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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 12:00

Bon, pendant ma longue absence, regrettée par tous (sisi, je le sais), il s'est passé pas mal de choses. Non, je vous arrête tout de suite, miniplume ne fait toujours PAS ses nuits, faut pas rêver. Elle se réveille toujours au moins deux fois par nuit, il est toujours impossible de la coucher sans qu'elle ait été endormie au préalable par des bercements ou, mieux, par l'un de mes nénés magiques (voire les deux, tiens). Nous avons essayé, pourtant, de la coucher, encore éveillée, aux premiers signes de faiblesse, mais non, mademoiselle chérie ne veut pas qu'on la pose dans son lit. Résultat: beaucoup (trop) de cododo, un papa qui commence à craquer nerveusement, et une maman fatiguée et un peu déprimée. Ceci étant dit pour que vous compreniez un peu mon état mental de fatigue intense, et de craquage intemperstivement possible.

Fin de la grosse parenthèse.

 

Je voulais vous parler, en fait, des nouvelles habitudes alimentaires de ma bichette. Nous avons depuis un bon mois maintenant commencé la diversification. Et ça ne coule pas de source.

 

Tout d'abord, comme toute maman qui se respecte et surtout qui a des principes pré-partum, je me suis dit que quand je commencerai la diversification, je baby-cookerai des légumes frais bios achetés au marché à mon petit ange, qui dégustera tout cela en ouvrant des yeux grands comme des soucoupes, et en se léchant les babines, devant un tel délice, tandis que je verserai une petite larme de bonheur devant un tableau si attendrissant. En fait, non. Déjà, entre-temps, y'a eu Fukushima et nos légumes, bios ou pas, se sont récolté une petite parcelle supplémentaire de bon nucléaire. Ensuite, cette vision de rêve, c'était sans compter la flemme, la pénurie de produits bios dans mon supermarché, la flemme, le manque d'idées, la flemme, le mini appétit d'oisillon de ma fille et... la flemme. En gros.

 

J'ai quand même testé, maison, la purée de carottes, de courgettes/pommes de terre, de patate douce, compote de pomme et pomme/banane. Et d'autres ingrédients attendent dans mes placards... Depuis, j'ai découvert les petits pots (et je les prends bio, surtout parce que c'est dans ceux-là qu'il y a le moins d'ajouts) et, je dois avouer que pour une flemmarde ou une, allez, le mot est lâché, paresseuse comme moi, c'est bien pratique. Et j'ajoute que je suis tellement tête en l'air que bien souvent, je n'ai rien dans mes placards pour faire la cuisine à la bichette.

 

Bon, du coup, j'alterne entre le fait maison et le réchauffé maison. Ma bichette ne semble pas faire la différence, elle me crache à la figure tout ce qu'elle peut.

 

Au départ, c'était plutôt soft. Disons qu'elle ouvrait une bouche si petite ("Vous connaissez les grenouilles à grandes bouches?" - "Y'en a pas beaucoup par ici") qu'une infime quantité de carottes y entrait et ainsi, une infime quantité en ressortait, de préférence rapidement, et en mode vaporisateur "prffffrrrrrt". Finalement, avec le recul, c'était pas si terrible. Le bavoir avait quelques traces mignonnes de carottes, rien de bien méchant.

 

Bavoir

 

Notez bien que le nounours du bavoir mange également de la carotte, la preuve que c'est vraiment délicieux.

 

Ce qui m'inquiétait plus, c'était le fait que ma bichette ne mange pas grand-chose. Une cuillère à café, et encore, parvenait dans son gosier, mais guère plus, ensuite, elle scellait ses lèvres, et plus moyen de lui faire déguster ma bonne purée maison de carottes biologiques. Damned.

 

Entre parenthèses, je finis par me demander comment un bébé peut-il être aussi différent de moi: j'adore dormir, elle nous réveille chaque nuit que Dieu fait. J'adore manger, elle boude ses plats. J'adore les câlins, elle... ah non, ça, elle aussi.

 

Bref, j'avais un peu peur qu'elle n'aime pas manger. Le lendemain, ce n'était pas mieux. Et puis, quelques jours plus tard, autre tentative et cette fois-ci, deux à trois cuillères ont pu passer le barrage. C'était gagné.

Je dois dire, quand même, que la compote de pommes a subi le même rejet, mais moins longtemps. Enfin, ne nous plaignons pas, une semaine, c'est pas la mer à boire.

 

Et puis, il y a eu l'épisode dit traumatique des dents. Eh ouais, ma bichette, elle a DEUX dents. Et TOC! La preuve en image un autre jour (c'est ultra galère de lui faire ouvrir la bouche).Et là, refus catégorique d'ingérer quoi que ce soit (à part mes nénés, mais à ce niveau là, ce n'est même plus de la passion, c'est de la fusion, pure et simple, je lui appartiens).

Ah, et en plus des dents, puisqu'on aime bien enchaîner, y'a eu la rubéole. Oui, oui, la rubéole, alors que, je vous le rappelle, ma fille n'est pas encore gardée, je n'ai même pas de nounou (pas la peine de remuer le couteau dans la plaie, hein, je me demande assez comment je vais bien pouvoir me démerder).

Bref, l'appétit a déserté dix jours et à son retour, elle n'était plus la même, la bichette. Elle était devenue une ogresse, ou, comme j'aime l'appeler, une Burgonde.

 

Vous voyez les Burgondes, dans Kaamelott? Bah, ma fille, elle pourrait leur faire honte. Elle pète, elle rote, elle crotte, et elle fait ça en vous regardant dans les yeux avec un petit sourire malicieux qui me fait, personnellement, totalement fondre. Et elle mange comme ce peuple germanique.

Voyez plutôt:

 

Puree-partout.JPG

 

Et vas-y que j'te tiens la cuillère comme une pelle, et vas-y que j'm'en mets partout. Notez-bien: dans et sur la bouche, dans et sur le nez, dans et sur l'oreille, dans et sur les yeux/sourcils/cheveux, dans et sur maman. Bon, là, j'ai coupé pour que vous ne puissiez pas la reconnaître, mais sachez qu'elle a les yeux les plus beaux qu'on puisse imaginer (et tout le monde me le dit) et qu'elle a le plus joli minois qui existe. Rien que ça, sans parler de son intelligence hors du commun et de la douceur légendaire. Oui, là, ça ne se voit pas, mais croyez-en la maman que je suis, ma fille, est est trop de la balle.

