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Devant mes yeux

Mercredi 29 février 3 29 /02 /Fév 08:43

Non, mais le truc de ouf! J'ai vu un FILM! Sans déconner! Bon, pas au cinéma, et plus de trois mois après sa sortie, mais hey! j'ai vu un film, récent, qui plus est!

 

Bref. Drive est sorti à une période faste du cinéma, plein de films du Festival de Cannes sortaient, j'avais envie de tout voir, et le temps de rien. Et comme j'étais un peu à l'ouest, j'étais totalement passée à côté de ce film. Et puis, le nom ne me disait rien, quoi, encore un Fast and Furious? Un film avec des grosses voitures et des nanas à poil? Super. Et puis, finalement, plusieurs personnes dignes de confiance dont ma cops de cinéma m'ont assuré que ce film, il valait le coup.

 

Bon, comme d'habitude, je n'avais pas le temps d'aller le voir. Mais qu'à cela ne tienne, chez mes beaux-parents, y'a toujours tout pleins de films récents, et un week-end, j'ai trouvé Drive parmi eux. Je tanne tout le monde pour le regarder.

Et alors! Et alooors!

 

drive-affiche.jpg

 

1. L'histoire, le pitch (dans ta potch)

 

C'est l'histoire d'un mec (on la connaît) qui est chauffeur-cascadeur pour le cinéma le jour, et chauffeur pour les braquages la nuit. Et puis, un jour, il tombe amoureux. Non. C'est pas vraiment ça l'histoire. Enfin si. Mais si on s'y arrête, ça ne donne pas trop envie.

 

2. Pourquoi c'est une claque dans ta face

 

Bon, en fait, l'histoire, c'est limite le cadet de nos soucis. Disons qu'elle est importante, parce qu'on voit les motivations du héros (et puis, c'est original, un chauffeur de braquages) mais ce qui est vraiment, vraiment bien, dans ce film, c'est la mise en scène.

Les images sont beeeelles! On a l'impression de feuilleter un catalogue (un peu loin de La Redoute, là), enfin, j'veux dire, c'est tellement parfait.

C'est l'éloge de la lenteur: chaque situation, chaque mouvement, tout est soupesé, et porteur de sens.

 

J'essaie d'écrire ma critique, mais une petite voix ne cesse de me dire: "Non, mais parle du héros, là, c'est LUI." Oui, c'est lui. Putain mais ce mec, il te retourne la tête. Je ne parle même pas de l'acteur, qui est ultra charismatique (du moins dans ce rôle), et qui a une aura sexy-intello-virilo-tendro-miam-miam, que t'as envie de l'avoir devant toi et de lui dire qu'il a trop la classe. Mais en fait, je ne sais pas s'il y est tant que ça pour quelque chose. C'est son putain de personnage qui est un putain de personnage. Il décroche à peine quelques phrases, mais on ne peut pas s'empêcher d'être suspendu à ses lèvres. Il a un regard, un sourire (bon, je vous l'accorde, c'est l'acteur, ça) qui en dit long.

Le personnage, c'est un mélange de loup et d'agneau (merci La fontaine): il est d'une douceur incroyable, et tout d'un coup, il peut se montrer d'une extrême violence. Un peu barré, le gars, quand même. Et en même temps, en même temps, tellement attachant. Et puis, au final, il est la victime qui se défend, donc on comprend sa violence.

 

Bon, je n'arrive pas à écrire une critique digne de ce nom.

 

J'aime la réalisation, lente, cette manière de décaler le cadre, de ne voir les personnages que de côté, d'en haut, mais jamais (ou presque) frontalement. J'aime cette lenteur, et c'est là qu'on reconnaît sa force: quand un film n'est pas barbant alors qu'on reste parfois 15 secondes sur une image fixe, c'est fort.

 

Et puis, la scène dans l'ascenceur, tellement belle et glurp en même temps. Et puis, les autres personnages tout mignons qu'on dirait des poupées (la fille et le petit garçon).

 

Drive-BIS.jpg

 

A défaut d'être une bonne critique, c'est une critique honnête: je crois que Drive m'a tourné la tête.

