu en fait une péridurale de cheval, à ne même plus pouvoir bouger les jambes. Remarquez, avant, j'avais tellement mal que je n'étais même pas capable de me lever (moi qui pensais que je pourrais me promener dans la maternité...). Et l'autre chose que je voulais encore plus réussir, c'était allaiter ma fille. Je le voulais plus que tout.

 

Au départ, je voulais appeler mon article boire et déboires de l'allaitement. J'ai changé, parce que je voudrais aussi parler de tout ce qui en fait la beauté, mais les débuts de l'allaitement, c'est un peu la loose sur terre.

 

Donc j'accouche et je mets ma fille au sein, elle tétouille. Mais elle a du mal. De retour dans ma chambre, une puéricultrice me presse le sein en me faisant des grosses marques ("oh bah vous marquez facilement", tu m'étonnes John...) pour récupérer du colostrum (pour les néophytes, c'est une sorte de super lait, bien concentré, plein à craquer de tout ce qui se fait de meilleur dans ce monde, produit par les seins pendant deux-trois jours après l'accouchement) et le donner à la cuillère à ma poupette. Bon, ok, elle est toute fatiguée, elle ne peut pas bien téter. Elle pleure beaucoup, en plus (ça n'a pas changé). Finalement, je peux enfin la faire téter, mais je ne sais pas bien comment la placer, et aïe, ça fait un peu mal, là, non?

 

Au bout de deux jours, j'avais une grosse crevasse au sein gauche, et les deux tétons bien rouges et douloureux. Argh... J'appelle une puéricultrice ou une sage-femme, ou??? J'avoue qu'il y a tellement de personnel que je ne sais plus à qui je m'adresse... Bref, je demande à quelqu'un de m'indiquer si je place bien ma fille: "Ah non, la le bras comme ça, vous mettez vos jambes comme ça, lui tenez la nuque comme-ci..." Euh, résumons: si je fais tout ce qu'elle me dit, je vais finir avec une tendinite de chaque partie de mon corps. Petit moment de solitude et panique à bord. En plus, il faudra que j'ai toujours à proximité un coussin d'allaitement, un fauteuil à accoudoirs, un petit tabouret pour mettre sous les pieds, facile!

Je pleure pleure pleure... Mais je m'accroche.

 

De retour de la maternité, j'ai tellement mal au sein gauche que je me retiens de crier à chaque fois que je mets ma poupette à ce sein. Je la fixe donc plus volontiers à droite, mais je ne veux pas avoir des seins de taille différentes (déjà qu'ils sont monstrueusement énormes), je suis donc obligée d'entretenir la lactation à gauche en faisant téter ma poulette. Je me badigeonne généreusement de Lanoline, et j'ai les seins à l'air toute la journée. Ouf, ça finit par passer, victoire!

 

Entre temps, j'ai eu l'opportunité de laquer tout mon parquet au lait maternel... Des tâches collantes un peu partout chez moi, oui, mes seins dégoulinent dans tous les sens, c'est franchement ultra glamour...

 

Deuxième difficulté, un jour, mon sein droit est douloureux, et un peu rouge. Et moi, j'ai chaud et j'me sens toute faible... Température, 38.2, ah tiens, j'ai un engorgement! Youpi! Sein a l'air, passé sous le brumisateur d'eau bien glacée, et pressage de sein intensif, tétée exclusivement sur ce sein, parce que ça passe mieux comme ça (trop de lait bloqué dans les canaux, va falloir déboucher ça, ma ptite dame, aïe, répond maman). Je déguste, mais ça passe.

 

Et finalement, au bout de quelques semaines (disons, au bout d'un bon mois et demi), l'allaitement est enfin plus facile. Et devient enfin un plaisir. Bon, il y a toujours le prblème number one: mon homme n'ayant pas de seins et a fortiori pas de lait dedans, c'est bibi qui doit se lever toutes les nuits (et vous aurez compris, si vous avez bien suivi, que ma fille ne dort pas la nuit...)

 

Mais enfin, c'est un plaisir. L'allaitement n'est plus seulement le moment où je nourris ma fille. C'est aussi un moyen de l'endormir, de la réconforter, de la câliner. De fusionner avec elle...

 

Au départ, je m'étais fixé d'allaiter trois mois minimum, mais au fond, je voulais aller jusqu'à six mois, comme c'est conseillé par l'OMS. Mais ça, c'était sans compter les moments tous doux que l'allaitement fait vivre, et l'attachement inconditionnel et démesuré qu'il tisse, peu à peu, avec ma fille. Malgré les difficultés du début, pendant lesquelles j'ai douté, je me suis rendu compte, peu à peu que j'aurai beaucoup de mal à arrêter aux six mois de ma fille... Elle a aujourd'hui bientôt cinq mois, et je me sens liée à elle à tel point que les rares fois où l'on lui a donné des biberons (de mon lait, tiré par mon super tire-lait électrique, moment de glamouritude extrême), j'ai culpabilisé de ne pas lui offrir mon sein tout doux contre lequel se lover...

