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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 11:25

J'ai été attirée par un lien de l'un de mes contacts FB (Yes, We keep In Touch) qui citait un article du Monde, qui vient de sortir: on aurait trouvé de l'eau liquide sur Mars (ça fait bizarre de lire de l'eau liquide, non? Le feu ça brûle et l'eau ça mouille, tout ça?).

C'est-à-dire qu'apparemment, l'eau, c'est la condition sine qua non pour permettre éventuellement une installation sur Mars. Comprenez: nos enfants, euh, nos petits-enfants, euh, nos arrières petits-enfants, peut-être plutôt, pourront peut-être aller vivre sur Mars. J'sais pas vous, mais ça me rend un peu ouf, cette idée.

 

Déjà, moi, je suis un peu claustrophobe, les ascenseurs, ça me fait peur, l'avion, je flippe totalement, alors un voyage sur Mars??? Combien de temps ça peut durer? Pas pratique pour rendre visite à ses arrières petits enfants, ça.

 

Et puis, y'a pas à dire, mais le paysage n'est pas franchement fun. La planète rouge... Rouge, rouge rouge... ça énerve pas un peu, cette couleur?

 

Enfin, moi, depuis que j'ai vu Total Recall, j'ai un peu peur de Mars. J'sais pas vous, mais Quatto, c'est pas franchement le gendre idéal (même s'il est sur-intelligent, le physique, ça compte quand même un peu).Quatto-72.jpg

 

Miam, hein? Bon, y'a aussi la nana aux trois seins, mais je suis sûre que c'est super rare, cette anomalie.

 

Par contre, j'aimerais bien voir à quoi ça va ressembler, tout ça. J'ai l'impression que ça fait super longtemps qu'on n'a pas vu de film de SF du genre, ou c'est juste que je ne vais plus au ciné?

 

Dans le genre, je suis une fan absolue de Marty Mc Fly, Retour vers le Futur, bien sûr!

 

marty2.jpg

 

Franchement, à voir maintenant, c'est carrément jouissif. Dans le deuxième épisode, on fait un saut en 2015. Bon, vous me direz, qui sait? Peut-être que dans quatre ans, les Delorean qui volent seront peut-être monnaie courante, et on aura tous un blouson auto-ajusté et auto-séchant, pratique en cas de pluie.

 

Blouson-Retour-Futur.jpg

 

Ce détour pour dire qu'il est bien impossible de prévoir comment nos arrière petits enfants (ou arrière arrière, ou... bref) vivront. Mais une chose est sûre, c'est que la Terre va finir par être obsolète, et que c'est sur Mars qu'il faudra vivre. J'espère que les loyers seront abordables, et qu'il y aura plus de place en crèche... (toujours pas de mode de garde, non).

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 11:45

Aujourd'hui, ma petite bichette adorée a neuf mois. Neuf mois! Neuf mois, ça veut dire qu'elle a passé enfin autant de temps à l'extérieur qu'à l'intérieur de moi. Et pourtant, elle fait encore partie intégrante de moi. Je l'allaite encore, je la tiens encore toute serrée contre mon sein, dans mes bras. Et durant ce temps, nous sommes encore une, même si j'ai conscience qu'elle ne m'appartient pas, car elle est vivante, pour elle-même.


Neuf mois, pendant lesquels nous n'avons pas beaucoup dormi, papabichette et moi. Ce qui me fait dire qu'elle a encore besoin d'être rassurée. Pourtant, la grossesse a vraiment été idyllique. Et je n'étais pas inquiète pour la suite, je n'avais pas peur d'être une mauvaise mère. Mais l'accouchement n'a pas été facile, et je crois que les angoisses se sont réveillées à ce moment-là. Et sans doute, pour elle aussi.

Mais elle grandit, et elle apprend, jour après jour, à dormir. Seule. En sachant que nous sommes là. C'est ma priorité, qu'elle ne se sente jamais abandonnée. Bon, depuis quelques jours, je la laisse pleurer cinq, dix minutes, et elle s'endort. Avant, elle pleurait une heure, ou plus, sans jamais s'endormir; je ne la laissais pas pleurer, c'était trop dur, pour elle comme pour nous. Mais à présent, c'est beaucoup plus rapide. Des progrès, donc, elle sait que nous sommes là, elle lâche prise plus vite. Mais ce n'est pas systématique.

Si j'ai bien appris quelque chose, en neuf mois, sur ma bichette, c'est que rien n'est acquis. Elle peut dormir pendant une semaine, et recommencer à se réveiller toutes les trois heures. Elle peut aller très bien une minute et pleurer à chaudes larmes la minute d'après. Mais ce qui est constant, c'est qu'elle est belle, magnifique. Et qu'elle est intelligente et vive. Et que son papa et moi, nous l'aimons à la folie.


Neuf mois pendant lesquels nous nous sommes inquiétés, surtout moi. Et je sens que je n'ai pas fini... Suis-je la seule maman à aller vérifier qu'elle respire toujours, quand elle dort? Suis-je la seule maman qui a le coeur brisé quand elle pense à toutes les horreurs du monde, et qui a peur que sa fille soit confrontée à l'une ou plusieurs d'entre elles? Quand j'ai les idées noires, je vois le sourire innocent et si charmant de ma chérie que j'aime, et j'ai peur des déceptions qui l'attendent. Je ne peux que prier pour qu'elle soit la plus heureuse possible. Mais j'ai confiance en elle. Je sais qu'elle va devenir une femme rayonnante. Elle porte en elle toute la douceur du monde. Et son sourire, tendre et innocent me remplit de joie, d'amour, de bonheur, de fierté.

Je suis heureuse de l'avoir, et heureuse qu'elle existe. C'est sûr, elle contribue à rendre le monde meilleur, comme tous les bébés d'ailleurs. Les bébés sont notre avenir, et nous avons l'importante mission de les protéger et de les rendre bons, de leur enseigner à devenir des adultes généreux et bons, intelligents et cultivés, pour améliorer notre monde. Désolée pour ce petit paragraphe, mais je trouve que c'est important.

J'ai lu ou entendu, je ne sais plus où, que nos enfants ne nous appartiennent pas. C'est vrai, finalement. Elle est unique, et notre mission, à son papa et à moi, c'est de l'aimer plus que tout, ce que l'on fait, et de l'aider à grandir le mieux possible pour se réaliser. C'est dur de ne pas se projeter. Vous voyez ce que je veux dire? De ne pas imposer notre vision, mais de la laisser développer sa propre vision. Je pense que c'est impossible, même. On dépend de nos parents, non? Mais en même temps, on n'appartient qu'à soi-même.