 


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Par LuPlume - Publié dans : Devant mes yeux - Communauté : FILMS EN VRAC
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Vendredi 10 février 5 10 /02 /Fév 21:45

J'ai trouvé ce questionnaire chez notre expatriée en Inde (aka Soma), et je me suis sentie obligée de le faire à mon tour; défi personnel, intellectuel, et je suis contente d'y être parvenue!

 

Comment te sens-tu ?

En Enfance (Nathalie Sarraute). Un roman autobiographique que j’ai beaucoup aimé  (et qui m’a valu d’avoir mon Capes !). Je suis encore dans le monde de l’enfance, même si je grandis de jour en jour. Mais c’est si dur de se confronter à la dure réalité ! Je voudrais encore profiter de la douce  et tendre enfance… Heureusement, ma fille chérie est dans ce cocon de douceur, et ce pour encore quelques temps !


Décris là où tu vis actuellement :

Dans Le Ventre de Paris , même si je ne suis pas tout-à-fait dans le quartier décrit dans ce roman de Zola (que j’adore). Une ville riche, de couleurs, d’odeurs, de gens.   

 

Si tu pouvais aller n’importe où, où irais-tu :

  Brooklyn Follies (Paul Auster). New-York est une ville que j’ai vraiment envie de découvrir, et Paul Auster en est amoureux, manifestement.  

 

Ton, ta, tes meilleur(e)(s) ami(e)(s) est(sont) :  

  Trois amies (Judy Blume). Nous sommes bien plus nombreuses (/x) mais disons que le nombre de trois est souvent juste, d’une manière générale. C’est un chiffre clé (même si je m’éloigne, là !). Et puis, Judy Blume était incontournable pour parler d’amitié : l’amitié ne se construit-elle pas à l’adolescence  ? Et Judy Blume est vraiment une spécialiste des romans de l’adolescence (qu’est-ce que j’ai pu adorer ses romans, et notamment celui-ci !)


Toi et tes amis, vous êtes   

Les affinités électives (Goethe). Non pas que nous vivions une histoire d’amour, mais je dirais bien que l’amitié vient d’affinités, et je pense que, comme l’amour, l’amitié ne relève pas toujours d’un choix, mais d’une évidence.

 

Comment est le temps :

Un monde sans fin (Ken Follet). Le temps est long. Court. Sans fin. Le temps file. Et nous sommes perdus. (vous aussi ?) 


Ton moment préféré de la journée :  

La Nuit des Rois (Shakespeare). J’aime le soir, la nuit, quand tout est tranquille. Je ne sais pas si c’est mon moment préféré, mais c’est un moment que j’aime. Sauf quand j’ai beaucoup de boulot.


Ton animal préféré :  

Le Chat (Charles Baudelaire).


 

 

Viens, mon beau chat, sur mon coeur amoureux;

Retiens les griffes de ta patte,

Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux,

Mêlés de métal et d'agate.

 

Lorsque mes doigts caressent à loisir

Ta tête et ton dos élastique,

Et que ma main s'enivre du plaisir

De palper ton corps électrique,

 

Je vois ma femme en esprit. Son regard,

Comme le tien, aimable bête

Profond et froid, coupe et fend comme un dard,

 

Et, des pieds jusques à la tête,

Un air subtil, un dangereux parfum

Nagent autour de son corps brun.

 

Ton moyen de transport préféré :

Le crime de l’Orient Express (Agatha Christie). Je n’y suis jamais montée, mais j’aime le train, et monter dans L’Orient Express doit être extraordinaire ! Et puis, j’aime beaucoup ce roman.

 

Ta passion :

En lisant en écrivant (Julien Gracq). Bon, allez, j’avoue, je ne l’ai pas (encore) lu mais je l’ai dans ma bibliothèque ; j’avais programmé de le faire pendant ma préparation au Capes, et puis… le temps file, je l’ai déjà dit.

 

Livresmodif


Le défaut qui t’horripile le plus :

Orgueil et Préjugés (Jane Austen). Je suis une inconditionnelle de Jane Austen. Voilà, c’est dit.