 

Alors, bien sûr, de nouveaux questionnements s'ouvrent à toute maman qui décide d'allaiter un peu plus longtemps que la moyenne. D'abord, on se demande si notre lait est assez nourrissant, s'il suffit à notre enfant (enfin, ça, je crois que toutes les mères qui ont allaité, même un mois, se posent la question). Et puis, surtout, on se demande si le fait d'allaiter longtemps ne va pas rendre notre enfant trop fusionnel, déjà qu'on l'est pas mal... Enfin, on se demande (mais ça ne dure pas longtemps, parce qu'on se rend vite compte que nos peurs étaient fondées) si notre entourage va bien comprendre ce désir de poursuivre l'allaitement, et si on ne va pas passer pour la baba-cool écolo bio BoBo de service... Et donc, la réponse est NON, bien sûr, la majorité de notre entourage ne va pas le comprendre. Mais après tout, ces moments-là de partage totalement fusionnel ne durent qu'un temps, et pour ma part, je compte écouter mes envies plutôt que mon entourage. Et j'arrêterai quand ma fille et moi serons prêtes à (re)devenir autonomes.

 

À suivre...

 


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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 10:46

Ma fille est chronophage, je vous l'ai déjà dit, ce qui explique pourquoi je n'ai jamais le temps d'écrire un article en entier en une journée. Chaque article est le fruit d'un alignement favorable des planètes, de la réalisation par quelqu'un de haut placé de l'un de mes nombreux souhaits, et de la simultanéité de trois éléments indispensable: je suis (un minimum) inspirée, j'ai mangé/je suis douchée/j'ai eu le temps d'aller aux toilettes et, condition number one, qui régit tout le reste, ma fille d'amour dort.


Cette dernière condition est, de loin, la plus difficile à obtenir. Oui, car, on m'a arnaqué, on m'avait promis que les bébés faisaient leurs nuits "au plus tard, pour les plus récalcitrants" vers 3/4 mois.OK, elle a quatre mois et demi, et dort toujours maximum trois heures d'affilées (sauf extrêmement rares exceptions).

Alors, aujourd'hui, je le proclame: si je chope celui (ou celle, tiens) qui a volé le gène sommeil à ma fille, gène qu'elle avait FORCÉMENT à la naissance vu son background familial, je lui fais bouffer des couches de méconium jusqu'à l'épuisement total.

 


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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 21:06

Aaaah, la maternité! ce n'est pas aujourd'hui que je vous raconterai ses joies et ses peines (c'est beau) mais par contre, c'est aujourd'hui que je vais vous révéler ce que vous ne voulez pas savoir: comment la maternité rend les liens mère-fille (ou grand-mère/mère plutôt) tendus.

 

A la base, il y avait déjà les petites disputes, les discussions animées, les énervements mutuels. Et puis, lorsque je suis tombée enceinte, ou en fait, plutôt, quand ma grossesse était déjà bien avancée (on ne va pas se mentir, la remise en question a mis un peu de temps à arriver jusqu'au cerveau), j'ai commencé à m'interroger sur les rapports entre une mère et sa fille. D'autant plus que j'attendais moi-même une merveilleuse petite merveille, et que je voulais comprendre comment je pouvais être aussi exaspérée par ma mère (et vice versa, je pense).

 

Une mère et son fils, c'est pas compliqué, un p'tit coup d'Oedipe et le tour est joué (ahahah, trop facile... Oui, bon, je n'ai pas encore de garçon, je changerai d'avis en temps voulu). Par contre, entre une mère et sa fille, beaucoup de choses entrent en compte: la mère devient un modèle et une rivale. 

 

J'ai d'abord lutté de toutes mes forces contre ma mère, de manière inconsciente, bien sûr. Encore à mon âge, je suis toujours influencée par sa volonté, et j'ai toujours besoin de son aval pour faire quelque chose, même si c'est de manière inconsciente.


Exemple: dès que ma fille est née, j'ai eu envie de prendre un congé parental car je ne me voyais pas reprendre au bout de deux mois et demi (quelle blague!). Mais ma mère est une sacrée bosseuse, et, sans être féministe, militante (ce dont elle a horreur), elle l'est quand même finalement.

Je lui ai donc parlé d'abord de mon envie de reprendre à temps partiel. Tête dubitative: "Oui, bon, tu verras quand ta fille sera là...".

Je lui ai ensuite dit que je comptais prendre un mi-temps, tête un peu affolée: "Mais tu sais, tu ne vas pas gagner beaucoup d'argent, et puis ci et puis ça". Bon, ça m'a l'air mal barré pour dire qu'en fait, je n'y retourne pas.

Donc j'ai suggéré: "Tu sais, maman, si je m'écoutais, je prendrais un congé parental jusqu'à septembre... Maaais je sais qu'il faut que je reprenne, hein, sinon, ça va faire une trop longue coupure, et gnagnagnaaa".

Et puis, les vacances de Noël sont arrivées, avec la présentation de ma magnifique fille à la famille, à mes tantes. Et elles de dire "Tu reprends quand? Ah si tôt?", et "Moi j'ai pris un congé parental", "Moi je n'aurais pas pu reprendre".

Si bien qu'un jour de janvier, alors que je me plaignais pour la 258e fois de devoir reprendre, ma mère me sort: "Oh, tu sais, je pense que c'est bien de prendre un mi-temps, peut-être même de ne pas travailler. Tout le monde m'a dit que tu reprenais très tôt, et que c'était dur, et que tu devrais prendre un temps partiel voire t'arrêter un peu...". Merci, maman, c'est JUSTE ce que je me dis depuis le début.