 

Neuf mois de remises en question. D'interrogations. Je n'ai jamais autant réfléchi sur moi-même, et sur les relations parents-enfants. Je n'arrive jamais au bout, d'ailleurs. Mais j'ai quelques pistes...

 

Neuf mois de bonheur intense, en somme. Neuf mois pendant lesquels mon amour pour elle a grandi en moi. C'est vrai, ça. Cette petite graine, ce grain de bébé a grandi en moi pendant neuf mois, et maintenant qu'elle est avec moi, contre moi, une autre graine a été semée dans mon coeur et grandit, grandit, et ne s'arrêtera jamais de grandir.

 

Joyeux neuf mois, mon amour!

 

Klimt.jpg

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 15:26

Comme je vous l'avais déjà dit, je reprends le boulot en septembre et je dois faire garder ma fille. Mais après de nombreux entretiens avec plein d'assistantes maternelles, toutes plus hors de prix les unes que les autres, et après toutes les avoir refusées pour des raisons valables, du moins selon nous, je me retrouve sans rien. Nada, pour la rentrée. Les crèches m'ont toutes envoyée bouler, malgré mon harcèlement continu, et du coup, je me retrouve bien dans la m*** pour cette rentrée qui s'annonce super top géniale.

Alors, non seulement je ne sais pas où je vais enseigner, quels jours, à quelle heure et à qui, mais en plus, je ne sais pas du tout comment on va faire pour faire garder ma fille. Déjà que c'est pas facile de la confier, la culpabilité, la peur qu'elle ne soit pas bien et tout et tout, mais en plus, toutes ces incertitudes, c'est un peu le pompon.

Alors, le papa de bichette garde des vacances pour la rentrée, pour s'occuper de bichette le temps de trouver une solution. Voyez comme c'est sympa, des vacances comme ça.

 

J'essaie de ne pas penser à la rentrée, mais ça se rapproche, ça y est, c'est le mois d'août.

Alors si jamais vous connaissez une super assmat à Paris, pensez à moi! (on peut rêver...) Le problème, c'est que c'est grand Paris, et que des assmats dans mon quartier, je ne trouve pas, il me faut faire de longs trajets en métro, c'est con quand même! Déjà que je vais devoir me taper au moins une heure de transport pour aller bosser, si je dois y ajouter un long trajet pour emmener ma fille, c'est dur!

 

Bon voilà, j'avais envie de vous faire partager ça.

 



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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 19:45

Je ne suis pas là, en ce moment, vous l'aurez sans doute (peut-être (ou pas)) constaté. En fait, je suis encore en vacances (oui, je n'arrête pas mais j'en profite avant la grande reprise).

J'ai testé le train toute seule avec bichette, pour ces vacances. En effet, nous sommes partis une semaine en Ardèche, et l'Ardèche c'est loin. Enfin, loin de chez moi, j'entends. C'est beau mais c'est loin, en voiture. Du coup, plan B, pour éviter de nous retrouver à faire 10 heures de voiture en compagne d'un bébé hurleur et pas content, j'ai pris le train tandis que papabichette partait en voiture avec sa soeur, et nous nous sommes retrouvés dans la grande ville la plus proche pour terminer la route avec une heure et demi de voiture (c'est loiiiin même du train).

 

J'avais déjà pris le train avec ma bichette, pour aller à Lyon en compagnie de mes copines de grossesse (aaaaah mes copines de grossesse, j'vous en reparlerai... peut-être), et aussi pour aller à Angers avec le papa de bichette, mais jamais seule, en tête à tête avec bichette. Eh ben, c'était sportif.

 

En fait, faut juste que j'arrête de vouloir protéger à tout prix les oreilles de mes voisins. Faut que j'arrête d'en avoir quelque chose à foutre de ce qu'ils pensent. Parce que j'empêche ma bichette de vivre sa vie de bébé bichette trop mignonne, à force de flipper de gêner. Mais c'est pas évident d'aller contre son éducation. Pis, je voudrais pas devenir casse-couilles non plus. Mais bon, bref, je suis un peu comme ça. Par exemple, il m'arrive de m'excuser dix fois, et si on me demande d'arrêter de m'excuser, je me sens encore plus mal à l'aise, et je m'excuse encore plus. Syndrôme de persécution, non? C'est-à-dire que je donne parfois le bâton pour me faire battre.

Trêve de digression, en fait, ce que je voulais dire, c'est que j'ai passé mes trois heures de train (et ça fait un peu long, trois heures) à essayer d'endormir bichette, ou du moins, à essayer de l'empêcher de s'exprimer avec son babillage si doux, si agréable, si drôle, que j'aime tant. En y repensant, c'est con, comme attitude, mais j'ai pas pu m'en empêcher, et sur le coup, je me suis surtout dit que je ne voudrais pas que tous les regards se tournent vers nous, désapprobateurs.

Et donc, j'ai commencé par bercer ma bichette en Manduca, de long en large du couloir, entre deux wagons. Ma méthode ne fonctionnant pas, je suis passée au plan B: m'enfermer avec miniplume dans le local à langer, et lui donner force tétées, jusqu'à l'assommer de lait.

Si vous ne connaissez pas le local à langer, sachez que l'espace y est optimisé à fond, et qu'on soulève une table à langer pour trouver un fauteuil plutôt pratique pour allaiter. Je manquais un peu de place avec mon nouveau sac à main en cuir (donc imposable par terre dans ce type d'endroit, pas envie de le défoncer). La tétée, c'était assez efficace, mais pas du premier coup. Donc, balade dans le couloir, rebelote, avec les gens qui te regardent bizarrement, sans doute parce qu'ils ont peur que tu piques leur sac (bah, tu traînes tout près de la réserve de sac, certes, mais avec un bébé dans le Manduca, tu ne risques pas d'aller bien loin, quand même), et retour en cabine de tétouille. Opération dodo réussie.

 

De retour à mon siège (ah, j'vous avais pas précisé que j'étais placée dans un carré, qui plus est pas dans le sens du train, merci monsieur SNCF), il a fallu gérer avec la chaleur étouffante, et mon voisin qui remontait systématiquement le rideau, alors que ma voisine le baissait pour nous protéger, miniplume et moi.