 

Bon, en tout cas, le retour à la bouffe s'est déroulé dans la bonne humeur et dans une joie de croquer retrouvée.

Et pour fêter ça, j'ai décidé de me remettre à lui faire des purées maison. Quand je la vois manger avec tant de bonheur, je me dis que ça vaut bien le coup d'éplucher trois carottes.

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 10:30

Quand j'étais enceinte, je me disais que j'allais faire écouter Mozart, Bach, Beethoven à ma fille pour la culturer classiquement, et que sinon, je lui ferai écouter Radiohead, K's Choice, Incubus, Nirvana, Muse ou la Tordue, pour le plaisir (mais pas Julien Lepers et Herbert Léonard...). Et puis, l'appel de la nature, les hormones, la bêtise, je ne sais quoi dans l'air, bref, tout ça a fait qu'en fait, non, ma fille n'est pas une future journaliste des inrocks (du moins, pour l'instant) puisque j'ai cédé à la comptine et autres musiques pour enfants.

 

Pourtant, sachez que même dans l'industrie musicale pour enfants, et je dirais, même, surtout dans cette industrie, tout n'est pas bon à prendre et tout ne se vaut pas. J'ai quelques pistes, mais je n'ai pas encore eu le courage de tout tester. Toutefois, si par hasard de futurs parents égarés tombent ici, autant que je leur fasse part de mes maigres découvertes.

 

  • Bêbête à manger du foin: les Comptines des crèches à mimer, avec "Rémi, la star des petits".

Bon, sachez que Rémi n'est pas mon ami. Bon, je suis dure. Ce ne sont pas les comptines qui sont bêtes (quoi que, certaines sont franchement insupportables) mais plutôt l'arrangement musical. Et puis le chant, tiens. Et puis, allez, j'me lance, le Rémi, là, il fait un peu flipper. Oui car on le voit, sur le livret d'accompagnement, qui nous montre les mimes pour accompagner les chansons. Il fait de délicieuses poses avec un sourire ultra crispé qui, d'après mon cher et tendre, lui donnent l'air d'un serial killer (un tueur dans un champ de blé, vous la connaissez?). Bon, mais passons, les comptines sont des classiques du genre, mais c'est quand même un peu à se taper la tête contre les murs.Allez, je sais bien que je suis dure en affaire, et ça peut dépanner... (mais faut VRAIMENT être en galère). On peut quand même garder le livret et chanter en mimant, mais surtout SANS écouter le CD.

 

  • L'incontournable Henri Dès.

Henri Dès, il est dans la place depuis des décennies. Moi-même, je l'ai écouté quand j'étais minotte. Tiens, je rajoute Anne Sylvestre dans le même panier, pour moi, ce sont des souvenirs d'enfance. Je n'accroche plus trop, là, mais avec des yeux oreilles de maman, je fais des efforts. J'ai beaucoup aimé, petite, et je gage que les petits d'aujourd'hui doivent pas mal apprécier.

 

  • Remember when you were young (mais alors plus que very young, disons, back to the 19e siècle): Contes et comptines de notre enfance.

Welcome back (mais pourquoi cette subite envie de parler english?) "Gentil Coquelicot", "J'ai du bon Tabac" et "Malbrough s'en va-t-en guerre". Personnellement, j'ai adoré retrouver tous ces classiques, et l'arrangement est plutôt pas dégueu, y'a du rythme, y'a de la poésie, y'a de l'émotion. J'aime, quoi. Et je trouve que c'est carrément moins gnagnan que l'aut' Rémi là (oui, je l'ai dans le pif, celui-là, me demandez pas pourquoi). En tout cas, classique mais franchement, valeur sûre. Dans le genre, et dans la même collec', il y en a plusieurs, comme Les Saisons, qui sélectionne plusieurs chansons correspondant aux quatres saisons; mais, là où c'est malin, c'est qu'en plus, il y a des poèmes de Prévert, de Jules Renard, de Jules Michelet (??),  et d'Hugo. Et également des contes traditionnels (un par saison). C'est bien complet et franchement sympatoche, mais pour les un peu plus grands (ma bichette n'a pas encore l'âge). Tout ça, c'est chez Naïve.

 

  • Bon, allez, passons au top du top: Les Plus Belles Berceuses du Monde - Du Mali... au Japon, chez Didier Jeunesse.

Moi, déjà, j'ai kiffé la pochette, les couleurs, les images. C'est ce qui m'a décidé à l'acheter, parce que le titre accrocheur avait deux failles: "Les PLUS belles" --> ouais, c'est ce qu'on dit toujours, et en général, c'est faux, et "Berceuses" --> en général, rien que le mot me fait un peu ch***. Oui, j'ai toujours peur de "Dodo l'enfant Do" (qui, en fait, est bien pratique), je trouve ça moyen fun, quoi. Mais, heureusement, j'ai craqué sur la pochette, et bien bien m'en a pris.

 

Couv1.jpg

 

Ce sont effectivement de très jolies berceuses venant du monde entier. Les berceuses africaines sont envoûtantes. Les berceuses créoles sont... déroutantes (morceaux choisis: "Dodo bébé, c'est maman toute seule qui est dans l'embarras, dodo bébé, c'est maman toute seule qui est dans la misère") mais tout de même, très belles, les berceuses slaves sont dépaysantes, les berceuses juives sont lancinantes, les berceuses brésiliennes et portugaises sont dansantes et les berceuses asiatiques sont surprenantes. Toutes proposent un délicieux voyage, toutes sont séduisantes. Toutes sont douces... Vous l'aurez compris, je suis conquise.

 

Et ce bonheur auditif ne vient pas seul. La collection Didier Jeunesse propose tout un tas d'albums complets de musiques du monde (dont sont tirés ces berceuses). Il y a donc un album entier de musiques africaines, juives, asiatiques... Vous avez compris.

Personnellement, je me suis procuré l'album de musiques slaves (Comptines et Berceuses de Babouchka), qui est déroutant mais ma foi plaisant (j'avais un excellent souvenir d'un conte russe que j'écoutais, enfant, mais je n'ai jamais retrouvé cette madeleine perdue). Mon cher et tendre étant Corse, ma belle-mère nous a offert le livre-disque Corse (Comptines et Berceuses de Corse) et nous avons droit à de magnifiques chansons également. Je crois que je vais me constituer une super collec' (j'ai fait un tour sur leur site, et tout me fait envie).