Je me suis bien évidemment engouffrée dans la brèche, et hop, j'ai pris mon congé parental (et entre nous, je ne le regrette pas du tout.)

 

Le même schéma se répète à l'infini. Le problème, c'est que je suis à l'opposé de ma mère, dans les idées éducatives. Enfin, j'exagère, mais disons qu'elle est de la génération "liberté des femmes", et moi, je suis plutôt dans le trip "retour aux sources", j'entends par là, essayer de donner le meilleur à ma fille, en supprimant les trucs trop toxiques, par exemple (j'en parle ici). Mais bon, c'est sûr que c'est le genre de trucs qui paraît aux femmes de la génération de ma mère un regrettable et hallucinant retour en arrière...

Je compte allaiter au moins jusqu'à six mois, je me mets doucement aux couches lavables, j'apprends à masser mon bébé, et je ne la laisse pas pleurer... (enfin, ça, c'est une autre histoire). Je vous reparlerai de tout ça, mais là, ce qui m'intéresse, et qui m'effraie, c'est ce putain de sentiment de culpabilité que je me traîne, cette impression de mal faire, alors même que je suis convaincue du bien-fondé de ce que je fais. Tout ça parce que ma mère regarde tout ça de travers, et redoute que je devienne une "simple femme au foyer, sans ambition". Non, elle n'a pas dit ça, mais je pense que ces mots traduisent assez bien ce qu'elle ressent. Et pourtant, Dieu sait (et il n'est pas le seul à le savoir) que les femmes au foyer sont tout sauf inactives, bien au contraire!

 

Mais depuis que je suis mère, j'essaie de relativiser tout ça. J'essaie de tourner dix-huit fois mes neurones dans ma tête avant de rétorquer en hurlant/jurant/m'énervant. J'essaie de comprendre. J'essaie d'apaiser le dialogue.

Ce n'est pas évident, ça prend du temps, mais j'ai déjà fait de considérables progrès, je trouve. (Même s'il y a encore des sujets qui m'irritent...).

Parce que, pendant ma grossesse, j'étais imbuvable avec ma mère (enfin, surtout au début). Je ne supportais pas qu'elle se réjouisse de la venue de mon enfant, je ne supportais pas qu'elle projette tout plein de choses pour ma fille, je ne supportais pas qu'elle me donne des conseils. Ca a duré bien quatre mois, peut-être cinq. Et puis, déclic, j'ai réfléchi, et je me suis demandé une bonne fois pour toutes pourquoi diable je voulais l'écarter de ma grossesse. Et j'ai compris. Ce qui m'effrayais, c'était bien cette formidable influence qu'elle a toujours exercé sur moi, le fait que je sois presque incapable de faire quelque chose contre sa volonté... Et finalement, j'avais peur qu'elle prenne la main sur l'éducation de ma fille, peut-être d'en être dépossédée? Une fois que j'avais compris cela, c'était beaucoup plus simple. J'ai réussi à calmer mes angoisses, et ma mère a su trouver sa place. Enfin, peut-être pas en tant que grand-mère, mais elle est là pour moi, et s'occupe énormément de mon bien-être, et je me sens plus sereine, car je sais qu'elle ne cherchera pas à empiéter sur mon territoire!

 

Peu à peu, j'apprends à voler de mes propres ailes. Peut-être que c'est ce que mon nouveau statut de mère m'a apporté: un début d'affirmation de soi. Comme si le fait d'élever ma fille me faisait prendre conscience que j'étais capable de prendre seule des décisions, capable de vivre ma vie sans le regard de ma mère, approbateur ou désapprobateur. Son regard comptera toujours, et sera toujours présent. C'est ainsi, et je crois que je serais malheureuse si ça devait changer. Mais je commence enfin à oser. Oser affirmer ce que je veux.

Maintenant, mon père aussi me pose problème... Il a plus ou moins le même discours que j'entends sans arrêt: arrêter l'allaitement, laisser ma fille pleurer, et ci et ça. Là, pour le coup, ne pas avoir son aval ne me dérange pas. Mais par contre, je suis bien incapable de le lui dire! Alors que face à ma mère, ça tonne, ça détonne même!

 

Ah, que c'est compliqué de devenir autonome/adulte (les deux ne sont-ils pas synonymes, au fond?)! On croit qu'on le devient à 18 ans, puis on croit qu'on l'est en emménageant seul, on se dit que cette fois c'est bon en prenant son premier boulot sérieux, on est sûr qu'on l'est en se mariant, et finalement, c'est peut-être lorsqu'on doit s'occuper d'un enfant qu'on le devient, par pure obligation...

 

Je pose aujourd'hui les jalons de la vie future de ma fille. Et ce faisant, je continue de construire la mienne.

 

À suivre...

 


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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 21:58

Oooh, déclaration d'amour envers mon amoureux, d'abord, qui est si parfait! Je m'en rends compte aujourd'hui, Journée de la Femme, parce que c'est un garçon pas macho pour un sou, ou alors juste ce qu'il faut, qui fait le ménage, la vaisselle et même la cuisine parfois, et ce, sans jamais me dire, ou me laisser entendre, et je crois bien même, sans jamais penser que c'est à moi de le faire, ou aux femmes en général. Qui est si généreux, si doux et si intelligent, si drôle, et avec qui je m'entends si bien... Quelle chance j'ai!