Bref, ma bichette a quand même dormi une heure, et ça, c'était reposant. Après son réveil, tout allait mieux, même si elle babillait toujours délicieusement (ma bichette est une pipelette, et c'est trop génial). Et puis, des personnes sont descendues et je me suis vautrée sur deux places vides, tandis que miniplume jouait à cache-cache avec une dame derrière.

 

Après, les vacances, les délicieuses vacances... Nous étions treize, quatorze avec miniplume, au plus fort du séjour, toute la famille du papa de bichette, ou presque, et c'était ma foi bien agréable.

 

Pour la première fois, ma bichette s'est laissée prendre dans les bras sans pleurer, et même, en ayant plutôt l'air contente.

Pour la première fois, ma bichette s'est baignée dans l'eau de la rivière, d'abord directement dans la rivière, puis dans une mini piscine gonflable, et elle a bien apprécié!

Pour la première fois, ma bichette a marché à quatre pattes (elle nous le préparait depuis un bail), et maintenant, elle crapahute comme une petite bichette qu'elle est.

Pour la première fois, ma bichette a dit maman (ou plutôt, elle prépare ça depuis quelques semaines mais elle prononce maman plutôt distinctement, maintenant). Bon, d'accord, elle dit maman à toutes les sauces, mais elle le dit, et ça fait fondre mon petit coeur tout doux.

 

Nous avons bien mangé, nous avons bien joué aux cartes, nous avons bien rigolé, nous nous sommes bien baignés. C'était vraiment de chouettes vacances. Et puis, nous avions des bras toujours heureux d'accueillir notre bichette, ce qui a soulagé considérablement nos dos, et nous a permis d'avoir quelques moments tranquillou. Néammoins, je n'étais jamais loin (en mode maman poule).

 

Le chemin du retour s'est passé plus ou moins comme celui de l'aller. Par contre, j'ai rencontré une chouette jeune femme, comédienne, qui a qualifié ma bichette de "magnifique", avant de la trouver particulièrement éveillée pour ses huit mois,  pour finalement s'attendrir lorsque ma bichette a prononcé "maman". Du coup, j'étais dans de bonnes conditions et de bonnes dispositions envers ma voisine (maman flattée, maman gagnée).

 

Nous sommes tristes d'être rentrés... mais nous repartons dès demain, pour la Normandie (encore) cette fois, bravant le froid et la pluie inhabituels (sisi, j'vous jure). Peut-être qu'à notre retour, miniplume saura marcher sur les jambes, compter et peut-être, bon, là je rêve, mais peut-être qu'elle saura enfin se rendormir seule, s'endormir seule déjà, et faire une nuit complète?

 

Qui sait?...

 


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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 11:00

Derrière ce titre accrocheur, qui aurait tout aussi bien pu être "moi, la M.I.L.F", se cache en réalité un article sur les méfaits de la grossesse combinés aux méfaits de l'inactivité physique (et cérébrale), auxquels s'ajoutent bien entendu les méfaits de la déprime post accouchement pré reprise du travail, le tout appliqué au corps de la femme.

 

Vous l'aurez compris, je vous parle aujourd'hui de mon corps en bad trip, après vous avoir conté mes chagrins.

 

La grossesse, ça a comme qui dirait défoncé mon corps de déesse. Avant de tomber enceinte, j'avais fait un régime ultra équilibré à base de PoPOpOPoooo de protéines et protéines + légumes, phase d'attaque, de croisière (les connaisseuses auront vite reconnu la célèbre méthode du "prof" Dudu pour les intimes, et pour les autres, de celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom-surtout-maintenant, de Dukan, quoi.). N'empêche, ultra efficace, 18 kilos perdus en quelques mois. Bon, faut aussi dire que je débutais ma carrière de prof, et les premiers mois ont ressemblé à s'y méprendre aux premiers mois d'une grossesse-gueule-de-bois: crevée/déprimée tous les soirs, à ne rien manger, et gerbe tous les matins. Sympa pour garder la ligne, je vous l'accorde.

Bref, mon corps en a un peu bavé, mais il en avait besoin, car ces 18 kilos étaient en trop (bon, j'aurais pu n'en perdre que 15, mais c'est déjà énorme).

Et puis, la grossesse, moi, j'en étais fière, heureuse, et je crois bien que j'ai tout fait pour que ça se voit. Et vas-y que j'me gave, et vas-y que j'te sors le ventre, et vas-y que j'ai pris 5 kilos en un mois (outch).

Et vas-y que j'te prends 25 kilos en neuf mois... Ma fille n'en pesait que 3.4, qu'est-ce que j'ai foutu avec ces 21.6?

 

Bref, fin de grossesse avec un ventre énorme, et devinez ce qui craque dans la dernière ligne droite (à part mes pantalons)? Les vergetures. Florence Foresti parle de la carte routière, Mappy, sur les seins, bah moi, la carte routière en relief était sur mon ventre. Marqué, le corps.

 

Du coup, en fin de grossesse, alors que j'avais vraiment apprécié toute cette période, que j'ai eu une grossesse épanouie, que je n'ai pas été malade (bon, ne criez pas au scandale, j'ai aussi eu mon lot de trucs chiants), que j'ai adoré être enceinte, et que j'étais zen et confiante, j'ai eu un petit coup de stress: mon corps, mon petit corps de jeune fille, vais-je le retrouver? La réponse étant évidemment non, j'ai eu comme des sueurs froides. Voilà, c'était ça, il fallait l'accepter. J'ai été très mince, j'ai grossi, puis remaigri, mais tout était possible. Et puis, j'ai été enceinte. Et mon corps a été marqué: mes hanches se sont encore élargies (pourtant, j'avais déjà de belles hanches), mes seins ont explosé (pourtant, j'avais déjà une poitrine plus que généreuse), sur mon ventre s'est dessinée l'histoire de ma grossesse.

J'ai trouvé ça hyper dur, de se faire à cette idée que, quoi que je fasse, plus rien ne serait jamais comme avant. Bien sûr, je m'étais préparée à la fin de ma tranquilité psychologique, je savais que je m'inquiéterais toujours pour ma bichette, mais je n'avais pas réalisé que physiquement, ça allait avoir un tel impact. Une nouvelle femme, dedans comme dehors. Et puis, j'ai accepté. 

 

Et puis l'accouchement, l'émotion, l'effervescence, et toutes ces questions corporelles ont été un peu (et c'est un doux euphémisme) mises de côté. A vrai dire, tout le monde n'avait d'yeux que pour ma bichette, et moi aussi. C'est bien normal, un bébé, c'est toujours extraordinaire, et la mienne, encore plus... Je vous ai déjà dit qu'elle était exceptionnelle?