Je trouve qu'ils sont vraiment bien réussis.

 

  • Allez, pour finir... Les classiques du rock adaptés aux bébés: les Rockabye Baby.

Le principe, c'est de reprendre tous les grands groupes en mode xylophone et compagnie. On a comme ça U2, Metallica, Nirvana, The Beatles, Pink Floyd, Radiohead, etc... Très sympa, sur le principe. La r"alisation n'est pas toujours réussie, parce qu'on entend par moment le côté mécanique, électro du truc, pas fait main quoi (comment ça, je m'exprime mal?). Bon, soyons indulgent, l'idée est cool. Après, je croyais faire plaisir à chéri en lui faisant écouter ses groupes fétiches en mode baby, mais il m'a snobé, comme quoi, quitte à faire écouter les Beatles (par exemple), autant que ce soit la VO. C'est pas faux. Donc, du coup... Un bon point, mais sans plus (pas la peine de s'acheter tous les albums, quoi. Celui de Coldplay est sympa.)

 

Bon, et sinon, à part ça, vous écoutez quoi? Je crois que je vais lui faire écouter un peu de ma musique préférée, aussi, mais je sais pertinemment que je n'échapperai pas aux Justin Bieber, Backstreet Boys et autres Ace Of Base du futur, c'est comme ça, on a FORCEMENT une période honteuse. Espérons qu'elle passera vite!

 

J'm'en vais écouter deux-trois berceuses, moi...

 


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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 12:40

En ce moment, j'ai déserté mon Blog. Oui, vous aviez remarqué, hein? Ah non? Bon, eh bien, je vais quand même vous dire pourquoi. En ce moment, en fait, je suis en pleine organisation de ma rentrée de septembre. Qui dit rentrée, dit mode de garde. Eh ouais, malheureusement, je vais devoir confier la prunelle de mes yeux à quelqu'un. Et ça, ça, c'est vraiment déprimant. Bon, il s'est passé tout plein de choses depuis mon dernier passage, mais aujourd'hui, c'est bien de mode de garde que je voudrais vous parler.

 

A la base, moi, je veux que ma fille aille en crèche. Je veux qu'elle rencontre plein de petits zenfants comme elle, qu'elle soit encadrée par une équipe de pros, qu'elle fasse plein d'activités ludiques, qu'elle découvre en douceur la communauté, qu'elle chope plein de maladies infantiles (mauvaises langues!). Bon, je kiffe l'idée de la crèche, en gros. Et j'ai confiance. Alors que les assistantes maternelles, ça me fait un peu peur (genre, y'a personne pour voir ce qui se passe chez elles).

 

Et puis, voilà t-y pas que j'habite à Paris. Et juste, à Paris, y'a PAS de place en crèche. Ah non, pardon, y'a PAS de place en crèche pour moi. Oui, parce qu'une copine habitant dans le même arrondissement a eu sa place en crèche (jalouse, moi? Nooooon...................................... hem.)

Mais bon, à part cette copine (gniiiin) qui a eu sa place, en règle général, faut s'inscrire test positif en main, et rappeler toutes les semaines, envoyer des recommandés tous les mois et dormir devant la crèche pour espérer avoir une place aux deux ans du bébé.

Dans une des crèches que nous avons prospectées (suis pas sûre de l'accord, là, mais laissez-moi, le participe passé, c'est pas mon dada), papabichette et moi, on nous a fait comprendre que pour septembre, c'était dead. Mais ce qui était drôle, c'était la phrase qui suivait: "Si vous n'avez pas de place et que vous êtes toujours intéressés, rappelez-nous en avril 2012 (oui oui 2012) pour ne pas être rayés de la liste d'attente". Ah ouais, quand même.

 

Bref, après avoir pleuré, tapé du pied, et scrogneugneuhé, j'ai fini par me rendre à l'évidence: il faut passer au plan B, j'ai nommé "l'assmat".

Et là encore, à Paris, c'est bien comique.

 

Alors, pour trouver une assmat (oui, c'est moche, mais c'est plus rapide que d'écrire assistante maternelle), il faut d'abord se taper the réunion des assmats de son arrondissement. C'est papabichette qui s'y est collé (j'étais encore enceinte, excuse très valable, hein?). Dans cette réunion, on aborde plus ou moins toutes les questions que se posent les parents futurs employeurs (mais on ne dit pas exactement ce que ça va coûter) et on finit par avoir les coordonnées pour avoir la liste des assmats.

Ensuite, quand on est prêt, faut appeler. Donc, le problème, à Paris, c'est qu'on est trèèèès nombreux, et que tous ceux qui n'ont pas de place en crèche se rabattent sur les assmats. Et devinez ce qu'elles font, elles? Bah, elles choisissent. Eh ouais, c'est vous qui devenez employeurs, mais c'est aussi vous qui passez un entretien. Elles ont leurs exigences (pas avant telle heure, pas après telle heure, mes vacances c'est là, mon prix c'est ça, et si t'es pas content, je m'en TAPE).

 

L'avantage (ou l'inconvénient?) que j'ai, c'est qu'en tant que prof, j'ai les vacances scolaires libres. Et il y a des assmats qui préfèrent avoir des profs pour cette raison. Moi, même si les vacances scolaires ne sont pas des vraies vacances pour les profs, je saute sur toutes les occaz qui me permettront de garder ma fille avec moi le plus possible. Et, détail qui a son importance, c'est moins cher, du coup.

 

Je parle de sous, oui, parce que ça a quand même son importance, voyez plutôt: pour une assmat à temps plein, voici le tarif (donné par l'une d'entre elles, ça nous a guéri): 750€/mois, PLUS les frais d'entretien (par jour gardé, environ 22 jours par mois): 10€. Ce qui nous fait donc un total de 970€/mois. La Caf rembourse environ 280€ et en plus, on reçoit une alloc de 180€ je crois. Si on calcule bien, donc, ça fait 460€ à débourser tous les mois... Oooh, une bagatelle, hein? Non, mais sérieux, c'est pas un peu se foutre de la gueule du monde???? Une assmat sans les vacances, c'est environ 500€ par mois (et aucune ne demandait 10€ d'entretien, mais quand même entre 7 et 9€ pour environ 14 jours/mois).

Je sais, c'est chiant, ce paragraphe, mais moi, ça me soulage de mettre ça par écrit.