 

Déclaration d'amour envers ma fille, ensuite, qui a pour l'instant l'allure d'une fusion totale, et totalement submergeante. Physiquement, je ressens cet amour, je fonds pour ma fille, au point de redouter de sortir avec des amis un soir, alors que j'en ai clairement besoin, c'est limite vital pour ma santé mentale... Je suis tellement folle de ma fille que dès qu'elle se réveille (si j'ai eu le temps de bien dormir...), je lui saute dessus et la dévore. De bisous (je ne suis pas cannibale).

 

Je suis trop en amour de mes deux amours...

 

À suivre...

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 19:43

Ca fait déjà un bon moment que je m'interroge sur ma consommation, effrayée par les nombreuses études qui dénoncent la présence de produits toxiques de tous poils dans notre environnement (nourriture, vêtements, produits de beauté ou d'entretien, etc...).

 

Alors, forcément, pendant ma grossesse, j'ai cherché dans tous les sens des informations sur les jouets pour enfants, leur nourriture (aux enfants, pas aux jouets), les vêtements, etc...

Un premier constat: la quasi-totalité des produits pour enfants (mais en fait, n'est-ce pas le cas pour la quasi-totalité de TOUS les produits?) est fabriquée en Chine. Bon, je n'ai rien contre la Chine en elle-même, hein, mais par contre, on sait bien que c'est un pays qui n'a pas tout-à-fait (et c'est un euphémisme) les mêmes normes de sécurité que les nôtres; et puis, pas non plus les mêmes conditions de travail; et puis, c'est loin, donc vive les transports polluants. Pas très écolo-bio, tout ça. Moi, ça m'a fait flipper, et puis, que ce soient des marques peu chères ou des marques célèbres et très chères (y'en a beaucoup, c'est peu de le dire, pour les enfants), c'est la même chose.

 

Mais revenons sur un point: c'est quoi la différence entre bio et écolo?

 

Basiquement: bio, c'est certifié être fait selon des normes de fabrication strictes, sans pesticides, par exemple. Sur le site de la marque AB (ah bon, c'est une marque?), on lit:

"- un aliment composé d’au moins 95% d’ingrédients issus du mode de production biologique, mettant en œuvre des pratiques agronomiques et d’élevage respectueuses des équilibres naturels, de l’environnement et du bien-être animal,
- le respect de la réglementation en vigueur en France,
- une certification placée sous le contrôle d’un organisme agréé par les pouvoirs publics, répondant à des critères d’indépendance, d’impartialité, de compétence et d’efficacité tels que définis par la norme européenne EN 45011."

Et écolo? C'est plutôt le principe du respect de l'environnement et tout ce que ça englobe, par exemple, en limitant les transports pour les produits...

 

Alors déjà, il faut savoir que tout ce qui est bio n'est pas forcément écolo... Par contre, l'inverse est plus juste, enfin a priori. C'est-à-dire qu'il y a plein et quand je dis plein, c'est VRAIMENT plein, de produits bios qui ne sont pas écolos car ils proviennent de pays loins loins loins, ou ils poussent à une consommation toujours plus importante ou encore, ils contiennent des TAS d'emballages, de plastiques, de sous plastiques, de sous sous plastiques et autres emballages individuels.

 

Et dernier point, toutes les mentions "bio" ne sont pas forcément vraiment "bio"... C'est-à-dire qu'en fait, si le logo "AB" n'est pas inscrit sur votre produit, ou le logo "Ecocert", méfiance...

Moi, au départ, je ne suis pas du tout écolo. Au contraire. Enfin, non, je n'ai vraiment rien contre l'écologie, je suis pour, mais je suis une véritable consommatrice, je suis LA consommatrice, je me fais avoir par le moindre gadget, le joli packaging, la publicité bien tournée. Je suis gourmande, et j'aime les belles choses. Je suis même devenue BoBo (si, là, vraiment, vous SAVEZ ce que c'est. Sinon, départ vers Wiki). Et pourtant, je n''ai pas les moyens d'acheter bio, de vivre bio. (rappelez-vous, je suis prof!). Par contre, le bio, ça me rassure. Je me dis qu'au moins, je limite les produits toxiques. Et c'est peu à peu que ma conscience écologique se réveille (tout douuuux, elle se "réveille", mais j'sais pas vous, moi, quand j'me réveille, c'est un peu long à venir). Bon, il y a quand même des incohérences (genre, j'adore les fast-food, moins depuis le hamburger toxique, mais c'est une autre histoire). Mais alors, pour ma fille, ma perle, mon amour... je deviens folle.

 

Je crois que vous avez compris, depuis que j'ai ma fille, je suis devenue parano...

 

Je traque la moindre menace toxique et je tente de l'éradiquer. Mais ce n'est pas toujours facile, et surtout, il y a tous les jours une nouvelle menace. D'abord, pendant la grossesse, c'était le produit à étaler sur le ventre pour éviter les  putains de vergetures. Raté... Mais bon. J'avais acheté un produit, qui puait et qui était trop grasse, entre nous, d'une marque bio bien connue. Bah oui, banane, ce que tu étales bien gentiment sur ton ventre, ça entre par les pores et attention à ce que tu as DANS ton bidon (un joli bébé, ndlr). Donc, une crème bio anti vergetures. Ensuite, vu que tout ce qui allait sur ma peau allait, d'une manière ou d'une autre, atteindre mon bébé, j'ai traqué les trucs toxiques sur ma crème de jour, mon gel douche et mon shampoing. Et vas-y que je te traque le paraben et les plastiques contenant du bisphénol A, aka BPA, pour les intimes.