Enfin bref, durant les huit derniers mois, et même un peu avant la naissance de miniplume, je n'ai pas pris soin une minute de mon corps.

 

Bilan: fringues qui ne me vont plus, mais alors plus du tout du tout, cheveux qui arrivent presque aux fesses et qui tombent par poignées entières (et c'est flippant), jambes, maillot et dessous de bras envahis, peau sèche, etc... Tableau idyllique et sexy en diable, non?

Et en même temps, pendant les quelques mois qui viennent de s'écouler, je ne parvenais à pas trouver le temps de m'occuper de moi. Et ça ne m'intéressais pas, d'ailleurs. Tout tournait autour de ma bichette, vêtements, musique, loisirs, etc... Bon, ça, ça continue, et c'est bien mon plaisir, mais je commençais à disparaître, derrière tout ça. Mais c'est vrai qu'avec un bébé, s'acheter des habits, c'est pas évident. Et même, juste prendre une douche, parfois, c'était compliqué. Sans parler de trouver des fringues décentes sans traces de vomi/lait...

Et puis, ma fille, elle a besoin d'attention. De beaucoup d'attention. En fait, je ne sais pas si c'est une B.A.B.I., mais elle y ressemble beaucoup. Elle dort très très peu, a beaucoup de mal à s'endormir (et ne s'endort pas seule); mais en plus, elle a du mal à aller dans les bras de personnes qu'elle ne connaît pas (en mode hurlements ininterrompus). Bref, je n'ai jamais osé aller chez mum&babe, même si j'en ai toujours eu envie.

 

Si je vous raconte tout ça, c'est parce que j'essaie de lutter contre depuis quelques semaines. Mais, on en revient là, c'est pas facile de s'acheter de nouvelles fringues quand on ne sait plus quelle taille on fait. Et puis, il faut trouver la bonne coupe, et quand on se trouve grosse, c'est franchement pas évident, et même plutôt déprimant. J'ai écumé pas mal de magasins, j'ai essayé des dizaines de pantalons, de hauts, de robes, et à chaque fois, je constatais que mon nouveau corps se rebellait et n'acceptait pas facilement mes choix vestimentaires.

 

Jusqu'à cette semaine. D'habitude, je n'aime pas les soldes, je trouve qu'il y a trop de monde, qu'il n'y a jamais rien de bien, et en général, quand je me laisse tenter par des habits, c'est surtout parce qu'ils sont soldés mais ils ne me vont pas. Mais voilà, je pars en vacances ce soir, et vraiment, je n'avais plus rien à me mettre.

Je me suis donc prise par la main, et hop! dans les magasins.

 

Première étape: les courses avec maman. Au départ, d'ailleurs, elle voulait juste me montrer un joli magasin de vêtements pour ma miniplume. Et puis, le magasin était momentanément fermé, donc en attendant, on est allées faire un tour dans une jolie boutique qu'elle connaissait. Et là, le miracle, j'étais inspirée, elle aussi, j'ai trouve eux robes sublimes, estivales, vraiment mimi. La machine était lancée.

Le lendemain, j'ai foncé dans le grand magasin à côté de chez moi, et comme ce n'était pas celui dans le centre de Paris, mais bien excentré au contraire, il n'y avait pas beaucoup de monde.

Le démarrage a été difficile: j'ai essayé une dizaine de pantalons, aucun n'allait, je me sentais affeuse, grosse, et j'avais honte de moi, physiquement. Et puis, je suis allée voir une marque qui est assez chère, assez chic, et plus dame que jeune fille. C'était ça, qu'il me fallait, en fait. Et là, j'ai trouvé mon bonheur: trois pantalons très beaux, plutôt moulants, moi qui ne m'habille jamais comme ça. Le coup de coeur, l'inspiration. Le déclencheur...

Après, je ne sais plus ce qui s'est passé, j'ai perdu tout contrôle de moi-même, et dans un tourbillon de foliiiiiiie j'ai acheté, acheté, acheté.

 

Donc, bilan des achats: trois pantalons, deux sous-tifs (je n'en pouvais plus de traîner le vieux sous-tifs en coton blanc d'allaitement, plein de taches de lait, d'ailleurs), un tee-shirt, un gilet, des chaussures, et un sac en cuir.

Et PUTAIN QUE ÇA FAIT DU BIEN!

 

Je crois, en guise de conclusion, que je commence à accepter une certaine réalité, mais il me faut beaucoup de temps pour ça: j'ai changé, j'ai grandi (non, pas en hauteur, malheureusement), et cette idée commence à faire son chemin. Je ne suis plus une jeune fille, je suis une maman et une femme. Ou une femme et une maman. Les deux, c'est inextricable. Et c'est un vrai bonheur.

Prochaine étape: les cheveux et les poils. Je ne suis jamais allée chez une esthéticienne, je crois qu'il serait grand temps que je découvre!

 


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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 11:00

Ma bichette a huit mois depuis peu, et je me suis dit qu'il était temps de faire un point sur ce qu'elle sait déjà faire. En tant que maman gaga gnangnan folledingue de sa fille, et totalement objective évidemment, force m'est de constater qu'en plus d'être canonissime, elle est particulièrement intelligente, éveillée (ça c'est sûr, elle est en éveil depuis sa naissance, on ne dort plus depuis huit mois... hem), bref, que c'est une wonderbichette.

Mais comme vous voulez des détails et que je veux vous les donner, et surtout, comme cet article me servira quand j'aurai enfin la patience de rédiger un livre de naissance pour ma bichette, avec progrès consignés etoutetout, voici ce qu'elle a appris en à peine quelques mois (elle est trop forte).

 

Ma fille sait:

- Mumummmmummmer pendant des heures. Et babaaaaaaaaaababbber aussi, d'ailleurs.

- Elle sait attraper des objets, des ronds, des carrés, des cheveux, des nez (elle adore les nez, c'est comme ça, une passion).

- Elle sait mettre les objets sus-mentionnés dans la bouche et les croquer (on évite de lui laisser nos nez, c'est un peu crado, sinon).

- Ah oui, croquer car elle a deux jolies dents qui sont sorties les 16 et 20 juin 2011 (sept mois et des broutilles) (oui, je suis en mode livre de naissance, ne l'oubliez pas, les détails sont importants).