 

Le métier qui te fait rêver :

Le médecin malgré lui (Molière) : un métier fantasmé. Mais je ne suis pas sûre qu’il me plairait dans la réalité (faudrait que je demande à Princesse Soma !) 

 

Ton histoire d’amour:

Premier amour (Tourgueniev) : premier, dernier, seul, du moins, c’est ce que mon cœur retient.   

 

Qu’est-ce que la vie pour toi :  

La vie devant soi (Romain Gary), La Vie mode d’emploi (Georges Perec).

 

Ta peur :  

Eloge de la Folie (Erasme) : pour moi, perdre le contrôle de son esprit est une perspective effrayante… 

 

Pensée du jour :

Le Dieu des Petits Rien (Arundhati Roy) pour deux raisons : d’abord parce que c’est un roman formidable et qui mérité d’être lu. Ensuite parce que la spiritualité est dans toute chose, et même si je ne suis pas (plus) pratiquante depuis de nombreuses années, j’ai toujours dans un coin de ma tête l’idée qu’il existe quelque chose, quelqu’un ?


Comment aimerais-tu mourir :  

Le grand sommeil (Raymond Chandler) : un bon policier classique. Mourir dans mon sommeil et vieille vieille vieille.


La condition actuelle de mon âme :

La Virevolte (Nancy Huston). Décidément, encore un auteur que j’affectionne particulièrement, une virtuose, qui propose toujours des textes poignants, qui font réfléchir, qui mettent de grosses grosses claques dans ma face, qui sont d’une beauté, d’une délicatesse. Et sinon, mon âme est en virevolte, toujours, puisqu’elle danse parmi les questions, et est légère, légère…   

 

Ton rêve le plus cher :

Au bonheur des dames (Zola). Oui, encore Zola.  Être heureuse, oui, c’est mon souhait le plus cher, n’est-ce pas celui de tout le monde ? 

 

Quel est le meilleur conseil que tu as à donner :  

Les amours (Ronsard).

 


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Par LuPlume - Publié dans : Devant mes yeux - Communauté : Petits bonheurs
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Dimanche 27 novembre 7 27 /11 /Nov 10:17

J'habite à Paris et en ce moment, où que je pose mes yeux, je trouve une expo ou un film que je veux voir. Le malheur, c'est que je débute en tant que maman et en tant que prof: je suis donc "overbookée", là où beaucoup s'en tireraient bien. Entre les cours à préparer à la dernière minute (rappelle-toi), les heures de sommeil à rattraper, les occupations de la bichette à varier, et le couple à préserver autant que possible, j'ai du mal à caser là-dedans des sorties culturelles.

 

J'ai donc décidé de me concocter une short-list histoire de voir si je réussirai à voir/lire tout ce que j'aimerais.

 

A voir (ciné):

 

- Polisse. #Check (quand j'ai prévu ma short-list, c'était en tête, et entre temps, c'est fait!).

- Métropolis

- Le Skylab (mais là, c'est rapé, ça ne passe plus)

- La Source des femmes

- La couleur des sentiments

- Drive (il paraît que c'est génial)

 

Bon, je ne suis pas trop exigeante, à vrai dire, le seul que j'ai vraiment envie d'aller voir au ciné, c'est Métropolis. Les autres, c'est juste pour me détendre.

 

A voir (expo):

 

- "Beauté, morale et volupté dans l'Angleterre d'Oscar Wilde", Musée d'Orsay. Jusqu'au 15 janvier.

- "Diane Arbus", Jeu de Paume. Jusqu'au 5 février.

- "Le peuple de Paris au XIXe siècle, des guinguettes aux barricades", Musée Carnavalet. Jusqu'au 26 février.

 

 

 

Alors là, c'est simple, je VEUX voir les trois. Sans exception.

 

A lire:

 

- Ken Follet, Un Monde sans fin. Commencé et je n'arrive pas à continuer, pas le temps. Et tant qu'à faire, j'aimerais aussi lire La Chute des Géants.

- Thomas Hardy, Métamorphoses. Commencé il y a un bail, vraiment, et pas eu le temps de finir non plus, grrr. D'ailleurs, du même auteur, et non terminé: Tess d'Urberville.