 

Petite leçon: comment reconnaître le paraben et le BPA?


Pour le paraben, c'est simple, on regarde la composition du produit, et s'il y a un produit qui se termine par paraben, c'est game over. Donc, s'il y a du methylparaben (E218 et E219 pour le sel), du ethylparaben (E214 et E215 pour le sel), du propylparaben (E216 et E217 pour le sel) ou du butylparabe, on dit niet. Plus d'infos? Ici.

 

Pour le BPA, faut faire un peu plus appel à vos capacités d'investigation: il faut regarder sous la bouteille/la barquette/l'emballage/le tube/le rideau de douche (eh oui... le mien est touché, d'ailleurs, faut que j'en change) et repérer s'il y a le numéro :
N° 3 – PVC (Chlorure de Polyvinyle)
N° 6 – PS (Poly Styrène)
N° 7 – PC (Poly Carbonate)

 

  logo-presence-bisphenol-a


Le numéro 7 étant le pire du pire.

 

Pour plus d'infos, allez ici. 

 

Bref, personnellement, plus je lis d'horreurs, plus je m'inquiète...

 

Après, il a fallu se meubler... et traquer les produits toxiques émanants du bois, des panneaux de fibres, etc... Et aussi provenant des matelas, et autres commodes... Bref, j'ai fini par lâcher l'affaire (ouaich) pour ne pas devenir folle.

 

Maaaaais, maintenant que j'ai ma si jolie fille, ça me reprend. Et voilà que je commence à m'intéresser aux couches lavables, alors que je m'étais jurée que jamais jamais je ne m'en servirai, c'est vraiment un retour au Moyen-Age...

Bon, je vous en reparlerai.

 

À suivre...

 


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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 22:36

Ce titre foireux pour dire que j'ai pu m'échapper des bras de ma douce petite fille adorable à deux reprises pour aller au cinéma.

 

Quel délice! Ca faisait trop longtemps, et mes yeux m'ont remerciée de leur donner à becqueter autre chose que la télé et ses épisodes de Plus Belle La Vie (triste héritage de la grossesse, oui, j'ai sombré dans cet abîme, et je suis empatouillée là-dedans sans plus savoir comment m'en sortir...).

Avant de vous en parler, juste une précision: j'ai fait l'erreur d'attendre avant d'écrire ces deux critiques, et sans prendre de notes, me voilà donc bien embêtée parce que je me rends compte que mes critiques manquent de fond... Mais bon, je voulais quand même dire deux trois choses à propos de ces deux films.

 

Pour le premier ciné, j'ai tapé fort. D'abord, pour la première fois, nous avons confié notre fille à mes parents, et nous sommes sortis en amoureux. Oooh, quel étrange effet! Retour trois mois en arrière, lorsque nous n'étions encore que deux (et demi, mon ventre comptait déjà beaucoup), et que nous pouvions dîner en amoureux, nous faire une toile, sans réfléchir à l'heure de la séance, ni au temps que cela prendrait de dîner au resto... Passons, là n'est pas le sujet, et je ne regrette pas ce temps-là. Bon, d'accord, j'avoue que cette insouciance me manque parfois, mais notre fille est si... tellement... Que choisir? Extraordinaire, sublime, parfaite? Tout ça. Et encore mille milliards de millions d'adjectifs melioratifs et de superlatifs positifs. Passons.

 

Le film que nous avons choisi est une valeur sûre: Au-Delà, le dernier Clint Eastwood. Aaah, Clint, le beau Clint, adulé par ma mère, et il faut bien avouer que l'homme était (parce qu'il a l'âge de ma grand-mère, maintenant) d'une beauté et d'un charme époustouflants. Intelligent et doué avec ça.

 

Attention, si vous ne voulez pas savoir de quoi il est question dans ce film, passez votre chemin.

 

Nous* avons beaucoup aimé ce film (*nous: mon compagnon et moi, je ne suis pas encore atteinte du syndrôme d'Alain Delon), en particulier la première séquence, qui est franchement impressionnante et très bien faite. Le film s'ouvre sur une Cécile de France, journaliste en vacances avec son compagnon, programmateur à la télé, en Thaïlande. Que peut-il bien se passer en Thaïlande? Un indice, la date: 2004. Une grosse vague... Oui, c'est le TSUNAMI. Bon, si, jusque là, vous ne vous représentiez pas bien ce que c'était qu'un Tsunami, si vous vous demandiez pourquoi on ne pouvait pas fuir un Tsunami, regardez le film de Clint, et vous comprendrez. Cécile de France est donc confronté au Tsunami de 2004, et la scène est d'un réalisme époustouflant. On peut le dire, ça fait flipper.

 

A part ça, quoi d'autre? Plein de petites choses sympathiques. D'abord, Matt Damon, qui est, comme à son habitude, excellent dans le rôle d'un médium malgré lui, qui cherche à échapper à son don qu'il considère comme une malédiction. Les jumeaux, tellement émouvants. Cécile de France, assez étonnante puisqu'elle a plutôt tendance à m'énerver (meeeuh non, j'suis pas jalouse) et là, non, pas du tout.