- Mais avant d'avoir des dents, elle savait déjà rire aux éclats et par la même occasion faire fondre nos coeurs (premier vrai rire aux éclats en dansant sur Police avec ses parents le 25 février. Larme à l'oeil obligatoire).

- Elle connaît déjà les urgences par coeur (doublette en trois jours, pour pas grand-chose, à part des parents nerveusement angoissés).

- Elle sait se tourner du dos au ventre depuis un bail, et du ventre au dos également depuis un bail, mais ça a pris plus de temps.

- Elle sait tenir assise toute seule depuis environ un mois.

- Elle sait se mettre assise toute seule depuis le 7 juillet 2010, manoeuvre effectuée sur le sol du salon, sous mes yeux ébahis.

- Elle sait se mettre à quatre pattes depuis un bon mois également.

- Elle sait se relever le derrière quand elle est à quatre pattes et retomber lourdement (les voisins aiment).

- Elle sait ramper extrêmement bien en marche arrière.

- Elle sait ramper un peu maladroitement en marche avant.

- Elle sait se tortiller dans tous les sens.

- Elle sait téter: le sein, le petit doigt, le coude, le bras, ...

- Elle sait manger proprement (ah nan, faut pas déconner non plus) avec la cuillère. Et boire au biberon.

 

Bon,soyons objectifs, il y a encore des choses qu'elle ne sait pas faire.

 

Elle ne sait pas:

- S'endormir seule

- Dormir toute la nuit

- Faire de longues siestes

- Se reposer après avoir bien joué

- Faire du bon dodo

...

 

A part ce léger problème de sommeil, qui ne nous obsède pas du tout, je peux dire fièrement que ma bichette est magique, et qu'elle fait battre nos coeurs un peu plus vite à chaque fois qu'on la regarde, qu'on l'entend ou qu'on pense à elle.

 

Bientôt, les vacances, et de nouveaux progrès fulgurants, j'en suis certaine.

 

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 07:00

Moi, d'abord, j'ai été tagguée (et toc!) par MamanSioux. Et comme c'est ma première fois, et que je trouve ça amusant, je réponds à ce tag.

Le but, c'est de raconter les premiers petits boulots de nos vies antérieures, avant le vrai boulot (mais peut-être que mon vrai boulot actuel fera bientôt partie de la liste).

 

Voici donc mon CV-Tag:

 

1. Mon tout premier job, ça a été baby-sitter. J'ai d'abord gardé mes petits voisins à plusieurs reprises, toujours de pire en pire. D'abord, la petite qui pleure tout le temps, puis qui me fait une crise parce qu'elle ne veut pas dormir, et enfin, les trois gamins qui veulent bien se coucher mais... dans le lit des parents! Et la dernière fois, je devais accompagner le garçon, d'une dizaine d'années, à une compétition de judo ou de karaté, bref, d'un quelconque sport de combat, et un de ses petits copains, dans une banlieue lointaine. Je n'avais jamais pris le RER toute seule, et bien entendu, j'ai pris le train dans le bon sens mais en suivant la mauvaise branche. La cata, et les deux enfants étaient assez déchainés. Finalement, on est arrivés trop tard... La Te-Hon, ils ont raté leur compèt' à cause de moi. Mauvais souvenir, donc (mais rigolo, dans le genre loose attitude).

Puis, j'ai gardé plusieurs fois le fils d'amis de mes parents, et là, c'était nickel, il était adorable, je lui lisais des histoires. Un bon souvenir!

 

2. J'ai été, à plusieurs reprises, caissière-serveuse dans une grande chaîne de Fast-Food Belge, vous savez, celle qui a eu des problèmes niveau bactéries...

La première fois, j'avais dix-sept ans, c'était juste après le Bac, et je venais de rencontrer un garçon, qui sera ma première grande histoire (mais là, c'est un autre sujet). 'Fin bref, je devais partir en vacances au mois de Juillet, mais je voulais ABSOLUMENT rester à Paris, pour continuer à le voir. J'étais prête à accepter n'importe quel job, du coup. J'ai donc trouvé ce boulot, une bonne excuse pour rester, et des sous (si peu) pour les vacances.

Je devais arriver à 6h30 car le resto ouvrait à 7h30, pour le petit déj, et il fallait tout mettre en place. J'en garde un assez bon souvenir malgré tout. Les points négatifs, c'était qu'il fallait se lever hyper tôt, pour se retrouver dans des odeurs de friture, et j'étais hyper lente alors qu'il falalit speeder pour avoir le temps de tout préparer avant l'arrivée des premiers clients. Du coup, on me faisait un peu des coups de pression, mais tout finissait toujours par se régler, un moment ou l'autre. Les points positifs, c'était que tôt le matin, les clients venaient au compte-goutte, et j'étais plus ou moins tranquillou, avec des collègues assez sympathiques (des jeunes).

La deuxième fois, c'était l'année suivante, et j'y suis restée huit mois, l'année de ma première année de Fac. C'était déjà plus chiant, je bossais de 8h à 16h quasi non-stop (enfin, je crois que j'avais une heure de pause au milieu) et là, c'était blindé de monde, et je n'étais pas sur la même longueur d'onde que mes collègues, qui, pour une bonne partie, comptait faire carrière dans le resto. Mais, finalement, ils étaient assez sympas. Par contre, les clients étaient de vrais cons pour beaucoup, à ne pas dire bonjour, s'il vous plait ou merci, et même, à ne pas faire de phrase complète. Je me souviens très bien d'un client qui s'est planté devant moi et qui m'a dit "Poulet". Euh, oui, t'es débile? Tu veux quoi, exactement? J'ai fini par lui servir n'importe quoi. Et puis, le rush, le stress, kes clients mécontents qui attendent trop longtemps à leur goût, ceux qui vont rater leur train (le resto était en face d'une très grande gare parisienne...), les débiles qui te traitent comme une sous-merde, les cas sociaux, quoi. C'était assez épuisant.

Et j'ai re-rebeloté, pendant encore deux mois (mais je ne sais plus quand exactement), et c'était comme la deuxième fois, épuisant et sous-payé, mais j'avais l'avantage d'être connue du resto et donc plutôt bien accueillie.

 

3. J'ai été secrétaire dans un centre de psychanalystes. Ma meilleure amie faisait du baby-sitting pour l'une de ces psys, et c'est par son intermédiaire que j'ai passé l'entretien et été prise pour un an, toujours en même temps que mes études.

Je devais prendre les RDV des patients, les déplacer, accueillir les nouveaux, créer des dossiers.