- Jorn Riel, La vierge froide et autres racontars.

- Hugo, Notre-Dame de Paris, Les Travailleurs de la mer, L'Homme qui rit.

 

Oh, et puis, un tas d'autres. j'ai envie de LIRE. Lire, lire, lire. Relire, aussi.


 

Voilà, c'était ma petite liste à moi, et j'ai maintenant bien envie de rayer une à une chacune des choses mentionnées ici, en précisant: "check".

 


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Par LuPlume - Publié dans : Devant mes yeux - Communauté : Petits bonheurs
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Vendredi 11 novembre 5 11 /11 /Nov 12:25

Voilà une rubrique que j'aurais du ouvrir depuis bien longtemps. J'aime lire, et s'il y a une chose dans mon métier qui soit proche de moi, c'est le fait de se plonger dans des textes (bien qu'au collège, ce soit plutôt plonger la tête la première dans la grammaire, et ça, j'aime moins...). D'ailleurs, il y a quelques mois, je participais au questionnaire d'Ali et vous informais de mes goûts de lecture ici.

 

Aujourd'hui, pas de roman mais une bande-dessinée. Je n'en lis pas énormément, mais quand même, j'aime bien. Je suis accro aux BD de Pénélope, de Margaux Motin et de Diglee, bien fifille, moi. Mais j'aime aussi Persépolis, Enki Bilal, Rosalie Blum, Monsieur Jean, Le Combat Ordinaire, j'ai aimé les Lanfeust (mais point trop n'en faut), Les Forêts d'Opale, ... Bon, vous l'aurez compris, ça part un peu dans tous les sens.

 

Et puis, à mon anniversaire, mon amoureux m'a offert Polina, de Bastien Vivès. Dès la couverture, j'ai su que ça me plairait.

 

Polina.jpg

 

Quand j'étais plus jeune, j'ai fait pas mal d'années de danse classique dans un conservatoire municipal. Bon, aujourd'hui, je suis toute rouillée, je n'ai jamais été souple, mais par contre, j'ai toujours eu des facilités pour la danse. Mais la danse classique, non, c'est définitivement une danse difficile. C'est un sacerdoce.

Par contre, je trouve ça merveilleux, magnifique. Cette grâce, cette légèreté, cette facilité apparente, derrière laquelle se cachent un travail incroyable, et des douleurs très vives...

 

Dans la BD de Bastien Vivès, on suit Polina, une jeune fille au destin de danseuse. D'abord petite fille, elle passe une audition à laquelle on lui fait de grosses critiques, mais elle finit par être prise. Tellement douée, tellement talentueuse que l'on exige d'elle plus que de la perfection. Et elle continue, elle continue.

Au fil de ses années de travail, d'apprentissage, elle tisse un lien très fort avec son premier professeur (celui que l'on voit sur la couverture), ce lien de maître à élève. Mais ce professeur fait vite figure de dinausore dans ce monde classique mais pourtant moderne. Ses techniques, ses cours, tout est dépassé. Polina finit par le quitter pour aller explorer le monde. Mais elle lui reste toujours très attachée, et c'est presque la seule. Elle est fidèle à cet homme qui lui a tout appris.

 

Dans cette oeuvre, nous voyons Polina évoluer, devenir femme, et faire des choix. Nous la voyons tiraillée entre le monde moderne et le monde classique, celui de son professeur. Et c'est finalement un nouveau monde, qu'elle ouvre, avec toute sa grâce et son originalité.

 

A la lecture de cette BD, de l'émotion, beaucoup, de l'admiration, de la tendresse. Les traits sont fins, délicats. Polina est une jeune fille à la fois exceptionnelle, de force, de grâce, et de talent, et à la fois si humaine, avec ses interrogations, ses coups de coeur, ses coups de gueule.

Parfois, les visages sont juste esquissés, dans un mouvement du corps, parfois l'expression du visage est au contraire travaillée, et l'on peut y lire les émotions.

 

Pour moi, Polina est un petit bijou, une perle dans ce monde de brutes. On y lit une histoire qui nous sort de nos habitudes, pour aller dans un monde d'initiés. C'est un voyage à faire.