Et puis l'histoire du film. Trois personnages qui ont été confrontés à la mort et qui s'interrogent, à l'image de Clint. Autant vous le dire tout de suite, après la scène du Tsunami, j'étais bien sur les nerfs, vu que je me doutais qu'il allait arriver quelque chose aux jumeaux et à mon médium préféré. Bingo pour l'un des jumeaux...

Bon, mais ce qui m'a plu, à moi, simple spectatrice, c'est bien la fin du film. Oui, Clint a réalisé mon souhait (et celui de l'ensemble des spectateurs, je suppose), c'est-à-dire faire se rencontrer les trois personnages. Oooh oui, et faire déboucher ce film sur une histoire d'amour, ouiiiii, et tout est bien qui finit bien!!!

 

D'aucuns diront que le film est romantico-romantique tirant sur le niais. Alors là, je dis non. Bon, c'est romantique et légèrement convenu, on est d'accords, mais c'est bien filmé, intelligent, ça emmène le spectateur, l'entourloupe et le ravit, l'émeut, le secoue. Alors, pour ces raisons, j'ai kiffé, et j'en redemande.

 

Peut-être que je ne suis pas objective, après tout, c'est Clint...

 

 

Bon, j'ai réitéré la semaine dernière, j'en avais très envie alors je suis allée voir Black Swan. Mais qui qui donc que  ce Darren Aronofsky, le réalisateur??? Bah en fait, il a déjà réalisé The Wrestler (sisi, vous savez, le film qui marque le retour de Mickey Rourke dans le rôle d'un catcheur qui a bien vécu, et qui a une coupe de cheveux contestable), et Requiem For A Dream (le film choc-choquant avec Jared Leto le beau gosse, sur de jeunes adultes sombrant dans la drogue dure dure). Maintenant, vous situez le gars? Je ne savais pas que c'était lui le responsable de Requiem, sinon, j'aurais peut-être hésité à aller voir le dernier Natalie Portman. Certes, j'avais beaucoup aimé ce film, à l'époque, mais plus j'y pense, plus je trouve que c'est juste choquant pour le plaisir. Non, j'exagère, m'enfin, la scène où l'héroïne fait la prostituée, franchement, c'est trop, non? Et puis, l'histoire de la mère qui devient maboule devant sa télé et qui voit son frigo lui parler, euh... Mais, au secours, je suis prise en otage par ce film!!!

Bon, bref, Black Swan, ça raconte l'histoire d'une danseuse classique sublimissime puisque c'est Natalie Portman, qui veut absolument avoir le rôle du Cygne Blanc et Noir dans la nouvelle chorégraphie du Lac des Cycgnes. Peu à peu, elle devient parano et pense que tout le monde, mais une danseuse sexy en particulier, veut lui voler son rôle. Elle est de plus accompagnée par une mère un peu tarée elle aussi (dis donc, Darren, t'aurais pas des problèmes avec ta mère?), danseuse déchue et légèrement aigrie, mais surtout, complètement accro à sa fille. Moi qui m'attendais à voir un beau film de danse, j'suis légèrement frustrée, c'est pas franchement le sujet.En fait, le sujet, c'est surtout une fille qui est complètement schizophrène et parano (la pauvre, elle cumule) et qui sombre dans sa folie. Rien que ça.

 

En fait, j'ai bien aimé, mais j'crois que ça va finir par me faire le même effet que Requiem, c'est-à-dire, choquant pour choquer. Mais, comme dans Requiem (dans lequel il y a quand même des éléments sympatiques, mais ça fait vraiment TROP longtemps que je ne l'ai pas revu), il y a des trouvailles excellentes. D'abord, l'actrice, bah oui, c'est con, mais Natalie Portman est vraiment excellente dans ce rôle. Elle est hyper impressionnante. La scène du début (décidément) est superbe: elle représente le cygne blanc attaqué par Von Rothbart (bouuuh, le vilain). Natalie Portman y est vraiment touchante, elle a l'air fragile, apeurée, si légère et douce. Et puis, ce début fait flipper (ou alors, c'est vraiment moi qui suis une mauviette, ne pas exclure cette idée) parce qu'il est tourné comme un film d'horreur. Une ombre passe et repasse furtivement derrière le cygne blanc, jusqu'à se fondre dans son dos, et l'attaquer.

Autre trouvaille (je ne sais pas si c'est le mot juste, mais disons, autre bonne idée), Natalie Portman est filmée en plan rapproché dans la quasi totalité du film. C'est ELLE le sujet, et nous sommes dans sa tête, nous voyons ce qu'elle voit, et nous devenons fous et paranos comme elle.

 

Deux mots pour finir: le film nous prend, nous secoue comme des pruniers, nous donne deux-trois coups dans les yeux, et nous remet en place légèrement chamboulés. Mais pas de bouleversement profond.

Restent de très belles scènes de danse (ce que j'étais en fait venue voir), et un Vincent Cassel, ma foi, charmant.

 

La prochaine fois, promis, je vous livrerai des critiques plus approfondies.

 

À suivre...

 


 

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 19:27

Je suis affreusement en colère et choquée par un blog sur lequel je suis tombée par hasard en cherchant dans gougueule un restaurant maman-bébé.