Premier problème: je n'y connaissais rien.

Deuxième problème: avec ma confiance en moi proche du néant, j'étais assez mal à l'aise (les psys ne sont pas forcément les personnes les plus agréables du monde, loin de là, et surtout, elles savent bien vous mettre mal à l'aise).

Troisième problème:avec ma non-confiance, je suis mal à l'aise au téléphone.

Quatrième problème: je suis bordélique et le mot est faible.

Du coup, j'avais un peu de mal à m'organiser, les posts-it partout mais jamais au bon endroit, la liste super longue de patients à rappeler, que j'avais toujours du mal à appeler carje ne savais jamais quoi ni comment leur dire, bref, une série de choses plus ou moins agréable.

Là encore, des points négatifs et es points positifs.

Négatifs: une moitié des psys était désagréable avec moi, ils me regardaient de haut, ce qui ne m'aidait pas à me sentir bien. J'étais fatiguée car à l'époque, je faisais de longs trajets de chez papaplume (qui habitait chez ses parents, et c'était loiiiin) et ça n'aidait pas pour mon organisation. Je ne me sentais pas à ma place. Vous savez, comme quand vous vous retrouvez avec des personnes beaucoup plus riches, ou d'un milieu social beaucoup plus aristo, enfin, vous voyez quoi. Des conneries, en fait. En plus, je viens quand même d'un milieu assez privilégié, mais je ne sais pas, je me suis sentie couillonne.

Positifs: l'autre moitié des psys était adorable. J'ai appris beaucoup de choses, j'ai assisté une ou deux fois à des réunions de psys, qui abordaient anonymement bien sûr, dans le respect du secret, des cas de patients, et c'était passionnant (je pense même à ce métier, de temps à autre). Même si je n'étais "que" secrétaire (enfin, plutôt une mauvaise secrétaire), paradoxalement avec tout ce que j'ai dit sur le fait que je ne me sentais pas à ma place, j'étais plutôt fière de travailler dans ce centre.

C'était vraiment une expérience très enrichissante (c'est pas ce qu'on dit? C'est d'une banalité!!!!.... mais c'est vrai) qui s'est terminée par un coup de pied au cul, puisqu'on m'avait promis un CDI, l'autre secrétaire me l'avait confirmé, et le lendemain, finalement, on m'a annoncé que mon contrat ne serait pas renouvelé. Je n'étais pas si mauvaise, donc je l'ai eue mauvaise, mais à la réflexion, c'était bien que ça s'arrête.

Mais je n'avais pas tout perdu car j'avais rencontré une psy qui m'a proposé de bosser chez elle, au black par contre (grosse erreur car aujourd'hui, je n'ai pas droit aux aides de la CAF à cause de ça! Je ne cumule pas assez de trimestres... mais je m'égare).

 

4. J'ai été secrétaire... Ah nan, en fait. Je n'étais pas secrétaire, chez elle, j'étais ouvreuse de porte. Et c'est tout. Mon travail consistait à ouvrir la porte aux patients. Point. Je n'avais même pas à les conduire à la salle d'attente, non non, juste à leur ouvrir. elle avait besoin de quelqu'un, il y avait des problèmes d'interphone, la porte ne s'ouvrait pas automatiquement, elle s'était déjà fait voler des trucs donc elle voulait quelqu'un. Bref.

C'était parfait: installée dans leur grande cuisine, j'avais mon ordinateur portable et je jouais aux sims travaillais sur mon mémoire puis sur mon Capes. Ca a duré deux ans, et j'ai passé d'excellents moments à discuter avec la psy (sans me faire analyser!). Ce qui a été moins drôle, c'est quand, en ouvrant la porte à une patiente, je me suis retrouvée nez à nez avec une jeune femme que j'avais rencontré à un mariage quelques jours plus tôt: nous nous étions demandé où nous nous connaissions. Ah bah oui, en fait, tu te fais analyser chez la psy avec laquelle je bosse. Hum (malaise).

 

Et puis, j'ai eu mon Capes. Et puis, l'histoire de mes petits jobs s'est terminée. Du moins, pour un temps...

 

Je veux bien passer le flambeau, mais je ne sais pas qui a déjà fait ce tag ou pas. Alors, disons, euh...

Le monde de Petit Bout

Cécilie

Et bien sûr, qui voudra!

 

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 08:00

Depuis quelques jours, à chaque fois que je pense à un article à écrire ici, c'est pour écrire des choses déprimantes, des choses de la vie de maman, mais pas seulement de la vie de maman, des choses de la vie tout court, qui ne sont pas marrantes. J'aime bien l'idée du blog exutoire, et mon dernier billet m'a soulagée un peu (surtout les messages de réconfort). Mais ce qu'il y a, c'est qu'en ce moment, je suis dans la phase down, la phase bad trip, celle qui suit le pur bonheur, le pur kiffe. Rien à voir avec ma bichette, ou tout à voir, comme vous voulez.


Rien à voir, parce qu'elle est parfaite, d'une beauté sans égale, d'une vivacité incroyable, d'une douceur (parfois!) si attendrissante, je l'aime si fort que je sens mon coeur prêt à imploser... Edit: c'est la seule chose à retenir de cet article, en fait.


Mais tout à voir parce que mes soucis la concernent beaucoup; en particulier le mode de garde, qui me rend marteau, chèvre, dingo.

Et puis, c'est la prunelle de mes yeux, et quand je pense qu'il pourrait lui arriver quelque chose, je frémis, je sens mon coeur qui s'arrête. Je ne vais pas vous parler *, à vous, de la peur de perdre son enfant, la chair de sa chair, parce que vous, mamans qui me lisez, vous le savez. Vous connaissez très bien cette peur, vous êtes obligées de vous en accommoder. Moi, j'ai beaucoup de mal à m'y habituer.

 

C'est ça, être parents. C'est un tout. Accepter tous ces changements. Accepter de ne plus jamais être tranquille car la responsabilité de la chair de sa chair sera toujours omniprésente, indubitablement présente. La chair de notre chair est gravée dans notre chair. C'est vertigineux, dit comme ça, mais c'est vertigineux, cet amour, cet attachement, cette folie. Au point d'avoir peur quand elle dort, quand elle ne se réveille pas alors que normalement, elle se réveille toujours à cette heure-là. Depuis huit mois, il ne se passe pas une nuit sans que j'aille écouter sa respiration, et quand la chambre est trop sombre et que je viens de la lumière, j'ai parfois un instant de panique car je ne la distingue pas bien, je ne vois pas sa poitrine qui se soulève paisiblement, je ne vois pas la blancheur de sa peau de soie et j'ai peur qu'elle ne devienne bleue, sans souffle, sans vie. Une peur irrationnelle, irraisonnée.Mais j'apprends, peu à peu, à vivre avec cette peur. Et ce n'est pas évident.