 

Bref, reprenons. Je disais donc que ce sont les parents qui passent un entretien. J'en veux pour preuve qu'en appelant début juin pour septembre, déjà plein d'assmats sont prises, ou alors, elles posent des questions au téléphone, du style: "Vous avez vu d'autres assmats? Vous avez quels horaires? Quel âge à votre bébé?"... Et si on se rencontrait, d'abord?

 

Pour l'instant, j'en ai rencontré cinq. Sur les cinq, deux étaient éliminées d'office (celle trop chère, et une autre, loin, et donc le quartier était bof bof bof bof). Une autre était très chaleureuse mais ne me semblait pas forcément convenir. Une autre avait l'air bien organisée mais plutôt froide et tristoune. La dernière était très bien en vrai, mais très désagréable au téléphone. Je voulais signer avec elle, mais je voulais qu'elle rencontre d'abord papabichette. Mais le contact au téléphone passe tellement mal que finalement, je crois que ce n'est pas une bonne chose. Dommage, elle était à deux pas de chez moi...

Reste que les autres que nous devons rencontrer sont à une vingtaine de minutes à pied de chez nous, ce qui fait long, surtout quand on doit se taper en plus un long trajet pour aller bosser (mon cas).

 

Bon, voilà une des raisons pour lesquelles j'ai un peu disparu: je suis déprimée. Déprimée parce que non seulement, je ne sais pas qui diable va garder ma bichette à la rentrée, comment on va s'organiser, si on va devoir aller à l'autre bout de la ville, mais aussi déprimée parce que la recherche de la nounou parfaite me rappelle qu'en septembre, je vais devoir confier ma bichette, mon amour, mon adorée à quelqu'un, et que ça va être très trèèès dur.


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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 10:29

Et pour en savoir plus, il faut aller faire un tour dans la jolie prairie d'Ali, qui a eu la gentillesse de m'accueillir aujourd'hui (j'ai fait du forcing!)...

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 12:30

Il y a un mois, nous sommes partis un long week-end chez mes beaux-parents (cf Odorama) avec miniplume, pour prendre un peu l'air (papaplume commençait sérieusement à craquer, et j'étais dans un état second). Mis à part deux jours, par ci, par là, c'était la première fois que nous partions en vacances avec miniplume (nous sommes restés cinq jours). Nous n'allions pas loin, en grande banlieue, mais il fallait quand même tout prévoir pour miniplume.

 

Ce qu'il faut savoir, d'abord, c'est qu'on a besoin d'un camion d'affaires pour un tout petit bébé. Je crois même que c'est inversement proportionnel à l'âge du bébé. Plus le bébé est petit, plus le sac est gros. Et c'est comme ça qu'on se retrouve avec deux énormes sacs pour un séjour de cinq jours.

La deuxième chose qu'il faut savoir, c'est qu'on ne peut plus faire le sac au dernier moment. Parce que sinon, on arrive en retard, on loupe le train, etc... Il faut au moins une heure pour se préparer, mais en fait, il faut bien deux heures. Vous voyez quand vous sortez pour vous promener? Il faut habiller le bébé, prévoir un body de rechange (voire deux), un pantalon de rechange, des couches (au moins trois, si il y a un caca nucléaire), du coton, éventuellement du liniment, un gilet supplémentaire, une couverture (au cas où la température chuterait brutalement de 15°C), un lange/un bavoir/un serviette pour les "bavbavs", un ou deux petits joujoux, sans compter le(s) biberons, le lait et l'eau, si vous n'allaitez pas au sein. (On en revient au sac énorme). Et donc, trouver tout ça dans le foutoir que votre appartement est devenu (ou alors, ce n'est que chez moi, ça?), ça prend du temps. Une fois votre bébé habillé, son sac prêt, vous vous préparez en trois minutes (la douche ce sera pour demain), et vous vous apprêtez à partir quand votre chouchou (rayez la mention inutile): fait un caca atomique qui transperce le body ET le pantalon donc change total obligatoire/hurle de tous ses poumons parce qu'il a mal aux dents-faim-fatigué/a vomi ou bavé si fort que'il faut le changer de haut (voire de body). Ne cherchez pas, c'est mathématique, il y a toujours un imprévu de dernière minute de ce genre.

Eh bien, quand vous partez en week-end, c'est pire.

Et c'est là qu'on a compris qu'il fallait une check-list pour ne rien oublier. Enfin, quand je dis "là", je veux dire "une fois installés dans le rer et qu'on s'est aperçu qu'il nous manquait un truc". D'où l'importance (encore une fois) de ne pas faire son sac (enfin, celui de miniplume) au dernier moment.


Premier truc oublié: les attaches-nacelle pour la voiture. Et ça, c'est juste le truc indispensable si tu prends la voiture, et bien sûr, ça ne se trouve pas dans les magasins du coin. Donc, un petit aller-retour de chéri pour aller cherche le truc.

Deuxième truc oublié: le thermomètre de bain. C'est quand même bien utile si tu ne veux pas ébouillanter ton bébé. Comment le remplacer? Tu prends le thermomètre pour prendre sa température et tu galères.

Troisième truc oublié: le transat de bain. Il faut savoir que miniplume a développé une phobie de l'eau ou un truc du genre quand elle était (encore plus) petite, ce qui fait que j'ai du prendre mon bain avec elle pendant un mois sous peine de crise de terreur incontrôlée (et incontrôlable). Puis nous avons trouvé cette magnifique invention, the transat de bain, et tout allait mieux. Donc, rebelotte, bain avec maman (ce qui ne me déplaît pas tant que ça, en fait).

 

Mis à part ces petits soucis matériels, miniplume a pour la première fois dormi dans un autre lit que le sien (ahahah, la bonne blague, comme si elle dormait dans SON lit...). Donc, je disais, dans un autre lit que le nôtre... Et bizarrement, ça s'est bien passé (alors que je m'attendais à ce que ce soit encore piiiire). En même temps, en vrai, ça ne pouvait pas être piiiire. Eh bien, on pouvait la coucher vers 21h30-22h, et après deux réveils, elle se réveillait vers 8h30. Et faisait ses deux siestes tranquillou dans la journée. Donc un rythme presque potable (non, bon, ok, c'était tout pourri mais moins pourri qu'avant et surtout que maintenant.... j'y reviendrai).