 

Reprenons depuis le début: pourquoi cette recherche? Simplement parce que, quand on est maman d'un jeune enfant, ou d'un bébé dans mon cas, on sait qu'il est comme une bombe à retardement prête à exploser à tout moment en hurlements intempestifs, dûs au choix à la faim, la soif, la chaleur, le froid, la fatigue, le pipi/caca/prout, l'ennui, ou autre mésaventure, et parfois, tout en même temps. D'où l'intérêt de choisir un lieu où les mamans et leurs bébés sont acceptés dans toute leur splendeur, où la maman se sentira comprise, et forcément plus détendue, et moins honteuse.

Oui, car, on ne vit malheureusement pas chez les Bisounours (ou heureusement, peut-être) et contrairement à ce que l'on croit, les mamans et leurs bébés ne sont pas les bienvenus partout. Bien au contraire...

 

Lorsque j'étais enceinte, j'ai rencontré plusieurs mamans lors des séances de praparation à l'accouchement. Et à plusieurs reprises, j'ai entendu des histoires toutes plus abracadabrantes les unes que les autres, et pourtant, véridiques. Par exemple, la femme enceinte jusqu'aux dents et que personne ne laisse passer dans la file d'attente, même dans celle qui lui est réservée, et qu'on traite même de menteuse, parfois ("Quoi? Vous êtes enceinte? Pfff, ça ne se voit pas... "ou pire, "vous le faites exprès?"); même Pénélope témoigne d'une histoire comme ça sur son blog.

Ou alors, la maman qui s'installe dans un café et qui veut allaiter au sein son bébé, et qui se fait virer comme une malpropre, comme si ce qu'elle faisait était choquant, étant provocant, comme si elle le faisait exprès pour faire chier les clients, comme si elle avait le choix mais qu'elle avait décidé d'allaiter dans ce café, sous le nez des clients honnêtes... Est-ce que c'est honnête de traiter une maman qui nourrit son bébé comme une traînée? Oui, le mot est fort, mais après tout, c'est presque l'impression que ça donne... "Cachez ce sein que je ne saurais voir, ou dégagez, pauvre folle!", tandis que sur l'écran géant passent des clips de MTV, avec des nanas aux obus surdimensionnés... Non, vraiment, où est la décence?

 

Eh bien, là, j'ai trouvé un autre exemple mais sur un blog, anti-parents, un blog qui se proclame "Childfree". Sisi, ça existe... Je tombe des nues, franchement, je ne pensais pas que vraiment, sans honte, on pouvait déverser autant de fiel sur les parents et leurs enfants. Bon, d'accord, peut-être qu'avant d'avoir des enfants, j'étais moi-même moins compréhensive, c'est même sûr, mais jamais, Ô grand Jamais, je n'aurais proféré de telles choses. Ce qui est drôle, c'est qu'au moment où je vous parle, "Les Simpsons" tournent en fond sonore, et c'est l'épisode où Marge se bat pour défendre les parents et leurs enfants, contre une femme qui affirme que ne pas avoir d'enfant est la seule véritable panacée...

Alors, bon, je refuse de mettre le lien pour ce blog, mais quand même, je vous donne le nom, histoire que vous vous fassier une idée, une opinion, et que vous me disiez si, oui ou non, j'ai raison de m'offusquer: "Maman? Non merci!". En fait, c'est surtout l'article sur le restaurant américain qui affiche interdit aux bébés braillards!" qui m'a choqué. Comme quoi, ce n'est pas de la parano, les parents avec bébés ne sont réellement pas les bienvenus dans la plupart des lieux publics. Bon, d'accord, qui n'a pas levé les yeux au ciel et maudit intérieurement les parents entourés de leurs trois enfants qui débarquent dans votre wagon alors que vous avez un trajet de train de 6h? Oui, ok, mais en même temps, quel parent n'est pas gêné, et ne fait pas tout pour éviter les désagréments aux autres voyageurs?

 

Les commentaires sont violents.

Mon préféré: "Bravo! Excellente initiative!! J'ai bien hâte de commencer à voir dans les portes des restos des symboles indiquant que les enfants n'y sont tout simplement pas admis. J'adore aller dans les grands restos et quand je me fais déranger par des braillards toute la soirée et que les parents ne font tout simplement rien, alors ça me met vraiment le feu au derrière!!"

 

Bon, le postulat du blog est le suivant: "redorer le blason des femmes qui choisissent de ne pas être mère". D'accord, pas de problème. J'accepte ce choix, et même, oui oui, je le comprends. Chacun son choix de vie, et ça ne me pose absolument aucun problème que certaines ne veuillent pas être mères. Là où je suis moins d'accord, c'est lorsque la responsable du blog, ou, tout du moins, ses accolytes, dénigrent les mères, allant jusqu'à des propos que je qualifierais d'injurieux.

Oui, peut-être que les femmes sans enfant sont incomprises dans notre société. Peut-être que les médias portent aux nues les mères, et ne s'intérêssent que pour les condamner aux femmes qui choisissent de ne pas enfanter. Je veux bien admettre cela. Sauf que ça, c'est une façade.

Qui c'est qui se fait mettre au placard? Les mères, qui sont considérées comme des poids morts. Leurs enfants leurs prennent trop de temps donc bon, on ne va pas leur donner de responsabilités. Oui, ou sinon, qui c'est qui doit prouver qu'elle est tout à fait capable d'en avoir, des responsabilités, malgré son congé mater et ses enfants? La maman. Qui c'est qui est poussé à rester au foyer? La bobonne maman. Ca, c'est au niveau professionnel.