 

Et voilà qu'arrive le moment où je vais devoir confier mon enfant à quelqu'un et retrouver ma vie sociale, qui ne sera, de toutes façons, plus jamais la même. Confier mon enfant! C'est dur, de devoir la quitter. Et en même temps, je ne m'épanouirai pas si je reste avec elle à longueur de journée. Elle a besoin d'un modèle de maman un peu active. Et surtout, elle a besoin d'une maman qui la laisse vivre. Bon, elle est toute petite, évidemment. Mais elle a besoin d'une maman qui la laisse découvrir le monde, qui lui donne confiance en ce monde, qui lui donne une image positive de ce monde. Elle a besoin de sentir qu'elle a sa place, elle, seule, dans ce monde, et qu'elle n'a besoin de personne pour mériter cette place. Moi, je ne suis là que pour l'aimer, de tout mon coeur, de toute mon âme.

C'est dur, cette dualité. La maman et le bébé sont en fusion, au départ. Et peu à peu, ils doivent se détacher. Le bébé, l'enfant, n'appartient pas à ses parents. Mais en même temps, si.

J'ai peur qu'elle se sente abandonnée. C'est toujours pareil, j'ai peur qu'elle souffre par ma faute. D'un côté, j'ai peur qu'elle ne me sente déprimée et que cela la déprime, qu'elle ne développe une frustration ou que sais-je encore... Mais, à l'inverse, si je la laisse pour reprendre mon travail, j'ai peur qu'elle ne se sente abandonnée. Alors, évidemment, c'est inévitable, tôt ou tard, même pour les bébés qui ont des mamans au foyer, la séparation doit intervenir, et c'est même indispensable pour le bien-être de l'enfant, et pour son développement. Et dans le même temps, moi, il faut que je me reprenne en main....

 

Un autre jour, je vous parlerai de mes jambes poilues, de mes cheveux hirsutes, et de mon corps de déesse boudinée...

Mais en attendant, j'essaie de soulager mon esprit en vous balançant toutes les horreurs qui me passent par la tête. J'espère que ça vous plaît, parce que j'ai rien d'autre en stock.

 

* Ah bah si, finalement, j'en ai parlé.

 


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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 20:33

J'ai envie de vous avouer nos difficultés de parents. Parce que ce n'est pas tous les jours facile. Et même, je dirais qu'en ce moment, c'est plutôt difficile tous les jours.
Je vous rassure tout de suite, notre bichette va bien. A part une gastro qui traîne depuis dimanche, et des passages chez le médecin et aux urgences liés dans le désordre à la chaleur, la gastro, les cheveux qui traînent et qui sont avalés, la roséole, les dents, ça va.

Mais nous, ses parents, nous n'allons pas très bien.

 

Le papa parce qu'il fatigue, physiquement et nerveusement. C'est sûr que, de ne pas faire de nuits complètes depuis bientôt huit mois, c'est légèrement assommant. Ce n'est pas seulement ça, il rêve d'un grand appart, tout propre, avec jardin, il rêve de sa liberté passée, et, au lieu de ça, il se retrouve dans un deux pièces un peu cracra parce que ni lui ni moi ne sommes organisés, et lui et moi sommes bordéliques, et qui plus est avec une fille qui lui prend tout son temps libre.

 

Je n'en dirais pas plus car je ne suis pas lui, je ne sais pas ce qu'il ressent tout au fond. Et puis, il y a des choses que je garde pour nous.

 

Quant à moi, je suis épuisée, dans tous les sens du terme. Je n'arrive pas à me bouger pour agir, je m'encroûte et je me demande pourquoi ma bichette a de tels parents. De vraies loques, parfois. J'ai peur qu'elle en souffre. Je me sens si vide que je passe parfois toute la journée dans mon salon avec elle, à regarder des conneries à la télé, à traîner des heures sur internet, et parfois, à jouer avec elle. Oui, parfois, mais pas toujours. Je culpabilise parce que j'ai l'impression de mal m'en occuper mais je ne sais pas quoi faire pour l'occuper. Une journée, c'est long. Et un bébé, ça ne parle pas.

 

Je l'aime, plus que je ne saurais le dire, elle est toute ma lumière, et elle est réellement fantastique. Mais je crois que je suis déprimée, et je pense, non, je suis sûre, que ça remonte bien longtemps avant l'arrivée de ma bichette. Elle n'y est pour rien, mais elle en souffre certainement. Peut-être que nous sommes dans un cercle vicieux, qu'elle ressent la dépression de ses parents et qu'elle n'en dort pas la nuit. Elle a besoin d'être rassurée.

 

En écrivant tout ça, j'ai peur. J'ai tellement peur de la traumatiser, de mal faire, qu'elle soit malheureuse à cause de nous. Pourtant, nous n'avons aucune raison de ne pas être heureux: nous nous aimons, nous l'aimons, elle est merveilleuse, nous avons tous deux un travail, nous avons un appartement (bon en location mais quand même), nous sommes entourés d'une famille aimante...

 

Avant d'accoucher, contrairement à beaucoup de futures mamans, je ne m'inquiétais pas du tout pour la venue de ma bichette: j'étais persuadée que tout allait bien se passer, et je sentais au fond de moi que je serais une bonne mère, que nous serions de bons parents.

 

Et maintenant, j'ai des doutes. Oui, elle nous énerve de temps à autre, je sais bien que c'est normal, oui nous sommes fatigués de ne pas dormir, oui, j'ai envie de voir autre chose la journée, maintenant (bien que je sois déchirée de devoir la laisser, c'est tout le paradoxe). Dans tout ceci, rien d'étonnant, rien d'inquiétant. Je sais que nous l'aimons. Mais ce qui m'inquiète, c'est ce que nous dégageons devant elle, qui est si exceptionnellement sensible. Je ne veux pas qu'elle souffre des casseroles psychiques que nous trimballons, et dont elle n'est en rien responsable. Je veux qu'elle ressente le bonheur, la joie d'être sur terre, qu'elle soit confiante en l'avenir. Et parfois, avec nos attitudes de parents dépassés et déprimés, j'ai peur de lui transmettre de mauvais messages.