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Par LuPlume - Publié dans : Devant mes yeux - Communauté : Petits bonheurs
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Mardi 8 novembre 2 08 /11 /Nov 09:30

Au cours de mes pérégrinations télévisuelles, je suis tombée sur un reportage (hem, euh "reportage", disons, "docu choc" pour être plus près de la vérité) dans lequelle une jeune fille de quinze ans était totalement associale car extrêmement, maladivement même, timide. Pour tromper son ennui, sa solitude, elle avait adopté plusieurs "bébés reborn". Hum, mais qu'est-ce que c'est?

Je sais pas vous, mais moi, quand j'étais petite (et par petite, je n'entends pas quinze ans, mais plutôt 7-8 ans), j'avais un poupon Corolle, qui ressemblait à un vrai bébé (enfin, je trouvais), qui sentait bon, et qui avait sa layette de bébé (grenouillère et pyjama, en gros). J'avais également un biberon magique, qui semblait se vider dans la bouche de mon poupon, et celui-ci fermait les yeux quand je le couchait. Ca, c'était avant.

 

Bebe-gloton.jpeg


Maintenant, on propose aux enfants des poupons qui tètent des seins en forme de fleurs (le Bebé Glotón déglutit et rote), et les poupons ressemblent tant à des vrais qu'on les croirait vrais. En fait, c'est affreux, parce qu'on dirait des bébés naturalisés. Empaillés, quoi! Ca fait froid dans le dos, hein?

 

La grande question, c'est pourquoi on en arrive là? Où se trouve la limite? C'est là tout le problème. Un attachement maladif à une poupée cache de gros soucis de sociabilisation. Finalement, la poupée n'est que le révélateur, même si personnellement, je trouve cela totalement affreux.

 

Les enfants ont de l'imagination. C'est un fait. Je crois que si on leur mâche trop le travail, ils la développeront moins, leur imagination. Je dis ça et à la fois, quand je regarde les catalogues avec des fausses mini pâtisseries pour enfants, je trouve ça hyper bien fait, et je me dis que j'aurais aimé avoir ça.Mais je me suis tout autant amusée à faire des pâtés dans le sable et à les donner à déguster à mes parents. Je vous el dis tout de suite, je n'ai pas de réponse à apporter. Nous sommes arrivés à une époque où les représentations sont de plus en plus précises. Certaines séquences de jeux vidéos sont si réalistes qu'on se demande parfois si ce sont des films, tournés avec de vrais acteurs. La télé-réalité se veut réaliste elle aussi (d'où le titre, bien sûr) et nous propose de cotoyer le quotidien de parfaits inconnus, pour nous distraire. En quoi cela est-il distrayant? Je pense que ça fonctionne comme pour les enfants, on aime voir vivre les autres, ça nous rassure, on se sent... moins seul?

Mais revenons à nos moutons. Quid des jouets hyper réalistes? Ce qui est sûr, c'est que je suis allergique aux bébés reborn, au bébé glouton (argh), à tous ces trucs qui font un peu peur. Je crois que ce qui m'inquiète, c'est la manière dont les enfants sont poussés vers l'âge adulte. Quand une petite fille ou un petit garçon joue à la poupée, cela doit rester un jeu. Le problème de ces poupées, c'est qu'elles obligent les petites filles à voir la réalité en face, sans s'en faire leur propre idée, sans qu'elles soient libres de laisser voguer leur imagination, leurs désirs. Les bébés "reborn" imitent à tel point les nourrissons réels qu'il existe toute une série d'accessoires, et mieux, que les réels accessoires de réels bébés sont utilisés pour ces poupées. Dans le reportage, la jeune fille installait un siège auto pour son "bébé" dans la voiture, par exemple.

 

J'espère échapper à tout ceci avec ma fille, et me cantonner aux mignons baigneurs Corolle et aux poupées en chiffon.Et j'essaierai de tout mon coeur de continuer à développer son imaginaire, grâce à des livres, par exemple, car les plus belles histoires se cachent dans la tête de nos enfants.

 

Et vous, qu'en pensez-vous?

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Par LuPlume - Publié dans : Devant mes yeux
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