Et sinon, qui c'est qui se fait virer des restaurants parce qu'elle a un bébé qui risque de chouiner (ah, pardon, ce n'est pas un poupon en plastique)? Qui c'est qui se fait traiter de mauvaise mère parce que (rayez la mention inutile) elle ne donne pas le sein/ne reste pas à la maison garder ses enfants/ne passe pas son temps à faire les courses et le ménage/ couvre trop, pas assez, mal, etc... son bébé/l'élève mal/fait tout mal de toutes façons parce que c'est une mauvaise mère?

 

Tiens, une autre chose sympatoche que j'ai vu sur le blog: le principe de "démographie responsable", qui consiste à inciter les couples à se limiter à deux enfants, parce que sinon, bah, zut, y'a plus assez de place sur la planète...

 

Ecoeurant. Enfin, personnellement, je trouve ça écoeurant. Et puis, merde, qu'est-ce qu'on fait de la vie? La vie simple, belle, naturelle, qui fait qu'on a envie d'avoir des enfants pour leur montrer qu'elle est belle, cette vie (malgré les gros C*%$¤#*), et puis la spontanéité, et puis l'amour? Pourquoi il faut toujours avoir à se justifier?

Là, pour le coup, dans un sens comme dans l'autre, qu'on veuille ou non des enfants, mais j'ai envie de dire, "si vous n'aimez pas, n'en dégoutez pas les autres...". Et surtout, arrêtez de croire que les parents et leurs enfants sont des casses-c**, égoïstes, mal élevés, et beaufs, allez, j'vous fais un prix de gros con.

 

Voilà, coup de gueule passé, mauvaise tête oubliée.

 

À suivre...

 


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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 00:50

Certes, quand on a un bébé, on ne dort pas du tout beaucoup. Alors, normalement, à chaque fois que bébéchouchou ferme une microseconde l'oeil, on en profite pour faire de même (comme je vous le disais précédemment). Mais voilà, avant l'arrivée de ma bichette, je me couchais plutôt tard et me levais... bah, tard quand je pouvais. Toujours adolescente dans l'âme (ou alors, adulescente, comme on dit?).

 

Et malheureusement, comme on dit, "chassez le naturel, il revient au galop". Et nous voilà, avec chéri,à dîner à 23h30, et à nous coucher à... mais quelle heure peut-il bien être? Quant à ma fille d'amour, elle a l'air de tenir pour ça de ses parents, puisqu'il est difficile de la coucher avant 23h (et c'est pas faute d'essayer, de la nourrir dans le noir, de la bercer dans le noir, de lui donner le petit doigt à téter dans le noir... Rien de rien.) Bon, là, je la comprends et puis, dans mon esprit, une lumière: peut-être qu'on ne lui donne pas de bonnes habitudes? (culpabilité, quand tu nous tiens... tu pourrais pas nous lâcher deux minutes?)

 

Par contre, là où elle ne tient pas de ses parents, c'est pendant la nuit: réveils intempestifs à 3h-5h etc... Et la grasse mat', elle connaît pas.


Mais qui va m'expliquer POURQUOI elle ne dort pas, alors que c'est si bon de DORMIR?

 

À suivre...

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 23:21

Quand on devient maman, c'est simple, tout à coup, tout le monde y va de son petit conseil, en particulier pour ce qui concerne les nuits.

Le conseil qui me hante, c'est "il faut la laisser pleurer". D'abord, non, je n'ai pas envie de laisser ma fille pleurer. Ensuite, quel intérêt?

Bien sûr, la réponse facile: "Si tu la prends toujours dans les bras, elle va s'habituer et ce sera fichu". J'ai envie de dire, et alors? Bon, c'est sûr, j'aimerais dormir, mais à quel prix?

 

En écoutant ces foutus conseils, je viens de laisser ma fille s'époumoner pendant dix allez non cinq minutes, et ça m'a juste fendu le coeur. Ca m'a réellement rendue malade, j'en ai moi-même pleuré. Et après, quoi? La laisser s'endormir sur ses hurlements, avec ses grosses larmes? Mais merde alors, moi je ne veux pas qu'elle s'endorme comme ça, c'est terrible! Je veux qu'elle s'endorme le sourire aux lèvres, bienheureuse, détendue, et certaine que ses parents sont là et l'aiment, la cajolent. J'ai peut-être tort, peut-être que je la surcouve, mais elle n'a que trois mois et demi, après tout, et tant pis pour ma pomme si je dors peu ou si on doit passer deux heures à l'endormir, je veux qu'elle dorme sereine.

 

Alors, juste, laissez-moi faire mes erreurs (si ça en est une) en paix, sans me culpabiliser davantage. Laissez-les mamans aimer leur bébé comme elles l'entendent. Bien sûr, il y a le raisonnable, le sensé, et surtout, la sécurité. Mais il faut aussi faire confiance aux mamans (à condition qu'elles soient bien informées: dodo SUR LE DOS obligatoire, par exemple, et attention aux couvertures...).

 

Un message à retenir: STOP À LA CULPABILISATION DES MAMANS!!!

C'est dit.

 

À suivre...

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