 

C'était aussi l'une de ses premières rencontres animales: un chien (si on peut l'appeler comme ça, ce cabot, mais là n'est pas la question), deux énormes matous, et puis, un gros canard (limite obèse), une famille de ragondins, des papillons, des fourmis, des araignées (aaaargh, ma phobie). Bref, la "nature", quoi. Et surtout, l'herbe, le vent, le soleil. Je crois que ça lui a bien plu...

 

Quant à ses grands-parents, comment dire... Gaga? Ultra gateux? Complètement fous de leur toute mini miniplume? Le grand-père a trouvé la technique pour capter son attention et la faire arrêter de pleurer: taper dans ses mains. Clap clap clap et hop, la bichette est hypnotisée. La grand-mère a pu bercer la bichette sur le ventre en lui chantant des airs connus d'elle seule pendant des heures. La tante a pu bétifier avec sa nièce et la faire jouer taper comme une folle sur un vieux clavier électronique, la rendant zinzin et l'excitant avant de dormir...

 

Bref, le week-end a été excellent. Vraiment, vraiment, reposant, amusant, détendant, très agréable.

Et une semaine plus tard, nous sommes partis pour quinze jours de "vraies vacances".... Affaire à suivre!

 


 

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 13:00

Je viens de tomber sur un article de Rue89, qui propose trois parcours de jeunes profs qui ont démissionné (si ça vous tente de le lire, c'est là). Et, comment dire...

 

En septembre, je dois retourner en cours. Je dois retourner devant les élèves. Je dois affronter ce monde que j'ai laissé il y a bientôt un an. A l'époque, j'étais enceinte, je préparais la venue de ma fille, et devant moi, un océan de tendresse, et de longs mois de congés. J'ai allongé, étiré le plus possible ce congé, mais au bout d'un moment, on commence à avoir besoin de toucher des sous (oui, là, je suis en congé parental, et je n'ai pas droits aux allocs, seulement à la PAJE soit 180€/mois). Bon, je ne suis pas à la rue, loin de là, et puis chéri travaille, ouf.

De toutes façons, ce n'est pas (seulement) une question d'argent. C'est aussi une question de vocation. De réalisation de soi, de choix de vie.

 

Je me rends compte que je me suis un peu oubliée, ces derniers mois. Enceinte, j'existais encore. Mais depuis que ma miniplume est née, je n'ai d'yeux que pour elle (et un peu, quand même, pour papaplume qui est beau et qui fleure bon le sable chaud), et moi, je passe à l'as. Genre, jambes poilues, cheveux gras et autres points noirs. Genre, kilos en trop. Mais là, je ne parle que physiquement. Parce que, dans le ciboulot, c'est sacrément en chantier.

 

En fait, je sais que je suis toujours à la recherche de moi-même. Hinhinhin, oui, comme une ado. Je ne sais toujours pas ce que je suis capable de faire, ce que j'aimerais faire, et pourquoi je suis incapable de trouver la (les) réponse(s) à ces deux interrogations (voyez plutôt l'embrouille).

 

Je ne sais pas si mon métier de prof peut me convenir. Je n'ai enseigné (si l'on peut dire) qu'une année, l'année de stage (oui, j'y ai eu droit), et j'en ai bavé comme jamais je n'en avais bavé. C'était vraiment, franchement, l'horreur, pour moi. Comme les profs qui sont interrogés sur Rue89, j'ai pensé démissionner (j'avais d'ailleurs fait un tour sur le blog de Céline) et puis, je me suis accrochée. Pour prouver à mes parents que oui, j'étais capable d'aller au bout de quelque chose, et les rassurer définitivement. Pour me prouver que j'avais de la volonté. Pour ne pas avoir passé inutilement le Capes. Pour ne pas me retrouver sans rien au milieu de l'année. Pour continuer à gagner un peu de sous. Pour avoir un congé de maternité payé. Toutes les raisons étaient bonnes pour continuer. J'ai donc achevé mon année de stage, été titularisée, reçu des compliments malgré un faux départ, bien rattrapé finalement, obtenu ma certification pour enseigner le cinéma qui en me servira à rien puisqu'il n'y a pas de poste et je suis partie en congé maternité.

Je devais reprendre en janvier mais pas envie de laisser ma fille et trop de questions; j'ai pris un congé parental, après une longue hésitation financière...

 

Depuis quelques semaines, ou même, seulement, quelques jours, je recommence à penser à moi en terme de personne, de femme, et non plus seulement en tant que maman. Et même, en tant que maman, je me rends compte que penser à moi, à mon avenir, à mon bien-être, sera bénéfique pour ma fille. Avoir une maman bien dans sa tête et dans sa peau, c'est important. Je repense donc à moi, et je vois un peu quel est le problème.

 

Le problème, c'est que j'ai peur. Facile, hein? J'ai peur et je ne me connais pas. J'ai peur d'essayer de me connaître. Et j'ai peur de vivre, là, tout de suite. Souvent, je me rends compte que je ne pense qu'en termes de "Un jour".

 

C'est pas clair, comme dans ma tête, désolée...

 

En fait, je sens qu'un jour, je partirai, je ferai le tour du monde, j'aurai un super métier, ma fille dormira, je serai mariée, j'aurai une maison avec jardin, ou un grand appartement parisien, je sortirai avec des amis le samedi soir,...

C'est "ma vie rêvée", je crois que j'en avais déjà parlé. Je rêve à ce que pourrait être ma vie. Mais je ne sais pas comment atteindre tous ces rêves. Et je crois que la clé, c'est de me connaître. D'y voir plus clair là-dedans. C'était d'ailleurs le but de ce blog, au départ, et puis, voyez comme il a tourné rapidement, maintenant, je ne parle que de ma fille. Que j'aime, que j'adore, qui est ma vie. Qui est mon coeur. Mais je dois aussi avoir ma propre vie.

 

Je crois que je vais arrêter là, car je pourrais digresser des heures sans m'arrêter et sans trouver de solution.

En septembre, rentrée des classes. En septembre, je verrai si je supporte tout ça. J'aurai l'occasion de vous en reparler, de toutes façons...

 


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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 14:00

Amis du kitch surdimensionné, des supers chorégraphies colorées, des chansons sucrées sirupeuses au miel mélangé à du sirop d'érable avec un peu de caramel, des histoires à la Santa Barbara ou plutôt à la Roméo et Juliette à la sauce Bengali, bienvenue dans le monde de Devdas!