 


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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 15:25

Dans quinze jours, nous repartons en vacances avec miniplume. Et c'est là que je m'aperçois que je ne vous ai pas raconté nos premières vraies vacances!

 

Flash back, début mai 2011: papabichette, bichette et moi-même décidons que, décidément, Paris, c'est fort déprimant, surtout dans notre appart trop petit pour nos rêves. Et nous partons alors pour la Normandie, plus exactement le Cotentin, dans la maison familiale achetée par mes grands-parents il y a plus de trente ans. Ce sera le premier voyage de bichette, mis à part quelques excursions d'une ou deux journées en train, et un séjour déjà raconté ici il y a quelque temps.

 

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Alors, la dernière fois, je vous disais que pour partir un week-end, il fallait s'y prendre vachement à l'avance. Eh bien, pour partir une semaine ou plus, et en l'occurrence, deux semaines, c'est proportionnel. Ah non, zut, c'est pas le mot que je cherchais... c'est exponentiel. Tu multiplies tout par l'infini, au bout d'un moment, c'est plus simple.

 

Mais bon, on s'est dit qu'on serait malins, cette fois-ci, et qu'on aurait une liste de trucs à ne pas oublier. Et comme vous rêvez de savoir ce que contient cette liste, je vais vous la révéler (et vous avez même le droit de vous en servir, mais je doute que ça vous serve vraiment).

 

Dans ma valise, il y a:


- les fixations pour le siège-auto/la nacelle (c'est LE truc chiant, quand tu l'oublies)

- La poussette

- Le lit parapluie (oui, au cas où vous réussiriez à coucher votre chou ailleurs qu'avec vous dans le lit) + éventuellement un matelas (c'est hyper dur, les fonds des lits parapluies, non???)

- La gigoteuse

- Une ou deux couvertures supplémentaires

- Le transat

 

- Le carnet de santé

- La vitamine D

- Le duo gagnant thermomètre + vaseline

- L'indispensable doliprane

- La crème solaire

- La crème hydratante

- Le chapeau protecteur

 

- Au moins deux biberons (+lait, pour les non allaitantes au sein)

- Le babycook

- Les couverts pour bébé

- Les bavoirs

 

- Le transat pour le bain

- Le thermomètre pour ne pas l'ébouillanter

- La serviette de bain

- Le savon

- Les couches

- Les cotons

- Le liniment

- Les langes (qui servent de bavoirs/protèges-soleil/mini-couverture... multi-fontions, quoi)

- Les portes-bébé: Manduca+écharpe (JPMBB, ici)

- Des bodies en pagaille, manches longues, courtes...

- Des pyjamas, en coton et en velours

- Des pantalons, des tee-shirts, des pulls, des robes, des chaussettes,...

 

- De la patience, du courage...

 

Voilà, la liste, en gros. Les indispensables. Chéri avait mis la liste en page avec des carrés pour cocher ("J'ai!"). Et ça a fonctionné, on n'a rien oublié (ouf!). Non, non. Par contre, au lieu de mettre deux heures, on a mis plus de quatre heures à se préparer. Sans rire. Du coup, quand même, gros soulagement quand nous sommes partis.

 

L'organisation dans la voiture était bien sympathique: nous avions remarqué que miniplume commençait à souvent se plaindre quand on prenait la route, donc, nous avions décidé que je resterais avec elle à l'arrière pour la rassurer et la consoler. En fait, c'était juste très chiant .Et surtout, ça n'a servi à rien. Les deux premières heures, miniplume a dormi. Ensuite, les ennuis ont commencé: soif/faim/ennui/couche sale? Tout en même temps? Elle était au bord de l'implosion à chaque instant, et il fallait la distraire sans discontinuer sinon c'était crise de larmes. Enfin, elle a quand même fini par se rendormir et nous par arriver, sains et sauf et presque fous.

 

Une chose à savoir: ne jamais oublier, JAMAIS, qu'en Normandie, il fait froid, au moins la nuit. Nous n'avions pas de pyjama en velours pour la bichette, et les premières nuits, ça caillait sévèrement, donc nous avons dû nous fournir au plus vite en pyjamas et gigoteuses bien chaudes. A part ça, pas de problème, les nuits étaient comme celles de chez nous, entrecoupées de réveils et de cododos. Mais rien de différent, ouf! On a eu peur qu'elle dorme bien! ...

 

La plage avec la bichette, c'est assez funky. Déjà, il a fallu se fournir en parasol: toujours prendre la GRANDE taille, sinon, on galère pour installer quoi que ce soit à l'ombre (le pied du parasol est la seule chose qui se trouve à l'ombre). Ensuite, il faut acheter une serviette géante pour éviter que la bichette ne bouffe du sable (le sable, c'est vicieux, ça s'insinue partout). Enfin, il faut que la bichette dorme, sinon, ce n'est pas gérable...

On croyait pouvoir se baigner tour à tour dans la (froide) Manche... Erreur! tant que la bichette dort, c'est possible, mais à peine réveillée, elle hurle, et si toi, tu peux supporter ses hurlements, tes voisins de sable, eux, auront du mal. En résumé, la plage, c'était dix minutes: le temps de tout installer, de courir se baigner trente secondes (m'en fout, elle était glaciale) et de tout remballer. Heureusement, les trois derniers jours, ma parfaite bichette s'était acclimatée et nous avons pu en profiter davantage.

Le plus enquiquinant, avec la plage, en fait, c'était que j'étais tout le temps en stress: peur qu'elle ait chaud/froid, peur qu'elle prenne le soleil et un vilain coup (je ne vois pas comment, avec le combo chapeau + vêtements longs + parasol + crème solaire), peur qu'elle bouffe du sable, peur qu'elle se déshydrate, peur qu'elle ne s'ennuie... 

 

Du coup, les vacances avec miniplume, c'était surtout de très belles balades, en Manduca ou en écharpe.

 

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Finalement, c'était le meilleur moyen de se retrouver un peu, avec papaplume: lorsqu'elle s'endormait sur lui ou sur moi, on pouvait enfin se poser au bar du port et déguster notre chocolat chaud en amoureux.

Et le plus beau moment, je pense, c'est quand nous sommes allés admirer le beau coucher de soleil sur la mer, le premier de miniplume, notre premier tous les trois.

 

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Vous l'aurez compris, je me plains, je me plains, mais nos premières vacances à trois, c'était magnifique, et j'ai hâte de recommencer!


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