 

Devdas, c'est une super production Bollywoodienne, (directement destinée aux Occidentaux, attention, les puristes vous le diront (et ma belle-soeur indienne confirme)), adaptée d'un roman indien éponyme de Sarat Chandra Chatterjee datant du début du XXe. Alors, soyons précis, je parle du film de Sanjay Leela Bhansali de 2002, parce que, vous ne le savez pas mais moi, je vous le dis, c'est un roman ultra adapté au cinéma, et ultra populaire en Inde.

 

L'histoire:

 

C'est une belle histoire d'amour, bien sûr, avec des embûches, off course, avec des méchants et des gentils, évidemment. C'est une histoire à la Roméo et Juliette, oui oui oui.

Donc, Paro (diminutif de Parvatil) et Devdas sont voisins et amoureux depuis leur plus tendre enfance. Mais voilà que Devdas part en Angleterre pour faire ses études pendant dix (longues) années. A son retour, les amoureux sont bien décidés à se marier, mais une embrouille entre les deux familles dégénère et voilà que leurs parents s'opposent farouchement au mariage. Du coup, Paro est obligée d'épouser un riche veuf, et Devdas se barre en vrille avec une courtisane, Chandramukhi, qui tombe amoureuse de lui, la pauvre. Un trio amoureux, en somme. Bref, il ne s'agit de rien de plus que d'histoires d'amours contrariées, mais c'est beau. Moi j'aime.

 

Alors, déjà, les points forts de Devdas, ce sont les acteurs, tous trois des stars ultra adulées en Inde.

 

Paro est interprétée par Aishwarya Rai (quoi, qui, hein????). Mais siiiii, elle a été Miss Univers 1994, et surtout, elle est d'une beauté à couper le souffle. Admirez plutôt:

 

Aishwarya.jpg

 

Sa concurrente directe dans le coeur de Devdas, Chandramukhi est interprétée par Madhuri Dixit (quoi?), une excellente danseuse et comédienne, qui est en plus, extrêmement jolie (bah quand même, il en faut pour être comparée à Aishwa... euh, à Paro, pour faire plus simple):

 

Chandram.jpg

 

Et enfin, Devdas, le beau gosse, est joué par Shahrukh Khan (plaît-il??), un acteur ultra ultra connu et ultra ultra loved à Bollywood (et en Inde plus généralement). Moi aussi, j'le kiffe:

 

sharuk.jpg

 

Ce que j'en pense:

 

Bon Ok, c'est un film long, c'est kitchissime à mort super grave, mais si on commence à se laisser entraîner, c'est beau. D'abord, on se prend de la musique plein les oreilles, avec des rythmes qui donnent envide de se trémousser, et des chansons qui font rêver.

Ensuite, on se prend de la danse plein les mirettes, avec des saris de toutes les couleurs, des arabesques, des déhanchements, des têtes qui flottent sur les épaules, des regards en coin, des doigts agiles.

Enfin, on se prend l'histoire en plein coeur, même si c'est du déjà vu, revu, et rerevu. En fait, non, ce n'est pas si vu que ça, d'abord parce que les héros ne sont pas manichéens: Devdas est à la fois le héros charmeur à qui il arrive une grosse tuile (il perd son grand amour pour toujours, à cause d'une connerie, quand même) et à la fois un sombre alcoolique qui se détruit peu à peu, et encore un sale type qui brise des coeurs. Paro est une magnifique jeune femme généreuse mais fière, heureuse et triste, dévouée et rebelle. Quant à Chandramukhi, c'est une courtisane au grand coeur, qui sait allumer le désir mais qui sait aussi aimer sans retenue et sans concession.

 

La folie de Devdas, c'est aussi la folie du film, Devdas: explosion de couleurs, de musique, explosion de l'histoire qui nous entraîne dans un tourbillon cauchemardesque mais avec toujours une lueur d'espoir, explosion des sens, des sentiments...

Même en partant cynique, on en ressort chamallow-ifié (sauf si vraiment on n'aime pas les comédies musicales, mais dans ce cas, faut pas le voir ce film, à moins d'être franchement maso).

 

Explosion de symboles, aussi: la lampe à huile qui représente l'amour de Paro pour Devdas, et qu'elle tient allumée pendant dix ans (et pourtant, tout le monde souffle dessus), l'élément liquide (fontaines à gogo, larmes, alcool qui coule à flots), la danse indienne (dont chaque geste est signifiant), les couleurs (prédominance du rouge, sang, passion, trahison, colère, amour, tout ce que vous voulez)...

 

Mais Devdas, ce n'est pas que de la poudre aux yeux: il y a aussi tout un développement sur le triangle amoureux, sur la duplicité de la femme (Paro et Chandra. en miroir), sur le désespoir amoureux, sur l'Inde (il y a des histoires de Castes, là-dessous)...

 

Devdas.jpg

 

 

Devdas, c'est un film romantique, tragique, magique, féérique, de musique... qui ne peut laisser indifférent (on aime... mais on peut détester, c'est sûr).

 

Je voulais finir en disant un petit mot sur la musique qui me touche et me réjouit beaucoup: elle est composée par Ismail Darbar, et c'est un vrai délice que je vous conseille les jours de coup de mou (surtout Dola Re Dola).

 

©Photos toutleciné.com

 

 

*Edit*: bon, je reparlerai bientôt des fantastiques avancées de ma fille adorée... Mais juste un mot pour dire qu'elle a six jolis mois aujourd'hui, et que je l'aime à la folie. Bisous!  


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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 12:35

Herbe: odeur fraîche, verte, vivifiante. C'est l'odeur du gazon tout fouilli de chez mes beaux-parents, plein d'herbes folles, de coccinelles, et autres fourmis. C'est l'odeur du printemps, de l'été, de la détente. Cette odeur qui annonce les repas dans le jardin, à l'ombre du cerisier... Grande joie pour la pauvre tête de veau (rapport à mon lieu d'habitation) que je suis, qui ne connaît que l'odeur du gazoil.

 

Bois: l'odeur du bois humide, dans le grand parc boisé près de la maison. Une promenade en famille, miniplume dans sa poussette, cahotant sur le sol irrégulier de la forêt. Les grenouilles coassant comme des bébés (c'est un son un peu étrange!) dans leur mare puante... Odeur de mousse, de feuilles mortes...


P1060500.JPG

 

Eau stagnante: odeur désagréable mais dans la mare, il y a un canard obèse qui accourt pour attraper son pain dur, comme un chien, et ça, c'est vraiment drôle... Et surtout, il y a toute une famille de ragondins, et des poissons géants, gavés grâce à la générosité des promeneurs.

 

P1060501.JPG

 

Feu: l'odeur du feu de bois, mais à cette période de l'année, il ne s'agit plus de feu dans la cheminée mais du barbec'. Odeur qui me fait tourner la tête et saliver abondamment. Odeur de romarin et d'herbes de provence... Malheureusement, ce sont les voisins qui se sont gavés de saucisses et de côtelettes.

 

Gaz d'échappement: de retour dans ma capitale, heureuse mais le nez triste de quitter ces odeurs réjouissantes!

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 14:30

Glee

 

Glee, c'est une série musicale américaine qui navigue entre parodie et comédie musical.

Glee, en anglais, ça veut dire "joie", mais "glee club", c'est la chorale, dans les Lycées.

Glee, c'est en fait une série dans laquelle on voit le microcosme de la vie lycéenne américaine, avec tous les clichés que l'on connaît...

 

Dans Glee, il y a donc les sportifs, les pom-pom girls, les intellos, et... ceux qui chantent dans la chorale du lycée ("Glee Club"). Et eux, bah, ce sont les "Losers". Si si, vous savez, ceux dont tout le monde se moque, qui se retrouvent accrochés par leur slip aux poteaux du lycée, ceux auxquels on fait des croches-pieds, ceux que l'on enferme dans leurs casiers ou que l'on jette dans les poubelles... Ceux auxquels, quand on les croise, on fait le signe du "L" sur le front...

 

Glee2.png

 

Mais ce qu'il y a de bien, dans Glee, c'est que tout ce petit monde, intellos, sportifs, pouff pom-poms, et petits chanteurs, finissent par se mélanger, et peut-être même par s'apprécier.

 

Le Pitch

 

Will Schuester (au centre de l'image, avec Sue Sylvester) est le prof d'espagnol du Lycée McKinley, mais il a une autre ambition: reformer le "Glee Club" qui fut prestigieux, avant de péricliter lamentablement. Il rassemble donc plusieurs élèves dont les motivations sont diverses, et vogue la galère.

 

Parmi eux, on peut distinguer plusieurs catégories:

 

  • Les Losers: ils se prennent des gobelets d'une boisson gluante ("Slushies") sur la figure à tous les coins du lycée, ils sont la risée du lycée, ils ont des tares physiques ou comportementales, bref, pas très marrant d'être eux. On y trouve Rachel (en bas à droite), l'une des héroïnes principales, chanteuse hystérique, élevée par deux papas homos, amoureuse de Finn, et très agaçante, Kurt (en bas au milieu), le freluquet homo à 200% fan de Beyoncé, Madonna, et de mode, Mercedes (rangée du milieu à gauche), Black bien en rondeur, grande gueule et voix impressionnante, Arty (rangée du milieu à droite),  intello au physique ingrat et en fauteuil roulant, et Tina (en bas à gauche sur l'image), asiatique gothique et bégayante.
  • Les Pom-pom Girls: elles font partie de l'élite du Lycée, et répondent à l'adage "Sois belle et tais-toi". Autrement dit, elles sont légèrement stupides et, cela va bien avec, méchantes. Elles jouent parfois un double-jeu puisqu'elles font partie de l'équipe de pom-pom girls, gérée par Sue Sylvester, ennemie number one du "Glee Club" (ah bah oui, y'a des gentils et des méchants!). Parmi elles, Britanny et Santana, deux poufs décérébrées qui sont souvent à la botte de Sue, mais parfois ne sont pas si mauvaises, et Quinn (tout en haut au milieu sur l'image), petite amie de Finn, jolie, et de moins en moins pouf à mesure que son ventre s'arrondit (oui, car elle est tombée enceinte accidentellement).
  • Les Footballeurs (foot américain, bien sûr). Des pom-pom boys, en fait. On trouve Finn (en haut à gauche sur l'image), l'un des héros de la série, gentil, un peu concon, très bon chanteur, et Puck (en haut à droite), brute mais ayant bon coeur, au fond (tout au fond).

Pour finir cette liste de personnages, on trouve donc Sue Sylvester, entraîneur tarée des Pom-pom, qui manipule les élèves, les profs, le proviseur, sans scrupule, Terri, la femme de Will, hystérique, et Emma, conseillère d'orientation/psychologue du Lycée, parano des germes (elle ose à peine toucher les gens), encore vierge, et amoureuse en secret de Will.

 

Bref, bref, bref. Je m'aperçois que je vous ai assez détaillé tout ça, mais c'était pour que vous compreniez qu'il ne s'agit pas d'une série ordinaire.

 

La réalisation est moderne, comme les amerloques savent bien le faire: successions rapides d'images, type clip, répliques cinglantes, rythmées... Et la série est surtout très second degré, ce qui rattrape les séquences classico-classiques, et permet à la série de sortir des stéréotypes qui la menacent.

 

Mon avis:

 

Dans Glee, il y a du bon et du mauvais. Les héros sont plutôt déjantés, on a de la surprise, de l'émotion, du rire, c'est vraiment agréable de voir des personnages non conventionnels. J'adore la tyrannique Sue, politiquement incorrecte. J'aime le fait que les héros de l'histoire soient cassés, j'aime ce mélange entre losers et stars du lycée, j'aime voir le microcosme lycée américain se déliter sous nos yeux. Et puis, j'aime les intrigues (un faux bébé, un bébé dont le père n'est pas celui qu'on croit, des tricheries à des concours, des mensonges,...). J'aime les séquences de musique et de danse.

Par contre... bon, déjà, allergiques aux comédies musicales, passez vite votre chemin. Les chansons prennent BEAUCOUP de place. Parfois trop? C'est-à-dire, parfois au détriment de l'intrigue. Qui est parfois traitée légèrement et n'avance pas suffisamment. Et parfois, un peu trop de mièvrerie. Mais bon, ça fait partie du jeu, j'imagine...

 

Au final, Glee est franchement une série à ne pas rater - à condition bien sûr de ne pas être allergique aux comédies musicales et de se laisser entraîner par le second degré, sans être rebuté par des instants de mièvrerie... Non, je vous promets que moi, ça me botte!

 


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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 13:30

Parmi les activités sympathiques que l'on peut faire avec son bébé, il y a les massages du bébé. Bon, je vous l'accorde, c'est une activité qui s'inscrit dans mon trip "maman nature" ou "maman BoBo", comme vous préférez. Il n'empêche que c'est bien cool, surtout quand on le fait entre copines...

 

Alors, d'abord, pourquoi masser son bébé? Quel est l'intérêt?


Bon, vous voyez le plaisir que vous prenez quand on vous masse? Donc, je crois que vous avez bien capté le bien que cela peut faire à votre chouquinou. Mais en plus, ça peut soulager les gazs et les coliques (aaaaaah, les coliques...), relaxer le bébé et éventuellement le détendre avant la nuit (si seulement ça pouvait carrément l'assommer!), renforcer les liens parents-bébé (oui, car le papa peut aussi faire les massages, ce n'est pas réservé à la maman, non mais!). Bref, a priori, que des avantages, non?

 

Donc, où et avec qui masser son bébé?


Alors là, pas de règle... Il existe une foultitude d'associations et de lieux qui proposent des séances de massage. Certaines sages-femmes de ma maternité en proposaient, par exemple. Sur internet, vous pouvez aussi trouver pas mal de séances.

Personnellement, j'ai suivi des séances dans LA boutique de couches lavables de Paris, ApiNapi, qui organise régulièrement des séances intéressantes: massage, communiquer en langue des signes, etc... J'ai choisi ce lieu car, en plus d'être sympa, il se trouve à deux pas de ma maternité, et pas loin de chez moi. Mais par ailleurs, je sais qu'au Poussette Café (dont je vous reparlerai très vite), ils proposent également des séances.

Notre instructrice fait partie de l'IAIM, mais je crois qu'en France, ça s'appelle plutôt l'AFMB. Peu importe (ou alors, peut-être que si? Mais je ne suis tellement pas spécialiste que je ne peux que vous conseiller d'aller faire un tour sur leurs sites pour en savoir plus). En tout cas, cette instructrice était absolument charmante, gentille comme tout et très (trèèèès) patiente.

 

Comment ça se passe?

 

Déjà, rassurez-vous, si vous en doutiez, c'est bien VOUS qui allez masser votre bébé. Pas question de le laisser aux mains d'un(e) inconnu(e). Moi, je suis venue avec mes trois copines fraîchement mamans rencontrées au fil de mes discussions sur un forum, pendant la grossesse, et c'était notre première rencontre en vrai (IRL, comme on dit quand on n'est pas une newb comme moi...) Et leurs bébés, bien sûr. Quatre mamans qui se rencontrent pour la première fois, quatre bébés de trois à quatre mois... Et vas-y que ça papote, et vas-y que je regarde ton bébé, ah, il est comme ça, comme il est chou, oh, regardez-les, ils se parlent, oh, il a vomi, oh, elle hurle (la mienne), elle a faim, oh oh oh... Imaginez l'enfer. Enfin, pour l'instructrice, parce que pour nous, c'était plutôt drôlement bien!

 

Bref, après quelques (longues) minutes hystériques, la jeune femme nous propose de nous assoir devant les matelas préparés au sol, et d'y allonger nos bébés, puis de nous présenter. Elle se présente à son tour (elle a une fille de deux ans, elle est instructrice depuis X temps, formée par l'IAIM, etc.) puis nous propose de nous relaxer. Nous devons tenir nos bichonnets sur nous, et respirer profondément (trop facile, pour moi, qui ai un super souffle grâce au yoga!). Puis, nous devons faire quelques étirements des bras et de la nuque pour se détendre totalement. C'est logique, si on est stressé, on transmet son stress au bébé. Bah, oui, vous n'aviez pas remarqué que les bébés sont de véritables éponges?

Ensuite, elle nous montre quelques mouvements à effectuer sur les jambes du bébé. Il faut d'abord mettre un peu d'huile sur les mains et... Ah, mais je ne vous ai pas dit, pour l'huile! c'est simple, il suffit de prendre de l'huile de cuisine, Bio, de préférence, pour éviter les pesticides. Pas la peine d'investir dans une huile de massage spéciale, l'huile de consommation est la mieux adaptée: pas d'allergie, pas de parfum, la plus naturelle. Je vous passe les détails, mais en gros, c'est la meilleure solution. C'est un peu rebutant au début, mais en fait, ça passe bien, et on n'a même pas les mains grasses après le massage (et pourtant, l'huile d'olive, c'est gras).

 

Le massage:

 

Nous avons eu droit à trois séances: la première, c'était sur les jambes, la seconde, sur le ventre, le torse et les bras, la dernière, sur le visage et le dos.

Le principe, c'est de toujours demander l'autorisation au bébé avant de le masser ("Bébé, tu veux bien que je te masse?"), et de trouver le bon moment pour le faire, soit, pas quand il pleure, ou qu'il s'endort, ou qu'il a faim. Au moment d'éveil calme, quoi.

On masse une jambe, puis l'autre, de l'aine à la cheville, puis le pied, puis l'inverse. Il faut appuyer suffisamment pour que le bébé sente la pression (et que ça masse) mais pas trop pour ne pas faire mal. C'est assez facile... à condition que le bébé soit d'accord. On masse également les fesses du bébé (en faisant des petits cercles sous les fesses): très apprécié des bébés!

En ce qui concerne le ventre, c'est le massage préféré de ma fille, sans doute parce qu'elle a eu pas mal de coliques (enfin, "coliques" je dis ça, mais finalement, étaient-ce vraiment des coliques?). LA chose à retenir, c'est qu'on masse toujours dans le sens des aiguilles d'une montre. Non, il ne s'agit pas d'une recommandation à la con, c'est juste que cela suit le fonctionnement des intestins. Ca aide les gazs (miam!) à être mieux évacués. On fait donc des massages circulaires, et on regroupe les jambes du bébé en pliant ses genoux et en les ramenant sur son bidon. Le bébé fait ses prouts et rigole, en général.

Quant au visage, on masse les sourcils, les pommettes, mais tout ça, c'est le plus difficile parce qu'en général, le bébé n'aime pas trop, et tourne sa tête dans tous les sens.

 

Ce que j'en retiens, c'est surtout que c'est un moment privilégié avec son bébé, un moment en tête à tête de douceur. Et aussi, que le massage du bidon, ça fait du bien au bébé, et on peut en faire un jeu.

 


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